<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315</id><updated>2011-11-28T00:13:43.971+01:00</updated><title type='text'>Dukan m'a tuer</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>152</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-2133079759448578523</id><published>2010-01-22T12:41:00.002+01:00</published><updated>2010-01-22T12:41:31.484+01:00</updated><title type='text'>The show must go on</title><content type='html'>La suite sur : &lt;a href="http://moniphonematuer.blogspot.com/"&gt;mon iPhone m'a tuer&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-2133079759448578523?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/2133079759448578523/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2010/01/show-must-go-on.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2133079759448578523'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2133079759448578523'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2010/01/show-must-go-on.html' title='The show must go on'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-4415622944797296532</id><published>2009-12-04T21:00:00.007+01:00</published><updated>2009-12-04T21:11:06.898+01:00</updated><title type='text'>Mauvais esprit dans la mauvaise rame</title><content type='html'>Reçu le RSA cette nuit, au moins mon insomnie m’y a fait assister en direct. Je vais aux grands magasins, alors que mon but initial était d’aller à Monoprix, mais la bouche du métro 3 s’ouvre toute grande, et c’est direct, alors.... Je cherche vaguement une casquette noire, et j’achète vraiment un chapeau violet. Je ne sais pas pourquoi, je dois avoir un double maléfique, imprévisible et dépensier qui prend possession de mon quasi CORPS de RÊVE quand je franchis le seuil de ma porte. Enfin le chapeau n’est pas cher, j’ai quand même un début de commencement de surmoi. D’ailleurs, j’avais très envie d’acheter une chapka Paul Smith, vraiment pas chère elle non plus (149 euros, oui, bon, c’est une Paul Smith), parce que copine Peggy en a acheté une dans une friperie de Londres, avec des bottes de cosaque, et que Berlin en chapka ce doit être bien, surtout si par chance on reçoit un fluide glacial de Sibérie, un de ces rudes hivers continentaux que j’ai toujours préférés à la molle moiteur océanique. Au rayon créateur du Printemps homme, de superbes chaussures dont le cuir est couvert de mille perles violettes. Elles coûtent malheureusement 1,87 RSA (ma nouvelle unité de mesure monétaire mensuelle).&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je rentre et bingo, une voix crachoteuse dans le micro du métro fait état de «&amp;nbsp;problèmes matériels à la station Bourse&amp;nbsp;». M’aurait étonné que ce soit des problèmes spirituels, notez bien. Tout le temps de lire &lt;i&gt;Direct Soir&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; au milieu de la rame dont la population se densifie à mesure qu’elle reste inerte sur son quai. Donc cela donne dans mon cerveau, pendant environ 457 secondes d’attente&amp;nbsp;: voici 32 ans Bokassa est proclamé enpereur de Centrafrique, vêtu de la tenue du maréchal Ney en 1804, au sacre de Napoléon – &lt;/span&gt;&lt;i&gt;On dit que c’est kitsch, mais je trouve cela cool, le sacre de Bokassa, cela a toujours plus de gueule que les constipés en costumes gris, et tant qu’à être un pantin au pouvoir de décision tendanciellement nul, autant sombrer dans des frasques grandioses et déplacées, c’est toujours plus inattendu qu’une Rollex au poignet, des Ray Ban de flic et un sourire de con &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;– Cap Vert, des îles épargnées, avec des enfants qui plongent en riant dans les vagues, des pêcheurs qui… – &lt;/span&gt;&lt;i&gt;j’en crois pas une virgule, le journaliste a dû recevoir des biftons pour faire oublier le gilet pare-balles qu’il portait même en bronzant, les plages sont probablement souillées des balles de Kalachnikov, de squelettes de bébé et de mines antipersonnelles de je ne sais quelle rébellion musulmane, animiste ou raëlienne, de toute façon je n’ai aucun envie de choper l’Ebola dans ces contrées arriérées&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; – Recettes spéciales salon nautique&amp;nbsp;: dorade rôtie à l’ail – &lt;/span&gt;&lt;i&gt;bon sang, qu’est-ce que j’ai mal au bide, c’est atroce cette aérophagie et cette constipation consécutives à mon sevrage, j’ai le ventre gonflé d’air en lieu et place de mon ancienne graisse et c’est tout aussi laid, et puis cela me presse le plexus et j’angoisse, mais qu’est-ce qu’ils foutent avec leurs problèmes matériels &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;– Le billet de Jean-Marc Morandini sur Nikos Aliagas – &lt;/span&gt;&lt;i&gt;pourquoi est-ce qu’il a choisi une photo avec une tête aussi niaise, je sais que ce n’est pas une flèche mais quand même, on dirait le responsable du rayon téléphone mobile d’Orange dans la galerie marchande du carrefour de Dunkerque-Nord&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; – Elodie Gossuin, je suis devenue l’égérie du coiffeur Lucie Saint-Clair, le titre de miss m’a aussi permis de me lancer en politique – &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Bokassa, oui, voilà une politique-spectacle qui au moins valait le détour, ce qu’elles sont laides ces deux vieilles qui me fixent, je suis sûr que celle de gauche porte une perruque, et l’autre aussi peut-être, ce doit être les représentantes de l’amicale du rayon X qui sortent du scanner pour craquer leur dernier dentier dans un dernier chapon&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; – Mieux consommer&amp;nbsp;: où trouver des vêtements certifiés équitables – &lt;/span&gt;&lt;i&gt;dans ton cul sûrement, bientôt va falloir se promener en pagne tressé par un manchot avec leurs conneries, et bouffer des graines de cactus moisies du Pérou pour soutenir des cul-terreux qui gagnent que dalle, et pour cause, même les lamas veulent plus grignoter leur brouet que le marchand bio me revend à prix d’or&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; – Le commerce équitable a été inventé par un prêtre-ouvrier hollandais Frans van der Hoff – &lt;/span&gt;&lt;i&gt;ah ben cela ne m’étonne pas, c’est bien un truc de puritain, ils voudraient que l’on se promène tous en robe de bure et que l’on se flagelle le dos pour se punir de nos péchés d’orgueil, il a vraiment la tronche horrible du cureton batave à lunette Derrick, ça devait l’exciter, ce malade mental, d’aider des petits garçons bronzés et nus et purs &lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;– Lucien Boyer, pdg d’Havas Sport&amp;nbsp;: vers le sport durable&amp;nbsp;; Jean-Louis Etienne, représentent de SOS Pingouins&amp;nbsp;: ce qui se joue à Copenhague est passionnant – &lt;/span&gt;&lt;i&gt;non mais c’est pas possible cette propagande, à chaque page la même doxa, le même bourrage de crâne perpétuel, moi je dis aux humains arrêtez net de respirer et cela fera des économies de CO2, de papier, de magasins bio, d’Etienne, de Boyer, de Gossuin, de Morandini…&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; – Mes chansons naissent par hasard d’un cri enfui comme un murmure explique Virginie Seghers – &lt;/span&gt;&lt;i&gt;et celle-là à côté, elle doit avoir dix ans et elle pianote déjà sur un Blackberry alors que je traîne mon Nokia antédiluvien qui me demande le code pin dix fois par jour, pff voilà où j’en suis rendu, à lire ces conneries dans un four crématoire déguisé en métro avec des vieilles chauves qui me lorgnent et des fillettes geek qui me narguent, ah non, tiens, ce n’est pas une enfant c’est une naine…&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-4415622944797296532?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/4415622944797296532/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/12/mauvais-esprit-dans-la-mauvaise-rame.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4415622944797296532'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4415622944797296532'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/12/mauvais-esprit-dans-la-mauvaise-rame.html' title='Mauvais esprit dans la mauvaise rame'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6324589186594700836</id><published>2009-12-03T19:11:00.001+01:00</published><updated>2009-12-03T19:11:31.836+01:00</updated><title type='text'>Dieu pense comme moi, et inversement</title><content type='html'>Nicholas Epley, qui est prof à Chicago, a mené sept études sur des croyants. En l’occurrence des croyants au dieu abrahamique, surtout des chrétiens. Il examine comment ces croyants projettent leurs convictions personnelles sur d’autres personnes, connues ou inconnues, et sur dieu. Epley a fait des études simples, comme des sondages, d’autres plus compliquées, comme des sondages après manipulation discrète de l’opinion du croyant ou des études par imagerie cérébrale. Et donc, il ressort de tout cela que le croyant et dieu pensent souvent la même chose, sur des sujets comme l’avortement, la peine de mort, le divorce, etc. C’est-à-dire que le croyant prête à dieu des convictions sociales, morales, politiques très similaires aux siennes.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Quand on lui demande d’imaginer ce que dieu en pense, ce sont les circuits cérébraux de sa propre subjectivité qui s’allument chez le croyant, pas les circuits de l’empathie utilisés pour se mettre à la place d’un autre. J’aime bien ces études d’imagerie cérébrale, avec leur petit côté voyeur, violation de l’intimité, impossibilité de dissimuler par la parole ce que les neurones produisent réellement dans l’esprit. Enfin j’aime bien dans le cadre d’expériences volontaires, il ne faudrait pas que cela tombe entre toutes les mains et sous toutes les lois. Vous imaginez si les assistantes sociales, huissiers, juges, mandataires judiciaires m’avaient collé un scanner sur le crâne, observant ma parfaite indifférence neurale, tandis que je prenais un air consterné et concerné capable de fendre l’âme d’un mur de prison&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pour revenir à nos moutons électriques, il n’y a pas à chier, dieu est vraiment un virus efficace. Si par malheur il rentre dans vos neurones, ce sera difficile de le déloger, il va coloniser toutes vos représentations du monde. C’est peut-être une question d’économie d’énergie. À part certains mystiques, qui surchauffent de la cervelle, dieu est plutôt un alibi de la paresse intellectuelle, une clôture causale à moindre frais&amp;nbsp;: vous avez perdu un être cher, souffert d’un dilemme moral, chopé une sale maladie, assisté à un drame, pas compris un événement important… une explication par dieu sera simple, efficace, vous pourrez penser à autre chose ou ne penser à rien, vous n’aurez pas à vous creuser les méninges, à vous perdre en conjectures, à vous épuiser en hypothèses. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dieu explique, et cette explication divine apporte bien sûr un certain réconfort, une certaine puissance&amp;nbsp;: on a pigé, les autres ont tort, plus ils prétendent avoir raison et plus ils sont dans le tort. Pas de doute on a vraiment pigé.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Voilà pourquoi il y a tant de croyants dans le monde. De manière générale, voilà pourquoi il y a tant de convictions, si peu de réflexions. Parce que dire «&amp;nbsp;telle est ma conviction intime, profonde&amp;nbsp;», religieuse ou non, cela revient souvent à dire&amp;nbsp;: voilà ce que je crois, je n’ai pas vraiment envie d’en parler ni d’en débattre, vous pourrez dire ce que vous voulez je ne changerai pas d’avis. Et en effet, quand on est avec un croyant, mieux vaut parler d’autre chose que sa croyance.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6324589186594700836?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6324589186594700836/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/12/dieu-pense-comme-moi-et-inversement.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6324589186594700836'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6324589186594700836'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/12/dieu-pense-comme-moi-et-inversement.html' title='Dieu pense comme moi, et inversement'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6692808125129080512</id><published>2009-12-02T01:11:00.006+01:00</published><updated>2009-12-02T01:16:35.334+01:00</updated><title type='text'>Tic tac</title><content type='html'>Mon bel équilibre de sommeil établi ces dernières semaines s’est à nouveau rompu, après avoir erré comme un zombie suite à une courte nuit, et m’être couché tôt dans l’espoir de faire un tour du cadran, je me réveille peu avant minuit. Je n’aime pas cela du tout, je suis généralement improductif dans de telles situations. Il faut dire que j’aime anticiper les heures à venir, savoir que je dispose d’un certain temps pour certaines choses. Je déteste l’imprévu, en même temps que je déteste les rendez-vous fixés d’avance, qui m’apparaissent comme d’insupportables bornes dans l’horizon de mes actions. C’est aussi pour cela que je sors si peu, quand j’apprends l’existence d’une soirée trop tard, elle m’agace pour son irruption imprévisible, quand je l’apprends trop tôt, elle m’agace pour son obligation prévisible, de toute façon les soirées m’agacent, elles m’agacent en proportion de leur démographie, les gens rassemblés comme des bancs de moules n’y sont vraiment pas au mieux de leur expression, ils se répandent en commerce rapide, superficiel et vain, des faces et des voix de plus en plus lointaines à mesure que l’heure avance, les deux seules choses à faire en soirée m’ont toujours semblé de se bourrer la gueule ou de draguer, et pourquoi pas de draguer en se bourrant la gueule ce qui est généralement la stratégie des timides, mais comme je pratique désormais peu ces choses-là, eh bien les soirées perdent une bonne part de leurs raisons d’être ontologico-pratiques.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Tout à l’heure j’étais convoqué par le commissaire-priseur, enfin la, c’était une dame, une grande Eurasienne élancée. Elle officie dans un appartement transformé en bureaux près de Drouot. Tout paraît un camaïeu de gris, marron et beige, avec des piles incroyables de dossiers, j’ignore comment les gens peuvent survivre au milieu de tels monticules de paperasse, moi qui nourris une solide phobie du formulaire. Elle a du retard, je lis un polar de Nesbo dans un coin, je me dis que je suis une souris qui va grignoter les papiers, sans doute l’effet du manque de sommeil des visions aussi débiles. Le fait est qu’avec ma gueule mal réveillée et ma tenue 4bis de quasi-clochard pas vraiment céleste, je suis au mieux pour négocier un bon accord. Et de fait, l’Eurasienne jette un œil assez navré sur ma liste de patrimoine mobilier composé pour l’essentiel d’ordinateurs vieillis, de meubles Ikéa des années 90 et de bouquins, beaucoup de bouquins certes, mais les créanciers préfèrent les bagnoles et je n’en ai pas. Elle essaie vaguement d’inscrire l’informatique, puis elle sourit et me dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Bon, on laisse tomber, pour moi c’est fini avec vous&amp;nbsp;», je dois juste remplir et signer un papelard comme quoi je ne possède pas de 4x4 et suis hébergé chez un pote, et voilà. J’en connais à la Société Générale qui vont encore hurler de désespoir, je suis bien parti pour les enculer une seconde fois. Enfin, il y a quand même la baraque dont je suis propriétaire en banlieue qui va sauter, et ce ne sera pas une mince affaire, vu qu’il y a encore mon ex incrustée dedans. On verra. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La Banque de France m’écrit, suite à ma liquidation. Je suis à nouveau inscrit dans le fameux code 050, et j’ai aussi la cotation XP. Cette fois, le courrier m’explique en détail ce que signifie ce dialecte bureaucratique. Pendant une durée de trois ans, j’appelle une «&amp;nbsp;attention forte&amp;nbsp;» de mes camarades banquiers et financiers, car j’ai planté ma boîte, enfin mes boîtes. Bon. Cela m’indiffère. Plein de gens pleurnichent lorsqu’ils sont ainsi fichés, moi je trouve cela normal, je ne peux quand même pas planter mes banques en creusant des découverts que je ne remplirai jamais et m’étonner ensuite que les mêmes banques nourrissent quelque prévention à mon encontre. Le délai de trois ans me fait même sourire par sa naïveté, j’ai planté mon premier compte six mois après son ouverture, à l’âge de 16 ans, et mon caractère dépensier n’a cessé de s’affirmer depuis. Mieux vaudrait m’en coller pour trente ans, je doute qu’en dehors des neuropathologies on change brutalement de personnalité pendant la quarantaine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il fait nuit, copines Peggy et Natacha sont à Londres, j’ai un rencart demain matin et pas sommeil. Je me fais cuire des œufs cocottes au paprika. Je regarde des photos de Stefanie Schneider et je rêve de Berlin. Dans moins de trente jours j’envahirai la capitale du Reich avec l’armée du rêve.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6692808125129080512?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6692808125129080512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/12/tic-tac.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6692808125129080512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6692808125129080512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/12/tic-tac.html' title='Tic tac'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-2037067864998028838</id><published>2009-11-30T20:54:00.001+01:00</published><updated>2009-11-30T20:54:34.048+01:00</updated><title type='text'>Trouble dans le Butler</title><content type='html'>Le Butler réservé voici deux semaines est enfin arrivé à la bibliothèque et je lis donc la bible de la théorie queer. Plus précisément, je somnole à sa lecture. Il faut dire qu’en vieillissant, je comprends de moins en moins la philosophie. J’entends&amp;nbsp;: le sens de l’exercice philosophique. Je lis des mots compliqués, des tournures abstraites, des systèmes biscornus, des constructions bancales, des démonstrations incomplètes, des assertions arbitraires. Peut-être ai-je trop baigné dans la science, son économie de mots et son attachement aux faits, pour apprécier encore l’emphase sinon l’enflure philosophique, évidemment aggravée par le fatal «&amp;nbsp;tournant linguistique&amp;nbsp;» ayant conféré au langage humain de puissantess propriétés dont il est à mon humble avis dépourvu. C’est particulièrement marqué dans toutes les métastases de la French Theory – le mot théorie étant assez beau, j’aurais tendance à préférer le syntagme French Fumistery. Quand les pompeuses déconstructions postmodernes rencontrent les interminables débats entre sous-courants du féminisme, comme chez Butler, le charabia creux à forte charge sectaire atteint son acmé. Mais en disant cela, je ne fais pas tout à fait justice au sentiment que j’éprouve à ma lecture, on pourrait croire après tout à une simple charge poujadiste. Le problème n’est même plus de savoir si les propositions sont vraies ou fausses, si leurs rédacteurs ont tort ou raison, plutôt d’observer que ces auteurs formulent des discours sur des discours, et non pas sur la réalité, que tous ces gens dont parlent Butler (ou qui parlent de Butler) semblent éminemment satisfaits d’évoluer dans ce monde bizarroïdes de mots clos sur eux-mêmes, orphelins de tout référentiel, tournant et retournant dans la prison de quelques cerveaux universitaires semblant encore y accorder sens ou croyance, débouchant parfois d’un seul coup sur des propositions politiques radicales sans que l’on ait le moins du monde compris les tenants et aboutissants intellectuels d’une telle urgence réformatrice. Que l’on parle des femmes, des hommes, des trans, voilà qui m’intéressent grandement&amp;nbsp;; que l’on construise des systèmes mysticoverbeux dont les femmes et les hommes et les trans réels sont absents, essentiellement remplacés par un échange à distance avec Lévi-Strauss, Lacan, Derrida ou je ne sais quel fantôme du pays du verbe magique, des systèmes qui ne m’apprennent rien sur une réalité que j’ignore pourtant, des systèmes qui paraissent juger superflu de collecter ou rapporter patiemment des faits et de bâtir là dessus quelques hypothèses, démonstrations ou conjectures humblement ouvertes à la critique, préférant le triomphalisme trop visiblement idéologique de celui ou celle qui entend d’un tournoiement de baguette magique révolutionner notre approche des choses, voilà qui m’indiffère totalement. Comparez dix pages de Butler et de Califia, vous comprendrez tout de suite mon propos.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et sinon, &amp;nbsp;pour revenir à des éléments plus essentiels à la vie de nos cellules, je vous conseille vivement de goûter la miche de pain de campagne aux noisettes que l'on trouve dans les Monoprix parisiens, au prix raisonnable de 1,90 euro, miche que je dévore présentement avec les excellents carrés Sylphide à 7,5% de matière grasse – enfin excellents, entendons-nous, ce n'est pas un vieux Cantal hospitalier aux vers ni un Epoisses généreux en marc de Bourgogne, mais pour les adeptes de l'allégé, c'est fort comestible, et de surcroît ces carrés Sylphide s'ouvrent mieux que leurs concurrents Bridelight.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-2037067864998028838?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/2037067864998028838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/trouble-dans-le-butler.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2037067864998028838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2037067864998028838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/trouble-dans-le-butler.html' title='Trouble dans le Butler'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-152605361724470813</id><published>2009-11-29T21:01:00.001+01:00</published><updated>2009-11-29T21:02:07.617+01:00</updated><title type='text'>Mais il est plus beau de contempler les ruines des humains</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SxLN2qwXdBI/AAAAAAAAA_k/9lMjqEjjB5k/s1600/GdePoupeecasseebd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; display: inline !important; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SxLN2qwXdBI/AAAAAAAAA_k/9lMjqEjjB5k/s400/GdePoupeecasseebd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Même si j’ai pratiqué une certaine restriction alimentaire, surtout pour des raisons de pauvreté, je n’ai pas non plus appliqué à la lettre mon programme pures protéines cette semaine – pour tout vous dire, j’ai même dîné une fois au Quick et une autre fois au McDo, parce qu’il était tard et que je n’avais rien dans le frigo, je me suis bien gardé de m’en vanter cependant. Eh bien figurez-vous que copine Terraillon ne m’en veut pas&amp;nbsp;: j’affiche en milieu d’après-midi un triomphal 65,5 kg, avec un misérable 9,9% de matière grasse. Je remercie les Fruit’n fibres dont la violente vidange n’est sans doute pas étrangère à cette minceur admirable (…ni aux maux évoqués tantôt). Pour fêter ma légèreté retrouvée, et comme le jour décline, je sors faire une dernière fois le tour de la brocante. Bingo ! Un vendeur frigorifié finit par me céder à 8 euros une poupée défoncée. Cette chute brutale des prix ne change rien à mes nouveaux projets baltes – de toute façon, j’ai de plus en plus envie de voyager et de rattraper le temps perdu d’une existence jusqu'alors sédentaire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-152605361724470813?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/152605361724470813/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/mais-il-est-plus-beau-de-contempler-les.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/152605361724470813'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/152605361724470813'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/mais-il-est-plus-beau-de-contempler-les.html' title='Mais il est plus beau de contempler les ruines des humains'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SxLN2qwXdBI/AAAAAAAAA_k/9lMjqEjjB5k/s72-c/GdePoupeecasseebd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3507938702218677925</id><published>2009-11-29T14:19:00.003+01:00</published><updated>2009-11-29T14:20:06.128+01:00</updated><title type='text'>Malade imaginaire</title><content type='html'>Hier, d’horribles brûlures d’estomac m’ont plié en deux au Franprix, j’ai cru que j’allais m’évanouir au milieu des tomates. Un peu de charbon, une ratatouille et un bout de Lexomil qui traînait dans un coin m’ont fait du bien. Je psychosomatise facilement, raison pour laquelle un calmant potentialise chez moi n’importe quel traitement organique. Je me souviens d’un jour – c’était précisément à la brocante d’été, raison probable pour laquelle sa consœur hivernale fait resurgir le souvenir –, d’un jour donc où j’avais d’atroces douleurs aux côtes et à la poitrine, je crois que je m’étais vaguement battu la semaine précédente dans un moment d’ivresse, et cela ne passait pas, j’étais bloqué. Je rentrais chez moi un dimanche et j’avais tellement mal, j’étais tellement essoufflé, je me sentais si vieux et si misérable que l’idée m’est venue qu’il s’agissait peut-être bien d’un infarctus. Mon frère en avait fait un peu avant, alors que son mode de vie est irréprochable, et je me voyais la prochaine victime de ma lignée pourrie de prédispositions morbides. À peine m’étais-je convaincu de ma défaillance cardiovasculaire que tous les symptômes s’en sont aggravés, je frôlais le malaise vagal, je nageais dans les suées d’angoisse, je posais ma tête incertaine sur les murs froids de la rue. M’étant traîné pitoyablement jusqu’à mon appartement et affalé sur le canapé, j’ai composé dans ce que je croyais être mon dernier souffle le numéro de SOS médecins. Dans la demi-heure qui suit, un sympathique toubib s’est pointé et l’électrocardiogramme a révélé l’état tout à fait normal de mes diastoles, systoles et autres mouvements ventriculaires. Eh bien quelques minutes plus tard, je me sentais déjà guilleret et le surlendemain, les douleurs avaient disparu. De cet exemple parmi bien d’autres, je déduis que mon cortex tend à disjoncter dès qu’il reçoit un signal d’alerte d’un point quelconque de mon organisme. Du moins à certains moments critiques. Car à côté de cela, je ne suis pas vraiment hypocondriaque, je nourris même une indifférence globale à ma santé. Ce sont plutôt des bouffées isolées d’une irrépressible angoisse, impossible à raisonner – et dieu sait que je suis pourtant raisonnable, sinon raisonneur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3507938702218677925?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3507938702218677925/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/malade-imaginaire.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3507938702218677925'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3507938702218677925'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/malade-imaginaire.html' title='Malade imaginaire'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6293836828333056531</id><published>2009-11-28T12:37:00.001+01:00</published><updated>2009-11-28T12:37:24.808+01:00</updated><title type='text'>Rêve de Riga</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SxELU5OuoPI/AAAAAAAAA_c/p8iRuxLMED0/s1600/PeitesPoupeescasseesbd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; display: inline !important; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SxELU5OuoPI/AAAAAAAAA_c/p8iRuxLMED0/s400/PeitesPoupeescasseesbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Brocante d’hiver dans mon quartier, sous la pluie et le vent. Les tenanciers de stand font un peu la gueule, mais le principal problème à mon sens n’est pas la météo, plutôt leurs prix exorbitants. Juste en bas de chez moi, une jolie poupée ancienne prend l’air, elle est nue, à demi défoncée, dotée d’un ventre rond et d’une tête sinistre comme si elle flottait dans un canal du Nord. Modèle parfait pour mes divers projets photo. Mais la propriétaire m’en réclame… 300 euros&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’en nourris un certain agacement, et je conçois surtout un plan alternatif&amp;nbsp;: passer une semaine à Riga au prochain printemps. D’abord parce que l’été dernier, je n’avais fait que traverser cette ville pour rejoindre l’Estonie, et que cette traversée m’avait plu. Ensuite parce que dans les «&amp;nbsp;Antik&amp;nbsp;» des pays baltes, vous faites des affaires autrement plus intéressantes que dans les brocantes parisiennes, le taux de change étant favorable à l’euro et surtout la folie inflationniste n’ayant pas gagné les brocanteurs estoniens, lettons ou lituaniens. Pour les 300 euros que la rombière spéculatrice d’en bas me demande pour sa breloque, j’ai de quoi me payer le billet d’avion aller-retour et même en surcroît quelques nuits dans un appartement. Je vais donc tâcher de convaincre copine Natacha, copain Stéphane et copine Peggy de l’urgente nécessité de passer les Pâques au pays de l’ambre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Comme je n’ai pas une flèche et que le providentiel RSA ne tombe que la semaine prochaine, je me contente de quelques minuscules poupons déglingués, eux aussi ont un petit quelque chose de la banlieue de Béthune.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6293836828333056531?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6293836828333056531/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/reve-de-riga.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6293836828333056531'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6293836828333056531'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/reve-de-riga.html' title='Rêve de Riga'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SxELU5OuoPI/AAAAAAAAA_c/p8iRuxLMED0/s72-c/PeitesPoupeescasseesbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-4092941068852332527</id><published>2009-11-27T18:22:00.008+01:00</published><updated>2009-11-28T12:02:28.164+01:00</updated><title type='text'>La comédie de Copenhague (un aparté climatique)</title><content type='html'>Avec le prochain sommet de Copenhague consacré au climat, la section verdâte de l’internationale pleurnicheuse est en ébullition, et cela ne va pas se calmer. Il faut s’attendre à une avalanche de complaintes catastrophistes sur les glaces qui fondent et les ours qui bronzent, les mers qui montent et les forêts qui sèchent. Cette affaire climatique, sur laquelle j’ai pas mal travaillé jadis, restera dans les annales comme&amp;nbsp; une étonnante étape de la manipulation massive de l’opinion mondiale, et un nouvel exemple des dévoiements de la science quand elle se laisse embrigader dans les états d’urgence plus ou moins factices propres à la classe politico-médiatique. Et maintenant que tout cela est devenu un business, cela ne va pas s’arranger du côté de la rigueur et de l’indépendance des labos. Une bonne nouvelle au moins&amp;nbsp;: le chouette Hulot s’est complètement planté au box-office, et il faudra les droits TV de Canal+ et de TF1, c’est-à-dire du cœur industriel de la société du spectacle, pour sauver le Syndrome du Titanic du spectre dont il nous menaçait, à savoir le naufrage.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On annonçait voici quelques jours que près d’un milliard d’humains sont en état de sous- ou de malnutrition, on sait que cinq milliards d’humains tirent la langue quand une minorité seule profite pleinement de la globalisation, mais les lunettes déformantes de l’environnementalisme militant et du sentimentalisme irénique sont parvenues à convaincre tout le monde, ou du moins la bien-pensance occidentale habituée à penser bien à la place de tout le monde, que quelques misérables (et bénéfiques) dixièmes de degré de hausse en cinquante ans formaient une absolue urgence, que le sort des arbres en 2100 mérite plus d’attention que celui des enfants en 2010, que les énergies fossiles dont les plus riches ont usé et abusé pendant deux siècles devraient être restreintes pour les plus pauvres, sans doute condamnés à bâtir leurs écoles, leurs usines et leurs hôpitaux avec quelques éoliennes si gentiment vantées par les bonnes âmes de la fondation Hulot.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et sur un plan plus scientifique, même si j’hésite à utiliser cet adjectif, le même alarmisme médiatiquement auto-entrenu et écologiquement auto-recylé a réussi à persuader les gogos que des modèles incapables de simuler le comportement de la vapeur d’eau et des nuages, incapables de connaître les conditions initiales du couple atmosphère-océan vu la rareté et la médiocrité des données un peu anciennes, incapables d’estimer le forçage (et de paramétrer même les émissions passées ou présentes avec précision) des aérosols naturels et artificiels, incapables d’intégrer les effets exacts des variations solaires, incapables et pour cause d’anticiper l’évolution de la biomasse et donc des échanges carbone, incapables dès lors de produire des fourchettes globales de température ne s’écartelant pas d’un facteur trois ou des prévisions locales (les seules qui intéressent le réel) ne se plantant pas complètement, des modèles médiocres donc, certes plus élaborés que les modèles simplistes EBM déjà produits voici 30 ans mais reproduisant exactement les mêmes résultats avec exactement les mêmes incertitudes car aucune contrainte nouvelle n’est apparue en trois décennies, des modèles s’adressant de surcroît à un système complexe sinon chaotique,&amp;nbsp; peuvent raisonnablement produire l’évolution des forçages radiatifs, du bilan énergétique et des température de surface sur un siècle, et conséquemment aider un Borloo à prendre ses décisions lorsqu’il a sifflé ses cinq pastagas. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le plus amusant (quand je suis de bonne humeur) dans cette affaire climatique est le manque total de recul sur quelques évidences de bon sens, surtout quand vous en discutez avec un fanatique des causes verdâtres, ou un bobo vaguement converti à cette nouvelle forme molle de la bonne conscience édifiée sur une mauvaise science. Par exemple, un simple regard sur une carte du monde montre que les pôles sont déserts et les zones intertropicales surpeuplées, parce que l’humain descend de primates des pays chauds et qu’il cherche toujours cette chaleur de ses origines. Nous devrions être terrifiés par deux ou trois degrés de hausse sur un siècle, bien que les vacanciers et les retraités se précipitent en casquant une fortune vers des zones où il fait facilement 10-15 °C de plus que chez eux. Plus simplement encore, quand vous habitez une ville, il fait selon les lieux, les jours et les saisons 2 à 8 °C de plus que dans la campagne située à quelques kilomètres (là où l’on mesure censément les températures officielles), et cette variation supérieure à celle que l’on nous promet pour les calendes grecques n’empêche évidemment pas une part croissante de l’humanité de migrer vers les zones urbaines déjà fort chaudes, parce qu’elle y vit globalement mieux et plus longtemps.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-4092941068852332527?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/4092941068852332527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/la-comedie-de-copenhague-un-aparte.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4092941068852332527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4092941068852332527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/la-comedie-de-copenhague-un-aparte.html' title='La comédie de Copenhague (un aparté climatique)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-7696404630711595927</id><published>2009-11-26T20:57:00.002+01:00</published><updated>2009-11-26T20:57:49.270+01:00</updated><title type='text'>Agonie haut débit</title><content type='html'>Un rendez-vous au Centre national de génotypage ce matin, à Evry – une préfecture qui concourt avec Créteil et d’autres pour la palme de la laideur, dire que ce béton décomposé et sale des villes nouvelles, entrecoupé des nouveaux bureaux de verre en immeubles impersonnels, a été synonyme de progrès. Dans le Centre, des machines dernier cri ronronnent sous les néons blanchâtres éclairant toutes les paillasses de France et de Navarre&amp;nbsp;; elles crachent à haut débit les séquences de génomes ou d’épigénome de tissus accumulés dans les biothèques, ici la tumeur de tata Simone, là le cancer de pépé Robert, toutes ces agonies individuelles devenant des alignements de bases chimiques dans le traitement statistique des grandes cohortes.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je profite de ce nouveau voyage en banlieusie pour achever &lt;i&gt;Das Kapital&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, de Viken Berberian. Sans casser des briques, cela se laisse lire, un peu comme &lt;/span&gt;&lt;i&gt;99 francs&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; de Beigbeder, sauf que le personnage central est trader plutôt que pubard. Je l’oublierai cependant plus vite qu’un Bret Easton Ellis. La critique romanesque du capitalisme postindustriel n’est pas un exercice aisé, peut-être parce que ce capitalisme a déjà produit sa propre représentation spectaculaire, de sorte que le trait tire vite à sa caricature et que cette caricature même est plate malgré tout, déjà un peu en retard sur le réel, de toute façon recyclée dans le flux. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mes retours de bibliothèque arrivent à échéance, et ils sont dispersés dans trois points de Paris. J’ai la mauvaise idée de m'y rendre aux heures de pointe, bus 20 et 96, métro 4 et 14. Si je ne développe pas l’H1N1 dans les trois jours, c’est que je suis immunisé. Dans &lt;i&gt;DirectSoir&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Séguéla explique au bon peuple qu’Internet va trop loin, qu’il faut l’encadrer, que le bon usage des libertés passe par la censure, et caetera. Dingue comme les mêmes discours reviennent et reviennent, sur Internet et sur le reste, l’humain bavard ferait mieux de rationaliser ses désaccords de fond et de les réduire à leur plus simple expression, et de passer à autre chose au lieu de palabrer ainsi. Le visage lifté et ultraviolettisé du représentant de commerce de chez Rollex m’inspire un vague dégoût. A moins que ce ne soit le premier symptôme de ma contamination dans les chaleurs surpeuplées et souterraines.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-7696404630711595927?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/7696404630711595927/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/agonie-haut-debit.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7696404630711595927'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7696404630711595927'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/agonie-haut-debit.html' title='Agonie haut débit'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3915432492317861202</id><published>2009-11-26T13:49:00.000+01:00</published><updated>2009-11-26T13:49:10.292+01:00</updated><title type='text'>Ma nouvelle coloc'</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sw55ORKIJOI/AAAAAAAAA_U/F0tTNu1uHRA/s1600/Chauuve-Souris100mmbd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sw55ORKIJOI/AAAAAAAAA_U/F0tTNu1uHRA/s400/Chauuve-Souris100mmbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3915432492317861202?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3915432492317861202/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/ma-nouvelle-coloc.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3915432492317861202'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3915432492317861202'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/ma-nouvelle-coloc.html' title='Ma nouvelle coloc&apos;'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sw55ORKIJOI/AAAAAAAAA_U/F0tTNu1uHRA/s72-c/Chauuve-Souris100mmbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8363405210487733646</id><published>2009-11-25T13:49:00.006+01:00</published><updated>2009-11-25T13:52:47.292+01:00</updated><title type='text'>Léger, léger, léger !</title><content type='html'>La nuit fut courte, environ six heures, mais continue, et je me réveille ce matin en meilleure forme que les jours précédents. Direction&amp;nbsp;le mandataire judiciaire, quelque part en Val-de-Marne. Le timide soleil du matin lèche les immeubles hausmanniens, je suis bien dans cette lumière diffuse. Le RER me plonge dans une banlieue nettement moins agréable. 20 minutes d’avance, comme toujours dans ces vastes zones où tout paraît loin et où l’humain passe une bonne part de son temps à cavaler d’un point à l’autre. Pas un rade en vue dans le boulevard, je marche tout de même pour en dénicher un. Je passe devant un cimetière, le carré militaire est impeccablement ordonné, parallèles et perpendiculaires implacables, jusque dans la mort aucun ne sort du rang. Le cimetière civil à côté est aussi très strict, avec ses allées taillées au cordeau. Je pense aux cimetières de Pologne et des pays baltes, bien plus anarchiques, avec de l’herbe et des tombes posées de-ci de-là, ce désordre est plus plaisant pour le visiteur, et ne change pas grand-chose pour les habitants.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’heure de mon rendez-vous arrive enfin et je me pointe, l’entrée de l’immeuble se confond avec celle du parking, grille verte sur béton gris. On me dirige vers la salle d’attente parfaitement fonctionnelle, où je m’abîme dans la contemplation d’un tapis beige dont les motifs sont des petites barres grises et marron. Le designer devait être un Suédois suicidaire, son tapis est aussi triste qu’un jour sans pain. Mon interlocuteur vient enfin me chercher, et je me demande s’il ne bosse pas dans le cimetière à côté&amp;nbsp;: grande silhouette à costume gris, visage gris, cheveux gris, il découpe peut-être ses costumes dans ses tapis, je le vois bien en train de fixer d’un air neutre les familles en pleurs pendant que l’on jette sur le bois du cercueil les premières mottes de terre. Mais une fois dans son bureau, cette grande et grise silhouette révèle un homme tout à fait affable et attentif à mes problèmes. Qui me donne LA bonne nouvelle du jour, de la semaine et même de l’année&amp;nbsp;: c’est désormais lui qui prend en charge la totalité de mes dettes accumulées depuis dix ans, qu’elles soient professionnelles ou personnelles. Je n’en reviens pas. Je sors allégé d’un fardeau décennal, et les nuages se souviendront que je marchais tout près d’eux ce jour-là.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8363405210487733646?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8363405210487733646/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/leger-leger-leger.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8363405210487733646'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8363405210487733646'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/leger-leger-leger.html' title='Léger, léger, léger !'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1154923653581305216</id><published>2009-11-24T23:33:00.002+01:00</published><updated>2009-11-24T23:34:21.992+01:00</updated><title type='text'>Comme un animal séparé des hommes</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SwxfQwpefsI/AAAAAAAAA_M/3xazCby9LMo/s1600/NMTestNoir-Noir2OKbd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SwxfQwpefsI/AAAAAAAAA_M/3xazCby9LMo/s400/NMTestNoir-Noir2OKbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Jour d’ennui. Mon compagnon de ces périodes d’infortune exprime bien cette situation où l’on s’éprouve &lt;i&gt;«comme un animal absolument séparé des hommes»&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«Je suis une fois de plus froid et insensible, il ne me reste que mon amour sénile pour le repos total»&lt;/i&gt; (Kafka, &lt;i&gt;Journal&lt;/i&gt;, 30 novembre 1914).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1154923653581305216?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1154923653581305216/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/comme-un-animal-separe-des-hommes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1154923653581305216'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1154923653581305216'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/comme-un-animal-separe-des-hommes.html' title='Comme un animal séparé des hommes'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SwxfQwpefsI/AAAAAAAAA_M/3xazCby9LMo/s72-c/NMTestNoir-Noir2OKbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5468702289332192204</id><published>2009-11-23T17:26:00.004+01:00</published><updated>2009-11-28T12:41:44.555+01:00</updated><title type='text'>Victime du génie microbien</title><content type='html'>Vers 2h00, j’ai dû m’endormir péniblement. Et vers 2h45, j’ai été réveillé par ma première quinte de toux, une toux sèche, de celles dont l’irritation ne vous laisse aucun répit et qui déclenchent quinte après quinte. Pas de sirop, j’ai donc passé à peu de choses près ma nuit à tousser et à errer pour boire des verres d’eau sans grands effets. Au cours de cette insomnie tussive, je songeais au génie des microbes. Qui ont inventé la toux. Celle-ci permet en effet au virus ou à la bactérie logé dans mon organisme d’être expulsé en grande quantité dans mon environnement, donc de contaminer des proches, donc de se reproduire dans ces hôtes malchanceux. Chacune de mes quintes sonne ainsi comme le triomphe de ces vies élémentaires qui, pour être dépourvues d’intelligence au sens où l’homme l’entend, n’en sont pas moins inventives.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je traverse la journée comme un zombie, en nettement moins bonne forme que ces microbes profitant de mon hospitalité. Je repousse autant que je peux la sieste, histoire de ne pas me décaler de nouveau alors que j’ai péniblement réussi à éviter les nuits entières passées à bronzer au clair de lune. En même temps, la carence de sommeil me vide l’esprit et me rend à peu près incapable d’écrire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je ferais bien quelques photographies, qui demandent de la concentration mais permettent une certaine agitation hypnofuge. Hélas, ma maudite imprimante est bloquée par le défaut de deux cartouches d’encre et alors qu’il en reste quatre sur six, bien suffisantes pour le fond en noir en blanc nécessaire à ma composition, elle refuse obstinément d’imprimer quoi que ce soit. Et l’argent me fait défaut. Le seul avantage de la situation est finalement que le manque de sommeil entraîne, chez moi du moins, un manque d’appétit&amp;nbsp;: cette première journée de ma semaine protéine pure n’est pas trop longue à passer pour mon estomac. Après-demain au petit matin, je suis convoqué en banlieue chez mon liquidateur. Espérons que les nuits seront meilleures, sinon j’aurai du mal à produire la moindre explication cohérente de l’état désastreux de mes finances.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5468702289332192204?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5468702289332192204/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/victime-du-genie-microbien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5468702289332192204'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5468702289332192204'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/victime-du-genie-microbien.html' title='Victime du génie microbien'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3775693582369437251</id><published>2009-11-22T00:39:00.003+01:00</published><updated>2009-11-28T12:43:15.139+01:00</updated><title type='text'>Opéra pour les hommes qui passent</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Swh5-VL4nMI/AAAAAAAAA_E/hFnMKnGPcDE/s1600/MonPereFlanbd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; display: inline !important; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Swh5-VL4nMI/AAAAAAAAA_E/hFnMKnGPcDE/s400/MonPereFlanbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’arrive tard à l’hôpital. Enfin non, pas si tard, 18h15, mais il fait déjà noir et le hall est désert. Des guirlandes précoces décorent les poutres et les baies vitrées. Le résultat est réussi, c’est-à-dire sinistre à souhait. En parcourant le chemin qui mène à l’aile B, j’avise de grands panneaux dont les images montrent un danseur tournant autour d’un petit vieux qui tremblote dans son fauteuil roulant, un violoniste jouant de l’archet devant une petite vieille édentée et probablement sourde, d’autres scènes encore. Un vaste laïus commente en long, en large et en travers la performance humanitaire. Cela s’intitule «l’art, ensemble». On y dit que «le soin, c’est une relation humaine», que l’hôpital est «un lieu à fort potentiel d’échanges et d’enrichissement». À ma grande surprise, ce n’est pas sponsorisé par les pompes funèbres générales, mais par un cabinet d’assurances. Ma vessie nourrie au café depuis ce matin me tire de ces rêveries fielleuses, et je vais pisser dans les toilettes pour handicapés, désertées comme le reste.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le clostridium rôde toujours par là, me prévient l’infirmière du soir. J’enfile gant et surblouse. Mon père est dans le noir. Il démarre pourtant au quart de tour quand j’allume, longtemps que je ne l’ai pas vu aussi volubile. Il essaie d’exprimer plein de choses, mais je n’y comprends évidemment rien. Il est notamment question d’un «&amp;nbsp;opéra&amp;nbsp;» pour «&amp;nbsp;les hommes&amp;nbsp;qui passent&amp;nbsp;». J’acquiesce. Quand je lui dis que j’ai amené un flan, il répond illico «&amp;nbsp;ben oui donne, donne, ça m’intéresse, donne ça&amp;nbsp;», et quand je lui donne, il s’en saisit à pleines mains, s’en bâfre et en fout partout. Je l’essuie comme je peux, des résidus collent à l’oreiller et aux couvertures. Il est content, il en voudrait encore. Son hyperphagie est probablement malmenée par les microdoses des repas hospitaliers. Je l’observe, il a l’air de calculer plein de choses. Sa main gauche s’enroule dans le drap, il frotte longtemps ses cuisses et sa couverture comme s’il avait un gant. Puis cette main vient vers moi pour me toucher, me tâter plutôt, je lui demande pourquoi, j’ai déjà oublié sa réponse vide de sens. Il s’énerve un peu et commence à attraper des deux mains la barrière de sécurité du lit. Ils ont sans doute baissé la dose des calmants, c’est pour cela qu’il a un surcroît d’énergie, et qu’il va finir par péter son lit. Alors on lui recollera du tranquillisant. Patience, cher personnel médical, quand les plaques bêta-amyloïdes gagneront du terrain, il finira aussi calme qu’un parterre de salades vertes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3775693582369437251?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3775693582369437251/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/opera-pour-les-hommes-qui-passent.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3775693582369437251'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3775693582369437251'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/opera-pour-les-hommes-qui-passent.html' title='Opéra pour les hommes qui passent'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Swh5-VL4nMI/AAAAAAAAA_E/hFnMKnGPcDE/s72-c/MonPereFlanbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-2157990144087756066</id><published>2009-11-21T15:49:00.000+01:00</published><updated>2009-11-21T15:49:09.789+01:00</updated><title type='text'>Double salto</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Swf92UOGamI/AAAAAAAAA-8/kDS1FCn7_ew/s1600/LapinDukanSaltobd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Swf92UOGamI/AAAAAAAAA-8/kDS1FCn7_ew/s400/LapinDukanSaltobd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-2157990144087756066?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/2157990144087756066/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/double-salto.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2157990144087756066'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2157990144087756066'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/double-salto.html' title='Double salto'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Swf92UOGamI/AAAAAAAAA-8/kDS1FCn7_ew/s72-c/LapinDukanSaltobd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1623434092305542388</id><published>2009-11-20T21:29:00.001+01:00</published><updated>2009-11-20T21:29:53.526+01:00</updated><title type='text'>Les pieds sur le canapé</title><content type='html'>A la demande de copain Jean, qui ne le trouve pas dans son bled de banlieue, j’ai acheté &lt;i&gt;CB News&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; à la maison de la presse voisine. CB cela veut dire en l’occurrence Communication &amp;amp; Business, je crois qu’il faut prononcer &lt;/span&gt;&lt;i&gt;cibi niouse&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. A l’américaine vous voyez. Le contenu est navrant, surtout les photos. Sur l’une d’elles, on voit deux mecs qui ont fondé une agence de conseil média, ils posent sur un canapé genre «&amp;nbsp;on est cool, on n’a pas de cravate&amp;nbsp;», il y en a un qui est avachi avec le petit sourire éternel du premier de la classe des beaux quartiers, l’autre qui dans une suprême manifestation de coolitude est carrément perché sur le dossier du canapé, dans une posture pas tellement naturelle pour le commun des mortels, les pompes reposant sur le tissu blanc du siège, je me dis que j’irai pas poser mon cul dans leur salle d’attente, leurs canapés doivent être dégueulasses s’ils marchent dessus toute la journée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le monde de la communication, que j’ai fréquenté de ci de là dans ses diverses composantes depuis vingt ans, est composé d’individus assez peu intéressants dans l’ensemble. Je ne sais pas exactement où le communiquant se situe par rapport au journaliste dans mon échelle d’antipathie, mais ils ne sont pas très éloignés l’un de l’autre – je pense que le journaliste moyen est encore plus bas parce qu’il a des pulsions moralisatrices plus prononcées, et que je déteste l’attitude du procureur, du censeur, du distributeur de bonnes et mauvaises notes en général. Le communiquant, donc, a une certaine conscience de caste&amp;nbsp;: dans un monde où la manipulation des textes et des images forme le cœur du pouvoir, il tutoie nécessairement les grands, cette proximité du pouvoir le faisant péter plus haut que son cul. Notre ami des puissants a souvent une espèce de fibre artiste refoulée, de sorte qu’il s’imagine très vaguement rebelle dans le milieu des costards-gris-chemises-bleues entrepreneuriaux formant le troupeau uniforme de ses clients – ainsi le communiquant se permet le cas échéant de ne pas mettre de cravate, de vous regarder avec un petit sourire et de marcher sur son canapé, cela fait partie de son artistitude cool. Il n’a bien sûr rien de l’artiste, et outre sa bonne conscience de révolté intérieur du système, cette contenance sert tout au plus à faire passer un manque navrant de rigueur et de profondeur dans sa production, laquelle consiste en des slides powerpoint adaptés au temps de cerveau disponible du cadre supérieur, c’est-à-dire à peu près vides, et en d’audacieuses «&amp;nbsp;créa&amp;nbsp;» plus vite oubliées qu’elles furent adoptées, car les revenus exorbitants du communiquant se justifient tout de même par le fait qu’il faut invariablement des heures et des heures de réunions, palabres, conciliabules pour changer la virgule d’une base line, le pantone d’un logo ou la phrase décisive de conclusion d’un grand discours stratégique de la direction à destination non pas des masses laborieuses, lesquelles regardent sagement TF1, mais des actionnaires sourcilleux ou autres «&amp;nbsp;parties prenantes&amp;nbsp;», comme l’on dit dans ce jargon décidément très con de ce milieu décidément très plat.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sur ce, je vais cuire mon steak.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1623434092305542388?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1623434092305542388/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/les-pieds-sur-le-canape.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1623434092305542388'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1623434092305542388'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/les-pieds-sur-le-canape.html' title='Les pieds sur le canapé'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-7586840832875066012</id><published>2009-11-19T17:27:00.001+01:00</published><updated>2009-11-19T17:27:35.105+01:00</updated><title type='text'>Une liaison dangereuse</title><content type='html'>Cet après-midi, j’ai ressorti copine Terraillon de sous le lit où elle tutoyait les moutons&amp;nbsp;: 67,7 kg. Il me semblait bien que j’avais repris ces derniers jours, il est vrai que je mangeais sans aucune retenue. Ce qui est rassurant est que mon taux de masse grasse reste scotché à 11,2 %, et ma masse musculaire atteint 31,2 kg. Prudence quand même, dès ma côte est remise et que les virus cessent de grattouiller ma gorge et mes bronches, je vais me planifier une semaine pures protéines et pure créatine. Surtout que copain Stéphane s’entraîne de plus belle dans son club de babouin, je l’ai à l’œil. Une petite offensive éclair ne fera pas de mal pour notre différentiel musculaire.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’événement planétaire majeur paraît que l’équipe de France s’est qualifiée pour la coupe du monde football grâce à une main de son inénarrable attaquant, Thierry Henry. Il doit y avoir matière à réflexion, d’ailleurs France Info se déchaîne dans un pathétique tourbillon de débats, tables rondes, interviews, et commentaires.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;À part cela, un type a été condamné à 14 ans de prison pour avoir eu des relations incestueuses avec sa fille. Je trouve que c’est totalement démesuré. D’abord, la prison ne changera strictement rien, il suffirait de lui interdire de voir sa fille (et ses enfants / petits-enfants) si l’on juge cela nécessaire. Cette peine, supérieure à celle que l’on donne en moyenne pour des homicides, relève de la pure vengeance à base émotionnelle. Ensuite, le gars paraît condamné sur des motifs pas très clairs, on parle de «&amp;nbsp;contrainte morale de type sectaire&amp;nbsp;». Il n’y a pas eu violence physique, ces relations sont le fait de deux adultes et l’inceste n’est pas réprimé comme tel. Donc on se rabat sur l’insaisissable violence morale pour dire que le consentement de la fille était vicié, bien qu’elle ne soit pas par ailleurs frappée d’incapacité à ce qu’il semble. L’avocat de la défense plaidait l’acquittement sur le thème&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la justice n’est pas la morale&amp;nbsp;». Et il a raison sur le principe, même si je ne connais pas assez les faits. Mais la morale colle au sexe autant que la chtouille, depuis la nuit des temps le contrôle des gamètes est un enjeu central des familles, des tribus ou des États.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-7586840832875066012?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/7586840832875066012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/une-liaison-dangereuse.html#comment-form' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7586840832875066012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7586840832875066012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/une-liaison-dangereuse.html' title='Une liaison dangereuse'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8023830344885582938</id><published>2009-11-18T23:08:00.001+01:00</published><updated>2009-11-18T23:09:01.512+01:00</updated><title type='text'>Encore liquidé</title><content type='html'>Un œil torve, une peau rougeaude et grumeleuse de saurien, un menton joint au torse épais par une langue de graisse ballottante, deux petites pattes écrasées par l’énorme ventre&amp;nbsp;: lorsque l’individu que j’observe depuis un quart d’heure enfile sa robe d’avocat, j’ai l’impression de contempler une caricature de Daumier téléportée dans notre siècle. Je suis au tribunal de commerce de Créteil, dès potron-minet. Simple formalité&amp;nbsp;: le liquidateur que désigne enfin le juge après deux heures d’attente mènera le bal dans les jours à venir. Me voici donc liquidé pour la seconde fois dans cette année 2009, ce coup-ci en nom propre, c’est-à-dire à responsabilité illimitée.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dehors j’entends des beuglements et des klaxons&amp;nbsp;: l’Algérie s’est qualifiée pour la coupe du monde de football. Au moins, la connerie n’a pas de frontière. Non pas que je déteste le football comme sport, au contraire le spectacle me plaît assez les rares fois où j’ai une télévision à portée d’œil. Mais la religion du foot avec ses masses braillardes et chauvines, très peu pour moi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je lis un bouquin sur le concept de genre, et je tombe sur cette phrase d’Ann Oakley, sociologue féministe, une des premières à avoir théorisé le genre&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«On doit admettre l’invariance du sexe tout comme on doit admettre aussi la variabilité du genre».&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ben non, on ne doit rien admettre du tout, cette phrase exprime très exactement l’incompréhension ou la méconnaissance de la sociologie, du féminisme et de la sociologie féministe vis-à-vis des travaux en biologie. Parce que ceux-ci démontrent au contraire la variabilité du sexe. C’est-à-dire&amp;nbsp;: tout ce qui définit le féminin ou le masculin au-delà des organes génitaux sera variable dans une population donnée. Et les organes génitaux eux-mêmes varient d’ailleurs avec les divers troubles du développement sexuels, mais ceux-ci, statistiquement rares, sont généralement placés dans la case pathologie (parce qu’ils provoquent détresse et souffrance chez le sujet concerné, ou bien parce qu’ils ont une comorbidité associée importante).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Deux hommes et deux femmes tirés au hasard n’ont pas de raison d’avoir les mêmes niveaux d’estrogènes ou d’androgènes, pour prendre les hormones. Ou d’avoir la même configuration neurobiochimique. Tous ces paramètres se déploient selon une distribution statistique normale dite de courbe en cloche ou courbe de Gauss. Vous avez donc la Femelle Moyenne (FM) et le Mâle Moyen (MM) dont je parlais l’autre jour, qui représente le gros effectif de la population (le centre de la courbe, en haut), et puis vous avez une variation continue avec des mâles et des femelles s’écartant de cette moyenne (les extrémités de la courbe, allant en s’amenuisant).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dire que le sexe est invariant, c’est faire comme si les seules valeurs moyennes de la courbe avaient un sens. Un peu comme si vous disiez avec la taille et le poids (qui a la même distribution statistique)&amp;nbsp;: l’humain mesure 1,70 m et pèse 65 kg, c’est un invariant. Du coup, les maigres et les gros, les petits et les grands sont rayés de la carte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Plus j’y réfléchis, plus je pense que cette notion de genre est une erreur intellectuelle. Elle a été produite par des gens qui souhaitaient opposer inné et acquis, biologique et social, naturel et culturel, alors que ces notions ne s’opposent pas, mais s’interpénètrent de l’ovulation au cercueil. Et comment voulez-vous qu’il en soit autrement&amp;nbsp;? C’est une erreur plus profonde, une sorte de mystique par laquelle des gens semblent s’imaginer qu’il y a un pur monde des idées, des mots, des symboles, plaqué sur un autre monde des corps, et qu’il y aurait un sens à poser l’autonomie de ces deux mondes. Mais non, il n’y en a pas&amp;nbsp;: les mots, les symboles, les idées sortent et entrent toujours d’un cerveau encastré dans un corps, relié à lui par des milliards de connexions électriques et chimiques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8023830344885582938?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8023830344885582938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/encore-liquide.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8023830344885582938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8023830344885582938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/encore-liquide.html' title='Encore liquidé'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1012908781585266305</id><published>2009-11-17T15:44:00.003+01:00</published><updated>2009-11-17T15:46:24.209+01:00</updated><title type='text'>Colis perdu et guerre civile</title><content type='html'>Un colis expédié qui n’arrive jamais, affaire banale. Le gars du bureau de Poste me dit d’aller sur Internet, mais l’interface de réclamation est plantée. Idem pour le numéro d’appel, qui produit un son discordant quand on est enfin mis en relation après cinq minutes d’attente. Quant à l’autre colis, celui que j’attends de Hong kong depuis un mois, la même Poste ne peut rien me dire si je n’ai pas de numéro de traçabilité. En clair, vos colis expédiés et attendus sont on-ne-sait-où, allez vous faire foutre.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En méditant à cela, je me dis que c’est pénible de vivre dans un pays où l’on n’a aucune confiance en autrui, et que ce doit être inversement très reposant de ne pas vivre en régime de défiance permanente. La première idée qui me vient en tête pour mes colis, c’est un truc du genre&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;encore un demi-débile mental qui n’a pas su lire l’adresse, ou qui a carrément gardé le contenu pour lui&amp;nbsp;». C’est peut-être faux, mais le fait est que c’est ma pensée spontanée. De même je pense spontanément, et cela n’a donc rien à voir avec le service public, que mon garagiste va me gruger, que mon assureur va me rajouter une clause perfide, que mon banquier va m’entuber sur les frais, etc. Bref qu’autrui est un antagoniste par principe, une personne fiable ou simplement bien disposée par exception.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;C’est une différence que je repère à mille détails dans les pays germaniques et surtout nordiques. Par exemple là-bas, vous arrivez dans une station service, vous vous faites un café dans votre coin, vous ne payez qu’en partant, sur simple déclaration de ce que vous avez consommé. Dans certains coins, on trouve encore les journaux payants en libre distribution, c’est à vous de mettre volontairement la pièce quand vous en prenez un.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Les Français ne s’aiment pas, ils s’aiment de moins en moins. Je vois dans le journal que les violences aux personnes, qu’elles soient sexuelles (très minoritaires) ou non sexuelles, sont en hausse pour atteindre désormais 5,1&amp;nbsp;% de la population. Une personne sur vingt qui devra subir une agression. La fraternité de la devise républicaine paraît plus artificielle que jamais. Les Français ne s’aiment pas pour des tas de raisons, notamment parce que leur existence collective a été fabriquée par l’État, et que sans cet État gendarme Big Brother ou cet État nourricier Big Mother, ils se foutraient volontiers sur la gueule entre riches et pauvres, provinciaux et parisiens, blancs et noirs, religieux et athées, chrétiens et musulmans, etc. Déjà à l’époque où les groupes étaient plus petits et plus homogènes, la violence et sa conjuration étaient la grande affaire de tous et de chacun, les récits anciens regorgent de guerre, de vengeance, de drame. Alors aujourd’hui où j’ignore tout de mon voisin de palier, en dehors du fait qu’il vole les rares paquets que le postier n’a pas détruits, je ne vous dis pas. On croise les doigts en espérant que la consommation et le spectacle suffiront à endormir les humeurs belliqueuses, à endormir le cerveau tout court dans une anesthésie générale du dernier homme heureux de ne plus penser à rien. Et cela marche, pour le moment, mais il serait bien fou celui qui croit à l’extinction définitive des mauvais instincts. Ils sont juste réprimés transitoirement, prêts à resurgir dès que la situation le permettra, ou même l’exigera pour la survie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Tout cela pour un paquet perdu, c’est vous dire mon humeur, Soulages pourrait y tremper son pinceau…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1012908781585266305?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1012908781585266305/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/colis-perdu-et-guerre-civile.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1012908781585266305'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1012908781585266305'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/colis-perdu-et-guerre-civile.html' title='Colis perdu et guerre civile'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8864663234652106988</id><published>2009-11-16T22:53:00.001+01:00</published><updated>2009-11-16T22:54:09.388+01:00</updated><title type='text'>Synapses amorphes</title><content type='html'>Aussi énergique qu’une limace morte depuis hier. J’espère qu’il s’agit de l’effet secondaire de mon virus pseudo-grippal, de ma côte endolorie et de mes nuits difficiles, et non du commencement d’une de ces lentes, pénibles et irréversibles fluctuations d’humeur qui m’affectent depuis toujours. Le fait est que je n’ai pas goût à grand-chose, et cette écriture même est difficile. Je devais aller voir &lt;i&gt;Blue Velvet&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; avec copains Stéphane, Natacha et Peggy, j’annule car je me sens trop crevé malgré un lever tardif et une sieste agitée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Impossible d’accrocher à Ndiaye, je doute que ce soit la conséquence de mon syndrome&amp;nbsp;: le style scolaire, les personnages mous, l’espèce de demi-teinte psychologisante qui englue chaque situation me déplaisent. Les femmes puissantes ne l’auront pas été assez pour me retenir plus d’une cinquantaine de pages. Iegor Gran aura eu nettement plus de succès avec son &lt;i&gt;Thriller&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; chez POL.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Copine Peggy apprend ce matin qu’elle sera invitée d’honneur à Poitiers pour un raout sur le post-féminisme, en mars prochain, avec libre choix par elle de la programmation. Bonne nouvelle pour elle, on va bien s’amuser. J’aimerais faire une série d’ici là. Copine Natacha, de son côté, s’est mis en tête de couvrir Paris d’affiches de ses photos, placées en des lieux choisis, pour toucher directement les gens plutôt que les galeries qu’elle a en horreur. Sur le coup, j’ai essayé de l’en dissuader car l’entreprise me paraît dévoreuse de temps et d’énergie, pour un retour assez incertain vu la vitesse à laquelle les affiches disparaissent des murs. Mais c’est peut-être une bonne idée après tout. De toute façon, mon manque de tonus ne me prédispose pas à l’enthousiasme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Me reviennent des souvenirs d’interminables jours gris où l’ennui succède à l’ennui.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Maudite chimie du cerveau.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8864663234652106988?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8864663234652106988/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/synapses-amorphes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8864663234652106988'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8864663234652106988'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/synapses-amorphes.html' title='Synapses amorphes'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-4194951791470694732</id><published>2009-11-14T15:33:00.003+01:00</published><updated>2009-11-14T15:34:09.998+01:00</updated><title type='text'>Tout vous entraîne, tristesse obséquieuse</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sv6_yPdK7uI/AAAAAAAAA-0/lMJ5NFOCoEI/s1600-h/TestNM1bd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="291" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sv6_yPdK7uI/AAAAAAAAA-0/lMJ5NFOCoEI/s400/TestNM1bd.jpg" width="400" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-4194951791470694732?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/4194951791470694732/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/tout-vous-entraine-tristesse.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4194951791470694732'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4194951791470694732'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/tout-vous-entraine-tristesse.html' title='Tout vous entraîne, tristesse obséquieuse'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sv6_yPdK7uI/AAAAAAAAA-0/lMJ5NFOCoEI/s72-c/TestNM1bd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8638450312559668980</id><published>2009-11-13T16:19:00.004+01:00</published><updated>2009-11-13T16:21:41.095+01:00</updated><title type='text'>Vendredi 13, donc</title><content type='html'>Cette saloperie de crève et cette chiennerie de côte ont brisé mon rythme régulier, depuis hier midi j’alterne des périodes de somnolence agitée et d’éveil abruti. Levé ce matin à 7h après m’être couché à 4h, je me traîne jusqu’au bureau de poste pour envoyer des colis en retard. Sur le chemin du retour, je m’avise que nous sommes le vendredi 13 et j’achète deux tickets de Loto.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ah je vous vois venir&amp;nbsp;: vous vous dites «&amp;nbsp;ça ne lui ressemble pas du tout, il file un mauvais coton, un virus a bouffé ses synapses ou la porte du métro a dû lui cogner aussi le crâne&amp;nbsp;». Au contraire, mon acte matinal est très réfléchi et même très rationnel. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je n’accorde évidemment aucune espèce de vertu chanceuse ou malchanceuse au vendredi 13&amp;nbsp;; mais comme une certaine masse de mes concitoyens ne semble pas dans mon cas, la Française des jeux propose un gros lot ce jour-là et pour une mise identique, on peut envisager un gain supérieur. Quant à la probabilité de gagner le jackpot, surtout un jour où tous les superstitieux tentent le coup, je n’ignore pas qu’elle est très faible. Oui mais voilà, elle n’est pas nulle. Or, la probabilité que j’ai de gagner d’un seul coup une grosse somme sans jouer au Loto est quant à elle absolument nulle, remarquablement nulle, tristement nulle. J’ai un métier besogneux, c’est-à-dire que je ne peux gagner beaucoup d’argent qu’en travailant beaucoup, et en tout état de cause ce&amp;nbsp;beaucoup-là n’atteindra jamais les hauteurs des traders ou autres, ce sera toujours un petit beaucoup, pas la pluie d’or où vous claquez des doigts et réalisez vos vœux sur cette Terre sans même songer à compter. Or, cela me fait chier, je ne vois pas trop l’intérêt de travailler comme un dingue pour un confort de vie moyen-supérieur même pas luxueux. Tenter une chance même infime de ramasser le trésor, voilà qui me semble donc la meilleure hypothèse pour mon avenir, en toute rationalité. Un peu comme le pari de Pascal au fond, si je perds, je ne perds pas grand chose (le prix de la grille à 2 euros), si je gagne, je gagne presque tout (la possibilité de dire merde au travail alimentaire, c’est-à-dire à la condition esclave dans le temps hélas compté de mon existence).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8638450312559668980?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8638450312559668980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/vendredi-13-donc.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8638450312559668980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8638450312559668980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/vendredi-13-donc.html' title='Vendredi 13, donc'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1309480187681677917</id><published>2009-11-12T12:43:00.001+01:00</published><updated>2009-11-12T12:43:26.344+01:00</updated><title type='text'>Comme une odeur de pâté</title><content type='html'>Si l’on en croit &lt;i&gt;le Monde&lt;/i&gt;, Raoult a précisément écrit à Mitterrand : &lt;i&gt;«En effet, ce prix [Goncourt], qui est le prix littéraire français le plus prestigieux, est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. A ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l'image de notre pays. Les prises de position de Marie NDiaye (...) sont inacceptables. Ces propos d'une rare violence sont peu respectueux, voire insultants, à l'égard de ministres de la République et plus encore du chef de l'Etat. Il me semble que le droit d'expression ne peut pas devenir un droit à l'insulte ou au règlement de comptes personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d'un certain respect à l'égard de nos institutions. C'est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d'une plus grande exemplarité et responsabilité.»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans ce ramassis de conneries, le pire à mon goût est sans doute l’expression &lt;i&gt;«défend les couleurs littéraires de la France»&lt;/i&gt;&amp;nbsp;: cela sent à pleines narines sa droite saucisson-rillette-rugby, le plus petit commun populisme des individus n’ayant de la littérature qu’ils prétendent défendre qu’une idée assez lointaine et sommaire, sans doute issue de fiches techniques de leurs conseillers de Corrèze ou d’ailleurs. Raoult a tout à fait le droit de boire un Beaujolais qui tache au Salon de l’agriculture ou de suer des aisselles en tribune de la finale de la Coupe de France, mais que l’épais élu du peuple reste donc sur son périmètre naturel de vie et de représentation, au lieu que de prétendre à quelque lumière en d'autres. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il n’y a ni devoir de réserve ni devoir d’effronterie, il y a la parole libre, celle de Raoult comme celle de Ndiaye, et tout est dit – sauf à préciser que si tous les Raoult du monde n’éprouvent pas de résistance minimale quand ils expriment leur penchant national-liberticide, il ne leur en faudra pas beaucoup pour faire taire toutes les Ndiaye du monde. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sinon je suis malade, gorge picoteuse, haleine chaudasse, nez bouché, crâne douloureux, et ma côte broyée par Meteor qui me réveille trois fois par nuit – méchante humeur conséquente.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1309480187681677917?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1309480187681677917/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/comme-une-odeur-de-pate.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1309480187681677917'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1309480187681677917'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/comme-une-odeur-de-pate.html' title='Comme une odeur de pâté'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-4089816256759398652</id><published>2009-11-11T13:19:00.003+01:00</published><updated>2009-11-12T12:45:20.062+01:00</updated><title type='text'>A quoi rêve la rame Météor ?</title><content type='html'>11 novembre&amp;nbsp;: les thanatophiles déjà excités par la Toussaint en remettent une couche et déposent leur gerbe à l’ombre des monuments aux morts pour la France. On devrait surtout en faire la journée mondiale de la connerie humaine, mais le thème est si vaste qu’il y faudrait plus d’une journée.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;À la radio on cause du déclin de la presse et de la métamorphose de l’information. Comme d’habitude, des journalistes pleurnichent sur le sort d’autres journalistes, la plupart survivant non de l’intérêt de leurs lecteurs, mais des perfusions de l’État, c’est-à-dire des contribuables sauvant une presse qu’ils ne lisent plus. Et pour cause&amp;nbsp;: tout le monde vient désormais sur ce blog pour y trouver une information vérifiée, certifiée, sourcée, une information d’une transparence sans équivalent ailleurs – je ne suis même pas dépendant des annonces Google que personne ne clique d’ailleurs, vous pourriez faire un effort, merde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Cela me fait marrer, le marronnier de la mort du journaliste sur le champ d’honneur de l’information vraie de vraie. Même un chercheur travaillant dans un cadre rigoureusement orienté vers l’objectivité a du mal à produire des travaux libérés de la doxa. Et le journaliste moyen, avec ses trois ou quatre ans de formation dans une école de plouc, sa culture générale à deux balles, ses opinions éclairées sur la marche du monde, ses déterminations de classe, de sexe, de race, de tout ce que l’on veut, ses copinages endogames dans la caste des manipulateurs de symboles, ce journaliste donc, il va nous pondre spontanément de l’information pure et totale, pas déformée, pas biaisée, pas triée&amp;nbsp;? Mon cul. De toute façon, cette idée même d’information objective n’a pas de sens, à la fois parce que le langage humain est une usine à ambiguïté et parce que le cerveau humain est incapable de se libérer de la subjectivité, laquelle est en dernier ressort l’incarnation d’une pensée dans un certain corps et un certain contexte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Hier, soirée autour d’un excellent couscous. Le régime Dukan a produit son effet impressionnant sur copain PH, dont la physionomie a changé en même pas six semaines. Loué soit le Grand Maître Cosmique du Son. Copine Sarah nous parle de ses mésaventures dans le domaine éditorial, où copine Peggy a d’ailleurs connu les mêmes, et copine Natacha dans le domaine photographique. Tout cela est assez convergent. En gros, on observe qu’à un moment de la chaîne de décision survient le couperet de la normalisation, généralement à finalité commerciale &lt;i&gt;(«c’est super votre truc, mais il faut penser au lecteur / spectateur / etc.»,&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; sous-entendu que ce consommateur ultime a besoin de repères bien balisés, de ne surtout pas être bousculé dans ses habitudes mentales, etc.). Une formidable machine à uniformiser.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On parle aussi de sexe, car j’ai lu un bouquin marrant (édité par copine Sarah) sur les perversions féminines au XIXe siècle. Enfin marrant, façon de parler. Figurez-vous qu’il arrivait, rarement mais tout de même, aux médecins de préconiser la clitoridectomie pure et simple pour les jeunes filles ayant le malheur de se masturber trop souvent, masturbation où nos ancêtres éclairés voyaient la cause fatale de toutes sortes de tares et dégénérescences, surtout quand la masturbatrice était pauvre et analphabète. La même France qui colonisait le monde du haut de sa mission civilisatrice charcutait donc la fillette dans ses campagnes, sous le signe du progrès médical et scientifique. Copain PH me précise que les hommes n’étaient pas épargnés par ces folies elles aussi normalisatrices, et que jusqu’au début du XXe siècle, on greffait des extraits de couilles sur les patients homosexuels – les bourses d’un courageux soldat, honnête travailleur et bon père de famille malheureusement décédé étant censées remettre l’inverti dans le droit chemin de la virilité. Effrayant. Il faut que je note tout cela pour mon projet de Pop Sex Manifesto, un futur outil de dénormalisation du corps.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En parlant de corps, j’ai mal partout ce matin car j’ai été agressé hier par un robot, en la non-personne de la rame de métro automatisée de la ligne 14, dont la double porte s’est refermée sauvagement sur ma gueule alors que j’y pénétrais en pensant à autre chose et en ne prêtant pas attention à la stridente sonnerie par laquelle la machine ordonne à l’homme son comportement docile. Cette saloperie m’a cisaillé les côtes, je n’arrive pas à trouver de bonne position pour dormir. Ce n’est pas aujourd’hui que je vais sacrifier aux haltères et au tapis de gym.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-4089816256759398652?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/4089816256759398652/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/quoi-reve-la-rame-meteor.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4089816256759398652'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4089816256759398652'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/quoi-reve-la-rame-meteor.html' title='A quoi rêve la rame Météor ?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-745173298788804017</id><published>2009-11-10T18:15:00.004+01:00</published><updated>2009-11-10T18:17:15.194+01:00</updated><title type='text'>Actualités du vide</title><content type='html'>Dix ans de procédure pour qu’une femme puisse adopter un enfant, sous prétexte qu’elle vit avec une autre femme. Si elle était maquée avec un mâle moyen aimant le foot, la bière et la bagnole,&amp;nbsp; il n’y aurait pas eu de problème, on lui aurait filé son petit singe depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sarkozy était-il à Berlin le 9 novembre 1989&amp;nbsp;? Et dans une publicité Bonux en 1967&amp;nbsp;? On en a strictement rien à foutre. Mais pas les médias, qui repassent ces calembredaines en boucle comme s’il s’agissait d’informations de la première importance pour la compréhension du monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le gouvernement fait partout sa retape pour la vaccination antigrippe A, mais les futurs vaccinés ne semblent pas très chauds. Les calculs statistiques des modèles de santé publique, c’est une chose&amp;nbsp;; le risque de figurer dans les quelques ratés propres à toute vaccination de masse, c’en est une autre. Vous allez au square avec votre singe nouvellement adopté, et vous voyez un panneau&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Ce tourniquet se dérègle une fois sur dix mille et broie les jambes de votre enfant. Amusez-vous bien&amp;nbsp;». Vous hésitez (surtout qu’il a fallu dix ans pour adopter la chère tête blonde, autant éviter d’en faire un cul-de-jatte).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Tony Musulin embarque 11 millions d’euros et devient une star d’Internet. Ben tiens, un mec qui trouve une solution simple au problème du pouvoir d’achat, ce n’est pas étonnant qu’il soit aussi populaire. Et puis 11 millions pour une banque, ce n’est rien, juste un pourboire, les seuls bonus des établissements américains se montent à 30 milliards cette année.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’obésité touche 6,5 millions de Français, 3 millions de nouveaux cas depuis douze ans, 14,5% des adultes, nettement moins cependant que les Anglais (27%) ou les Américains (30%). Désormais, le Français moyen mesure 168,5 cm et pèse 72 kg. Comme toujours, les ouvriers et chômeurs obtiennent le palmarès, surtout s’ils habitent dans la région Nord. Ils feraient mieux de lire Dukan au lieu de s’enfiler des fricadelles en regardant passer les cadavres de petites filles dans le canal.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-745173298788804017?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/745173298788804017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/actualites-du-vide.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/745173298788804017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/745173298788804017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/actualites-du-vide.html' title='Actualités du vide'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6410601151585641227</id><published>2009-11-09T18:49:00.004+01:00</published><updated>2009-11-09T18:53:13.865+01:00</updated><title type='text'>Lundi c'est l'ennui</title><content type='html'>Vanné, bien que j’aie beaucoup dormi, peut-être à cause de cela&amp;nbsp;: quand on récupère du sommeil en retard, le redémarrage est difficile.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ce matin, j’ai dû envoyer onze paquets suite à des commandes Amazon passées depuis samedi. Commence à m’emmerder ce petit commerce, c’est bien utile pour des revenus d’appoint, mais cela me prend trop de temps. Et puis cela me stresse, j’aime bien faire alors je passe une plombe à fignoler mes paquets, je suis terrorisé quand je découvre des pages cornées ou soulignées dans les livres que je vends, j’ai peur qu’ils puent la clope et que le client face un cancer du poumon rien qu’en l’ouvrant. À ce que j’observe, les gens commandent beaucoup le week-end. Je suppose qu’ils se font chier, alors ils compensent. La plupart vivent en province. C’est vrai qu’un dimanche en province, il y a parfois de quoi se tirer une balle. Déjà qu’un dimanche tout court ce n’est pas le jour le plus gai, alors quand vous vivez dans la boue avec des voisins mal fringués qui sortent tout rougeauds de leur repas de famille et qui vous regardent fixement avec un air hébété vu qu’ils n’ont strictement rien d’autre à foutre dans leur bled de merde où même les rats se sont pendus, je ne vous dis pas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On parle partout de Berlin aujourd’hui. Dans les &lt;i&gt;Inrocks&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; de cette semaine, un dossier est consacré à la ville. Il paraît que c’est le nouveau cœur artistique de l’Europe, Paris et Londres sont déclassées. Dans le papier, Cyprien Gaillard, dont j’aime bien les photos et qui vit là-bas, explique&amp;nbsp;: &lt;/span&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Je payais 2000 euros à Paris pour rien. Ici, je peux avoir un 180 mètres carrés pour 850 euros, c’est bête mais ça fait toute la différence&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; Ce n’est pas cela qui va me donner la pêche. J’ai enfin reçu mon éclairage, je l’ai monté, c’est parfait&amp;nbsp;; sauf qu’entre cela, et tous les livres que je rapatrie pour éviter la saisie, et toute la nécropole animalière que je bâtis lentement, je ne peux plus faire un seul mouvement sans me cogner. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le fait est que cette putain de Capitale truffée de bureaux vides est hors de prix, vivement un krach à la mode tokyoïte et des loyers divisés par dix. Vivement aussi que je retrouve des revenus plus conséquents et que je me mette en quête de ce qui me manque toujours, l’espace. Mais ce n’est pas à Paris que je le trouverai. Il paraît que Bruxelles n’est pas chère, mais je n’aime guère cette ville, de manière sans doute injuste je l’assimile à une sorte de sous-préfecture remplie de paysans mal dégrossis et de fatmas marocaines. De toute façon, je crois que je préférerais de la place dans un trou pas trop loin de Paris, comme l’Auxerrois que je visitais hier, un coin où je puisse aller en deux heures maxi dans la semaine, où je puisse passer les week-ends et une partie des étés, où je puisse voir d’immenses perspectives vides et entendre de longs silences, sans trace d’humains, ou alors juste les cadavres d’un tueur en série, un coin d’où je puisse partir aussi vite que je suis venu, car l’overdose de campagne me saisit aussi facilement que celle de la ville, au fond c’est l’idée de pouvoir bouger qui me plaît, plus exactement de ne pas me sentir assigné à telle ou telle résidence par quelque nécessité que ce soit.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La semaine dernière j’ai trop mangé, et je constate aujourd’hui que j’ai du mal à résister à l’envie de grignoter. Je ne me suis pas pesé, j’ai la flemme depuis que j’ai mis la balance sous le lit au lieu de la pièce principale où elle trônait avant. C’est typiquement un problème lié à la place, d’ailleurs. Quand vous vivez dans un clapier, vous êtes obligés de ranger tout dans des espaces prenant le moins de place possible, au lieu d’étaler vos affaires dans les endroits de vos choix, correspondant à vos déplacements naturels. Résultat&amp;nbsp;: soit vous oubliez ce que vous avez planqué dans un coin, soit les mille petits efforts nécessaires pour en user quotidiennement vous fatiguent, et vous finissez par laisser tomber. Enfin bref, il faut que je surveille mon alimentation, je retrouve une impression de lourdeur que je n’avais pas connue depuis longtemps. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En prévision de ma nouvelle résolution d’abandon de la clope, je tente des minisevrages d’une heure ou deux… et c’est horriblement difficile, cela me met très vite à cran, même avec la pipe en renfort. Je me demande si je ne devrais pas cesser juste avant Berlin&amp;nbsp;: lors de la semaine là-bas, je n’aurai pas mes habitudes comme ici et je bougerai beaucoup. On verra. Là, je vais me poser sur le canapé, lire le beau livre sur Sarah Moon que j’ai acheté en fin de semaine dernière, laisser librement flotter mon esprit dans les volutes de fumée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6410601151585641227?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6410601151585641227/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/lundi-cest-lennui.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6410601151585641227'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6410601151585641227'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/lundi-cest-lennui.html' title='Lundi c&apos;est l&apos;ennui'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-2365821507075515535</id><published>2009-11-08T23:20:00.002+01:00</published><updated>2009-11-09T10:12:43.836+01:00</updated><title type='text'>Dans la patrie d'Emile Louis...</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans la patrie d’Émile Louis, les masques de catcheurs font des clins d’œil aux sous-vêtements racoleurs. Dans la patrie d’Émile Louis, des chemins s’enfoncent dans les bois où des pierres s’assemblent en tombes. Dans la patrie d’Émile Louis, des femmes au regard figé cherchent leurs seins de calcaire tendre. Dans la patrie d’Émile Louis, à quatre-vingt-douze minutes de Paris, il flotte à travers la jolie lumière d’automne comme un parfum de pourriture.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvdEBoUhLMI/AAAAAAAAA-s/tOVoc8bVmn4/s1600-h/EmileLouis.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvdEBoUhLMI/AAAAAAAAA-s/tOVoc8bVmn4/s400/EmileLouis.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-2365821507075515535?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/2365821507075515535/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/dans-la-patrie-demile-louis.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2365821507075515535'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2365821507075515535'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/dans-la-patrie-demile-louis.html' title='Dans la patrie d&apos;Emile Louis...'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvdEBoUhLMI/AAAAAAAAA-s/tOVoc8bVmn4/s72-c/EmileLouis.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1907190567990852455</id><published>2009-11-07T23:16:00.001+01:00</published><updated>2009-11-07T23:16:23.019+01:00</updated><title type='text'>Mais que se passe-t-il donc à quatre-vingt-douze minutes de chez soi?</title><content type='html'>Je discute avec mes enfants et j’observe que l’on n’est pas trop d’accord. On dit que l’être humain est fait pour coopérer, et c’est en partie vrai. Mais cette coopération reste très sélective. On arrive à coopérer dans des petits groupes comme les familles ou les entreprises, et encore on se fout souvent sur la gueule même à ce niveau microscopique. Alors pour des groupes plus larges, faut pas rêver. On n’a pas vraiment les mêmes besoins, les mêmes envies, les mêmes désirs que ses voisins. Ni même que ses enfants ou ses parents, sur des tas de sujets on s’entend potentiellement mieux avec des inconnus qui partagent probablement nos vues qu’avec des proches qui ne les partagent certainement pas. Donc on peut convenir à la rigueur de quelques règles basiques de co-existence, comme ne pas s’entretuer, mais aucune chance que l’on possède au final le même idéal de vie individuelle ou de vie collective.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ce qui m’épate toujours chez les politiciens, les prêtres et autres porte-parole d’un groupe, c’est qu’ils arrivent à faire semblant d’ignorer cette évidence. Ils parlent comme si tout le monde pouvait ou devait un jour être de leur avis, alors que ce ne sera jamais le cas, pour de bonnes ou mauvaises raisons peu importe. Le (non) débat à la con sur l’identité nationale a pour arrière-plan que l’on devrait au moins tous se retrouver sur cette question identitaire, qu’il y aurait un sujet consensuel dépassant tous les clivages et gna gna gna. Mais non, cela n’existe pas, ni le pantin national ni le guignol républicain ne font illusion, cela donne envie de gerber tellement c’est réchauffé, lourd.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Demain je vais à Auxerre, sans raison particulière, juste parce que c’est à 92 minutes de voiture selon ViaMichelin et que j’ai envie de bouger, et mes enfants aussi. Je voudrais bien croiser un hôpital abandonné, un sanatorium en ruine, un asile oublié ou une usine désaffectée pour faire des photos. Dans la cuisine une tête de lapin achève de perdre ses lambeaux de peau.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1907190567990852455?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1907190567990852455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/mais-que-se-passe-t-il-donc-quatre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1907190567990852455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1907190567990852455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/mais-que-se-passe-t-il-donc-quatre.html' title='Mais que se passe-t-il donc à quatre-vingt-douze minutes de chez soi?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5531432636988209952</id><published>2009-11-06T21:00:00.004+01:00</published><updated>2009-11-07T09:56:30.489+01:00</updated><title type='text'>Délinquance sénile et sonore</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: right;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvSANYxlkTI/AAAAAAAAA-k/OWYz7voKz-g/s1600-h/DentsSingebd.jpg" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvSANYxlkTI/AAAAAAAAA-k/OWYz7voKz-g/s320/DentsSingebd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je teste le 100 mm macro que m’a prêté copain Stéphane et j’en suis ravi, à 2,8 il fait de superbes flous, comme en témoigne muettement ce nouvel invité de ma ménagerie macabre. Invité qui me rappelle les crocs de la vieille salope croisée plus tôt dans le 96. C’était à l’arrêt du Palais de justice, un groupe de vieux rentre d’une ruade dans le bus par l’arrière, des vieux plutôt bien mis genre Versaillais, dans les tons bleu-vert à Barbour et Burberry, peut-être qu’ils venaient de se pogner dans la Sainte Chapelle, ou alors de lécher le cul serré d’un très cher ami procureur. Le chauffeur leur signale que le bus ne va pas jusqu’au terminus de Montparnasse, mais s’arrête à Saint-Sulpice. Et là, c’est le déchaînement, folie amok chez les rentiers. Un vieux rougeaud à foulard se met à gueuler d’une voix de goret à demi-égorgé, immédiatement accompagné par la vieille pute à collier de perles. Le vieux hurle «On se fout de nous, on se fout de nous, RATP SNCF il faut privatiser, ah oui vivement que ce soit privé,&amp;nbsp;tout ça y’en a marre» et il redescend sur le trottoir et il continue de brailler en tordant son cou gras de droite et de gauche pour prendre la petite troupe de fripés friqués à témoin. Hélas la vieille catin reste avec trois rombières et jusqu’à Saint-Michel, où je choisis de descendre pour éviter de commettre un crime de sang, là voilà qui emmerde encore tous les passagers en pérorant ses conneries poujadistes dont ce joyau «Compatriote, concitoyen, contribuable, compréhensif ça fait quatre fois con et y’en a un de trop», elle est juste à côté de moi, je regarde sa sale gueule chabrolienne de petite pète-sec persécuteuse des huis-clos familiaux, j’ai envie de lui serrer le collier de perles jusqu’à ce qu’elle cesse une fois pour toutes de vociférer à vingt-cinq centimètres de mes oreilles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5531432636988209952?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5531432636988209952/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/je-teste-le-100-mm-macro-que-ma-prete.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5531432636988209952'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5531432636988209952'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/je-teste-le-100-mm-macro-que-ma-prete.html' title='Délinquance sénile et sonore'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvSANYxlkTI/AAAAAAAAA-k/OWYz7voKz-g/s72-c/DentsSingebd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-4714387837346386027</id><published>2009-11-05T19:53:00.007+01:00</published><updated>2009-11-05T19:58:40.354+01:00</updated><title type='text'>RSAste !</title><content type='html'>Loués soient les services sociaux, je ne me fous plus de leur gueule jusqu’à ma prochaine saute d’humeur, promis-juré-craché&amp;nbsp;: le RSA est tombé ce matin sur mon compte. Dans le même temps, La Poste m’inonde enfin de paquets et courriers des quatre coins du monde que j’attendais depuis des jours. Cette profusion soudaine me met d’excellente humeur, on croirait un gosse au matin de Noël. Je commande enfin mon éclairage continu. Et j’achète une jolie petite pipe d’écume dans la foulée. Comme on le voit, ma maigre fortune est consacrée à l’indispensable.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je l’ai annoncé à copine Peggy en avant-première vers 14 h, je le proclame ici pour conforter ma résolution&amp;nbsp;: je pense arrêter totalement la cigarette (mais pas la pipe) à mon retour d’Allemagne. Une dernière clope à Berlin après 25 ans de combustion continue, à raison de trois paquets par jour, cela aura de la gueule. Mais faudra trouver des ressources pour compenser, notamment les pertes de mémoire, d’attention et de concentration, ainsi que la nervosité. La pipe ne se prête pas à une fumée intensive, elle m’aidera évidemment à conserver une dose de goudron, de nicotine et des trois mille autres substances du tabac. Je n’arrête pas vraiment pour ma santé – voici quelques jours, j’apprenais encore un cancer bronchique chez une personne ayant arrêté depuis 20 ans, alors cela me fait marrer les admonitions douceâtres de Big Sister –, plutôt pour mes économies, et aussi pour changer. Puisque ma métamorphose est désormais engagée. 2010 sera une année zéro, tout un plan d’existence à redessiner.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Coquelet aux lardons et oignons, filet de porc et Saint-Jacques aux poireaux, tiramisu… ce sont quelques-uns des mets délicieux que l’on s’est envoyé l’autre jour chez copine Natacha et copain Stéphane, à l’occasion d’un de leurs shoots sur le régime Montignac, pour un bouquin. J’en ai l’eau à la bouche rien que d’y penser et j’y pense parce que mon estomac gargouille alors que j’écris. Je n’avais pas si bien mangé depuis longtemps. Si je stoppe la cigarette, il faudra que je prenne garde à ne pas compenser par le grignotage ou la ripaille, sinon la route du CORPS de RÊVE va s’achever dans un ravin.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On a regardé &lt;i&gt;Mulholand Drive&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; de David Lynch, et je ne suis décidément pas fan. J’ai vu pas mal de Lynch dans le passé, mais en dehors de &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Sailor et Lula&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; (vaguement &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Eraserhead&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;), je ne me souviens de rien. Car en règle générale, dans les phases où je picole, j’écrase rapidement devant la télé, surtout si le film est brumeux. Et Lynch est brumeux. Je le confirme, parfaitement à jeun cette fois. Je ne suis pas sensible au côté trop onirique ou symbolique, dans tous les arts, particulièrement au cinéma, mais cela vaut pour la peinture, la photo ou le roman. J’observe avec étonnement certains lynchiens se creuser la tête pour trouver du sens et des clés là où je ne vois que des pirouettes un peu faciles. Mais bon, je vais continuer pour confirmer ou infirmer ce jugement, &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Lost Highway&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; et &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Blue Velvet&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; au prochain programme, en attendant &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Inland Empire&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; réputé imbitable par les plus patients des herméneutes. Sur grand écran Mac, loin des salles obscures et concentrées, où le moindre chuchotement d’un spectateur, le plus petit machouilement de pop-corn, l’infime froissement de paquet de chips me font regretter d’avoir payé ma place et me donne envie de quitter les lieux en abandonnant une grenade dégoupillée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Oui, décidément, je dois envisager avec le plus grand sérieux la préservation de la sérénité minimale nécessaire à la survie sociale avant d’arrêter la cigarette…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-4714387837346386027?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/4714387837346386027/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/rsaste.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4714387837346386027'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4714387837346386027'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/rsaste.html' title='RSAste !'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-7324951048854388918</id><published>2009-11-04T18:46:00.006+01:00</published><updated>2009-11-04T20:18:45.757+01:00</updated><title type='text'>Pop Sex</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvG92lASFZI/AAAAAAAAA-M/CpLcCd3npPc/s1600-h/PopSexbd.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvG92lASFZI/AAAAAAAAA-M/CpLcCd3npPc/s400/PopSexbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En ce moment, l’envie me titille d’écrire un essai sur le sexe. Plusieurs en fait. J’aimerais bien expliquer aux gens tout ce que je crois avoir compris sur la question, sans m’emmerder à faire un enième nouveau traité. Car le problème n’est pas le manque d’ouvrages scientifiques, techniques, philosophiques (il y a pléthore), mais la compréhension de base. Valerie Solanas, dont j’ai lu le &lt;i&gt;SCUM Manifesto&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; en m’amusant beaucoup, avait saisi le truc, c’est autrement moins constipant que de lire du Beauvoir, du Butler ou du Marziano.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le premier truc à piger, c’est que vous n’êtes pas le centre du monde. Cela paraît très simple, mais toute l’histoire de la pensée ou presque a été bâtie par des gens qui n’avaient pas compris cette évidence de base, et qui ont donc écrit des généralités extrapolées depuis leur nombril. Toute phrase qui comporte comme sujet «&amp;nbsp;les hommes&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;les femmes&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;la sexualité&amp;nbsp;» est une proposition fausse, à jeter, à oublier, à piétiner. Et son auteur avec. Une grosse nuisance comme Kant, par exemple, a passé sa vie à chier des généralités sur tout ce qui passait dans son esprit malade. Comme cette maladie est répandue chez les penseurs mâles, Kant est très populaire chez eux, tous s’astiquent le jonc en pérorant sur l’humanité, la féminité, la masculinié, la moralité, la saucissonnité, la tampaxité, la crottité, etc.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En fait, on doit visualiser une fois pour toute deux catégories&amp;nbsp;: le mâle moyen MM et la femelle moyenne FM. Moyen signifie ici&amp;nbsp;: dans une population humaine quelconque, vous avez une certaine probabilité que l’individu mâle ou femelle se comporte de la sorte. Notamment toi qui me lis, et qui devrais te demander&amp;nbsp;à chaque minute&amp;nbsp;: en agissant ainsi, suis-je MM/FM&amp;nbsp;? Et mon pote René&amp;nbsp;? Et ma copine Valérie&amp;nbsp;? MM ou FM ne signifie jamais «&amp;nbsp;les mâles&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;les femelles&amp;nbsp;», ni «&amp;nbsp;chaque mâle&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;chaque femelle&amp;nbsp;», ni «&amp;nbsp;tout mâle&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;toute femelle&amp;nbsp;». En gros, c’est plus ou moins une majorité, rien de plus. L’effet majoritaire est toujours intéressant à connaître, c’est même sûrement nécessaire si l’on veut survivre, mais il n’épuise pas un sujet.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Considérez par exemple la proposition&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;les femmes mettent du rouge à lèvres et veulent des enfants&amp;nbsp;». Si vous êtes une femme, que vous ne mettez pas de rouge à lèvres et que vous ne voulez pas d’enfant, cela vous paraît immédiatement faux, quand bien même vous voyez beaucoup de femmes (une majorité) adopter ce comportement. Et pourtant, d’Aristote à Frinkielkrote, on a écrit des kilotonnes de phrases généralistes dans ce genre. On n’y fait pas attention quand on appartient à la majorité concernée. Ou, plus simplement, quand on est con. Par exemple, un MM ne va pas tiquer quand il entend une connerie du type «&amp;nbsp;les femmes sont plus sensibles que les hommes&amp;nbsp;». Le MM est interloqué par des choses plus basiques qui le concernent directement, par exemple «&amp;nbsp;t’as une petite bite&amp;nbsp;». Ou la FM par&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;t’es un tas de graisse&amp;nbsp;».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Donc on peut faire un portrait-robot du MM et la FM. L’un comme l’autre pensent avec leur sexe, c’est-à-dire leurs spermatozoïdes ou leurs ovules, leur testostérone ou leur estrogène, leur cerveau qui a été influencé par cela tout au long de son développement, la société qui n’est jamais faite que d’une masse de corps cérébrés et assemblés. Le MM et la FM sont donc consternants de part en part, ils correspondent grosso modo à leurs clichés, ils font que la société est globalement conservatrice, ennuyeuse, minable, répétitive&amp;nbsp;: le MM est hétéro, il veut baiser un maximum de filles, il a recours à la violence directe ou indirecte, il bande dans les rapports hiérarchiques, il voudrait bien que sa secrétaire lui taille une pipe, il fait chier sa femme à ne jamais faire la vaisselle, etc.&amp;nbsp;; la FM est hétéro, elle rêve du prince charmant, elle baise mais quand même pas trop surtout après 25 ans, elle fantasme d’être en cloque dans une jolie petite maison de banlieue, elle déprime après sa ménopause, elle fait chier son mec à lui demander si sa nouvelle robe est jolie, etc.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Tout cela ce sont des réalités statistiques (effet majoritaire) appuyée sur des réalités biologiques. Le discours du «&amp;nbsp;genre&amp;nbsp;» vous disant que tout est culturellement et socialement construit, que la constitution biologique des individus compte pour du beurre, c’est de la merde en barre. Vous me mettez la Butler en chambre capitonnée, je lui file de la testostérone à haute dose pendant six mois, je parie dix contre un qu’une fois libérée, elle se mettra à roter, péter, casser la gueule de son voisin à cause d’une histoire de bagnole et chercher partout sa mousse à raser le matin après s’être pris une cuite la veille avec ses copains devant un match de foot. On devrait déjà commencer par avoir chaque année des bilans génétiques, chromosomiques, hormonaux et de tous les paramètres biologiques possibles si l’on veut savoir qui l’on est, au lieu de s’accrocher à son état-civil, sa carte d’identité, son numéro de Sécu, l’avis de sa télé et celui de l’État.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et puis ensuite, vous avez d’autres catégories, plein de petites autres catégories en fait, que l’on pourrait artificiellement ranger dans les ensembles mâles hors norme MHN et femelles hors norme FHN. Aussi les mâles et femelles à venir MAV et FAV, qui seront à moitié robotiques, ou qui changeront de sexe chaque jour, ou qui seront totalement asexués, ou qui seront à moitié chat ou à moitié géranium. Mais de tout cela je parlerai un autre jour.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-7324951048854388918?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/7324951048854388918/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/pop-sex.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7324951048854388918'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7324951048854388918'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/pop-sex.html' title='Pop Sex'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvG92lASFZI/AAAAAAAAA-M/CpLcCd3npPc/s72-c/PopSexbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6426701824451360364</id><published>2009-11-03T19:14:00.003+01:00</published><updated>2009-11-03T19:19:28.319+01:00</updated><title type='text'>Lidl, libraires, Lévi-Strauss</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvBzDAYh_wI/AAAAAAAAA-E/IqaWsVyh5XY/s1600-h/LidlCoursesbd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvBzDAYh_wI/AAAAAAAAA-E/IqaWsVyh5XY/s400/LidlCoursesbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;17 kg. Ce n’est pas (encore) mon poids qu’indique copine Terraillon, mais celui du sac à dos et du sac en plastique archibondés que je ramène du Lidl de Strasbourg-Saint-Denis. Vous vous en souvenez peut-être, le mois d’octobre m’a vu tenir ma première comptabilité personnelle en 41 ans d’existence. Trente et un jours plus tard, cette activité hautement stimulante pour l’intellect a révélé que l’alimentation forme mon premier poste de dépense. Ce qui est un comble&amp;nbsp;: un seul repas maigre par jour, presque plus de restaurant, plus une goutte d’alcool. Bref, je me dis que Monoprix est désormais trop bourgeois pour moi, et je troque le city-marché pour le prolo-marché, Lidl, dont le plus proche se trouve à deux stations de métro. Non seulement Lidl n’est pas cher, mais on y trouve des produits meilleurs que dans la moyenne des hard-discount. Enfin je trouve, peut-être un effet dérivé de ma germanophilie. Un problème cependant&amp;nbsp;: presque pas de produits allégés. Pas étonnant que le prolo soit obèse s’il ne peut acheter que du 100&amp;nbsp;% MG.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dommage que je n’ai pas croisé monsieur RSA ou madame Pole Emploi&amp;nbsp;: avec ma casquette, ma polaire, mes suées dues au chaud-froid de la saison et de la ligne 8, ils m’auraient signé un chèque direct sur le trottoir. Plein de boutiques de perruques pour Africaines, la prochaine fois je regarderai les prix. Derrière une vitrine, cinq rangées de quatre Asiatiques s’affairent à des manucures, là encore il faudra que je me renseigne sur le tarif. Où que je sois, je ne pense qu’à dépenser. Incorrigible. Sur le quai de la station un moustique tourne autour de moi, manquerait plus que j’attrape le palu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Plus tôt dans la journée, je cherche &lt;i&gt;SCUM Manifesto&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; de Solanas&amp;nbsp;: rien chez Joseph Gibert, rien chez Gibert Jeune. Près de la rue Saint-André des Arts, un gars vend des livres d’art sous un auvent. Un catalogue allemand d’expo Mikhailov est à 50 euros, inaccessible. Sur les quais, j’avise un bouquiniste dont les cheveux longs et gris cerclent un front haut et ridé&amp;nbsp;: il soliloque sur une chaise tandis que ses livres indifférents aux passants prennent l’humidité.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Lorsque je rentre chez moi, je vais sur Amazon.fr et je trouve &lt;i&gt;SCUM Manifesto&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; chez 12 vendeurs différents à partir de 3,85 euros. Même pas besoin de le commander&amp;nbsp;: copine Peggy, à qui j’avais parlé du très beau roman de Stridsberg, m’a envoyé un lien vers le livre en pdf. Je surfe sur Amazon.de et je déniche le Mikhailov chez 5 vendeurs à partir de 25 euros. Voilà pourquoi bon nombre de libraires vont finir comme mon bouquiniste solitaire. Sauf krach énergétique rendant l’envoi de colis hors de prix, et encore ce sera sans effet sur le livre électronique, ça le boosterait au contraire. Pour survivre, ces libraires, ou au moins ceux qui vendent du neuf, vont devoir faire des efforts, proposer du thé, des gâteaux, des partouzes, des lectures, des signatures, n’importe quoi en sus du livre pour attirer et fidéliser le chaland. Ce que beaucoup font d’ailleurs, mais le phénomène devrait s’accentuer.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’apprends que Claude Lévi-Strauss est mort, pas loin de 101 ans. Il avait la qualité d’être discret, ce qui n’est généralement pas le cas de l’intellectuel français, son coreligionnaire atrabilaire et pétitionnaire. Il a d'ailleurs fallu quatre jours pour apprendre sa mort ; quand BHL va casser sa pipe, on le saura dans la seconde suivante. Je crains cependant que son œuvre vieillisse moins bien que lui ne l’aura fait. L’approche structuraliste en anthropologie n’a pas une descendance très féconde, à ce que j’en lis dans la littérature spécialisée. Reste bien sûr les récits ethnographiques et réflexions éparses, mais le «&amp;nbsp;système&amp;nbsp;» et la «&amp;nbsp;structure&amp;nbsp;» qui faisaient tant bander dans les années 1950-60 ont perdu de leur effet érectile. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Copain Jean, dont la visite matinale m’a redonné une belle humeur, me demande de réfléchir d’urgence à «&amp;nbsp;un univers sémantique commun aux raffineries de pétrole et aux stations service&amp;nbsp;». Parfois, je me fais rire aux éclats.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6426701824451360364?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6426701824451360364/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/lidl-libraires-levi-strauss.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6426701824451360364'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6426701824451360364'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/lidl-libraires-levi-strauss.html' title='Lidl, libraires, Lévi-Strauss'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SvBzDAYh_wI/AAAAAAAAA-E/IqaWsVyh5XY/s72-c/LidlCoursesbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-540371986767770329</id><published>2009-11-02T18:51:00.006+01:00</published><updated>2009-11-02T18:54:22.790+01:00</updated><title type='text'>La faculté des rêves (mon prix)</title><content type='html'>Aucune nouvelle du RSA, ni oui ni merde. Aucune nouvelle de mon virement Amazon. Aucune nouvelle de l’Institut qui me doit encore du pognon. Donc rien de rien en banque, je gratte un peu d’argent à copine Peggy, je tourne en rond en attendant copain Jean demain matin, je vis comme un clébard des restes des autres. Au moins je ne bouffe presque pas. Mais j’en ai plein le cul du riz, cela me constipe. Il paraît que c’est aliment de base de 4 milliards d’humain, je m’imagine 4 milliards d’intestins coincés attendant de cracher une merde ronde et grosse comme la Lune.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;C’est incroyable comme l’argent influe sur mon état d’esprit, soit en dépresseur quand il manque, soit en euphorisant quand il abonde. Hier j’étais fou de joie parce que copine Peggy m’a offert une casquette noire à visière qui me va très bien, enfin je trouve, j’ai l’air du militant révolutionnaire d’une cause ancienne, et puis hier aussi j’avais des afflux d’idées, par bouffées entières, il y a des jours où cela fait des étincelles, les pensées me viennent trop vite pour que j’aie même le temps de les noter, des choses se déclenchent dans mon cerveau qui semblaient attendre depuis une éternité. Et patatras, copain Jean a évoqué subrepticement au téléphone le montant de mon ardoise, oh rien de bien méchant juste une incise en passant, et cela m’a foutu complètement à plat en l’espace d’une minute chrono, j’ai perdu toute énergie, je me suis vu à toujours et toujours écoper mes dettes dans une barque percée de partout, je me suis vu captif de murs qui rétrécissent de plus en plus vite, je n’avais plus goût à rien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le seul moyen de ne pas être prisonnier de l’argent, ben c’est d’en avoir beaucoup. Ou alors que personne n’en ait et que la vie s’organise autrement. Au milieu, c’est-à-dire presque tout le monde, tu refrènes sans cesse des besoins, tu refoules sans cesse des désirs, tu diffères sans cesse des actes, et c’est crevant de survivre ainsi, tu deviens le calculateur de ton agonie, tu sens partout tes limites. Il faut écrire d’urgence une psychopathologie du capitalisme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;De cela je me console quand même en dévorant &lt;i&gt;La faculté des rêves&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; de Sara Stridsberg. C’est un roman sur la vie de Valerie Solanas, militante féministe radicale ayant tiré sur Warhol et publié le &lt;/span&gt;&lt;i&gt;SCUM Manifesto&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, qui vécut toute son existence comme pute mendiante haïsseuse de mecs, qui creva seule dans une chambre d’hôtel miteuse. Le style de Stridsberg me scie autant que la vie de Solanas me tourmente. Je le conseille à tous et à personne. Et je me demande si je ne vais pas prendre des cours de suédois, ils sont fortiches quand même.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’entends que Beigbeder a eu le Renaudot, quelle blague, j’avais arrêté au bout de dix pages, comme presque tous les autres. Ndiaye je n’ai pas lu, copine Sarah m’avait dit que cela valait le détour, mais il n’est pas à la bibliothèque pour le moment et ce n’est pas la bonne période pour acheter.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-540371986767770329?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/540371986767770329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/la-faculte-des-reves-mon-prix.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/540371986767770329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/540371986767770329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/la-faculte-des-reves-mon-prix.html' title='La faculté des rêves (mon prix)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-4767163771168965302</id><published>2009-11-01T13:13:00.001+01:00</published><updated>2009-11-01T13:13:13.751+01:00</updated><title type='text'>Le marquis de Sade encule l'abbé Pierre</title><content type='html'>Le marquis de Sade souhaitait que son corps soit amené &lt;i&gt;«au bois de ma terre de la Malmaison, commune de Mancé, près d'Épernon, où je veux qu'il soit placé sans aucune cérémonie, dans le premier taillis fourré qui se trouve à droite dans ledit bois, en y entrant du côté de l'ancien château par la grande allée qui le partage.»&lt;/i&gt;&amp;nbsp;Il précisait&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«La fosse une fois recouverte, il sera semé dessus des glands, afin que, par la suite, le terrain de ladite fosse se trouvant regarni et le taillis se trouvant fourré comme il l'était auparavant, les traces de ma tombe disparaissent de dessus la surface de la terre, comme je me flatte que ma mémoire s'effacera de l'esprit des hommes.»&lt;/i&gt; On peut aujourd’hui visiter et reconnaître les lieux, ce que firent notamment dans les années 1930 Bataille et le groupe Acéphale, ce que je fis plusieurs fois voici une vingtaine d’années. Comme quoi l’esprit des hommes n’efface pas si aisément toutes les traces. C'est surtout un agréable coin de verdure, pas trop loin de Pais. Il faudrait que j’y retourne prendre quelques photos, et ramasser des champignons plein d’atomes sadiens.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je pense à cela en lisant un sondage commandité par le Service catholique des funérailles, selon lequel 52&amp;nbsp;% des Français souhaiteraient une cérémonie religieuse à leurs obsèques. Et 69&amp;nbsp;% pensent que les rites mortuaires (prières à la levée du corps, rassemblement à l'église, au cimetière ou au crématorium) sont nécessaires. Du point de vue des pratiques, la vraie nouveauté est la progression rapide de la crémation (selon une autre enquête de la Chambre syndicale nationale de l'art funéraire)&amp;nbsp;: 1&amp;nbsp;% en 1979, 21&amp;nbsp;% en 2001, 28&amp;nbsp;% en 2007, 50&amp;nbsp;% dans les grandes villes, et pour l’avenir, 44&amp;nbsp;% des personnes qui la souhaitent contre 37,5&amp;nbsp;% pour l’inhumation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Toutes ces conneries post-mortem me navrent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’aimerais pour ma part que mon corps soit dépecé dans un amphithéâtre de médecine. Ou jeté dans le jardin de Nicolas Hulot pour soutenir sa politique de compostage. Ou placé en dépôt dans la salle d’attente de ma banque en guise d’avance sur règlement de mes dettes. Ou mangé par une assemblée de dukanettes en folie protéique. Enfin bref, comme Sade et contrairement à la moitié de mes contemporains, que ma dépouille soit considérée avec tout le désintérêt qu’elle mérite, éventuellement la seule utilité marginale qu’elle procure, mais que l’on ne cherche aucun sens, aucune symbolique, aucune consolation dans ce qui n’en appelle pas particulièrement, à l’opposé de ce que susurre à la radio un mielleux curé au moment où j’écris, ravi du sondage évoqué ci-dessus – ils doivent être tombés bien bas pour se satisfaire de récupérer leurs ouailles sous forme de cadavres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le matérialisme souffre et souffrira toujours de la sensiblerie que la mort exacerbe.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-4767163771168965302?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/4767163771168965302/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/le-marquis-de-sade-encule-labbe-pierre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4767163771168965302'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4767163771168965302'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/11/le-marquis-de-sade-encule-labbe-pierre.html' title='Le marquis de Sade encule l&apos;abbé Pierre'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5767990207533310340</id><published>2009-10-31T20:44:00.002+01:00</published><updated>2009-10-31T20:45:35.544+01:00</updated><title type='text'>Inutile d'insister</title><content type='html'>Au départ, cela s’appelle Tipiak. Un mélange seigle, blé, épeautre. &lt;i&gt;«Agrémenté de petits légumes cuisinés aux herbes de Provence»&lt;/i&gt; dit la boite. Ca paraît bien bon, mais ce n’est pas fameux. Et j’en ai fait dix fois trop. C’était il y a trois jours. Ce soir, je n’ai rien d’autre, même plus de son, je dois bien faire réchauffer cette mixture. Mais quand on réchauffe, ça accroche. Je n’aime pas cela, faut récurer le fond de casserole. Je me dis que je vais lui mettre une bonne rasade d’huile. Et vlan. Sauf que je me trompe et que je balance du vinaigre. Balsamique, oui, mais vinaigre quand même. Ca sent bizarre. Je rajoute de l’huile. Ca sent encore bizarre. Je vide un reste d’épices, un mélange argentin. Et puis tiens, pour casser l’aigreur du vinaigre, je mets du sucre, de l’édulcorant liquide. Au point où j’en suis. Je couvre la potion et je vais surfer. Oh juste deux minutes. Douze minutes plus tard, je suis tiré de mes rêveries par une fumée âcre. J’ai mis le feu à fond, le mélange blé-seigle-épeautre-huile-vinaigre-sucre-épice pue salement le cramé. Je crois que je vais me coucher tôt.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5767990207533310340?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5767990207533310340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/inutile-dinsister.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5767990207533310340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5767990207533310340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/inutile-dinsister.html' title='Inutile d&apos;insister'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-2072514319571987658</id><published>2009-10-31T20:25:00.004+01:00</published><updated>2009-10-31T20:27:58.028+01:00</updated><title type='text'>Texte de circonstance</title><content type='html'>Assise au coin d’une salle commune, sa vieille tête au cheveu rare ne dodeline plus, elle est tendue, on croirait une serpillière sèche et raidie. Des souvenirs confus s’y croisent et recroisent dans un brouillard filasseux, de plus en plus rares, de plus en plus flous. Son mari mort plus tôt, quand elle l’ignore, mais elle sait encore qu’elle l’aima, elle le voit parfois surgir des brumes en costume cintré, brillant et noir, sourire de coq fier sur le parvis d’une église, à moins que ce ne soit les marches d’une mairie, un costume sans corps qui danse une valse musette au goût de bin blanc. Son fils. Son adorable fils. Son haïssable fils. Son unique fils qui prend tantôt le visage d’un chérubin aux yeux d’ange, tantôt celui vieilli et bouffi du bourreau qui la traîna dans cet hospice. Un chien qui aboie dans la cour de la ferme et crache la fumée de sa gueule joyeuse, un chien qui meurt doucement en gémissant sur une couverture jetée dans la chambre, des gelées d’octobre et des printemps rieurs, des messes tranquilles et des jours sans fin. Tout défile dans sa vieille tête de serpillière séchée sans que la face bouge d’une ride, les narines en sont pincées, les lèvres serrées. Une infirmière passe et dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;la mère Raymonde s’est encore chié dessus&amp;nbsp;». Elle ne la regarde pas, elle ne l’entend pas, les yeux fixés sur la fenêtre du mur en face, dont elle ne distingue presque plus rien, une tâche moins terne dans la grisaille diffuse de la salle commune. Elle ne maîtrise pas plus ses neurones que ses sphincters, la mère Raymonde, les huit mois dans le mouroir ont relâché les derniers muscles, fragmenté les dernières pensées. Huit mois sans voir personne, car une infirmière ou un docteur n’est pas quelqu’un, enfin pas pour elle, ils sont de simples passants, ces gens qui passent et qu’elle ne connaît pas, prononçant des mots qu’elle ne comprend plus. Huit mois de soupes amères et puis d’intraveineuse quand la bouche édentée ne s’ouvrait plus. Huit mois d’odeurs renfermées où cent autres cadavres ambulants distillent leur agonie au compte-goutte. Huit mois de voix criardes et de murmures reprobateurs d’un personnel toujours pressé d’en finir, en finir avec quoi nul se sait, cela n’en finit jamais la vie, les cliniques d’à côté accouchent à chaque minute des grabataires du siècle prochain, et tout le monde applaudit au bord de la fosse. Elle n’est pas triste, la mère Raymonde, sa vie fut déjà pauvre en émotions, quelques-unes suffisaient bien à orchestrer ses rythmes lents et meubler sa rassurante monotonie. Ce n’est pas dans sa quatre-vingt-neuvième année que ce genre d’existence découvre le bonheur, ni même le malheur. Elle voit une petite fille rire sur une balançoire, les chèvrefeuilles crachent leur lourde effluve. Puis rien, la tête raide s’affaisse doucement sur la poitrine. Ses yeux morts fixent le carrelage où sont tombées des miettes.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-2072514319571987658?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/2072514319571987658/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/texte-de-circonstance.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2072514319571987658'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2072514319571987658'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/texte-de-circonstance.html' title='Texte de circonstance'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5992054043471518386</id><published>2009-10-31T11:29:00.006+01:00</published><updated>2009-11-01T13:14:51.054+01:00</updated><title type='text'>Antoine découvre la Toile</title><content type='html'>Dans &lt;i&gt;Le Monde&lt;/i&gt;, Antoine Gallimard pond une tribune intitulée &lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/30/e-book-la-grande-braderie-par-antoine-gallimard_1260634_3232.html"&gt;«e-book la grande braderie»&lt;/a&gt;. C’est long, c’est lourd, c’est creux.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;D’abord monsieur Gallimard se plaint que le numérique massacre les savoir-faire ancestraux de l’édition. On rigole&amp;nbsp;: la multiplication des fastbooks pilonnés trois mois plus tard chez les grands éditeurs et la prolifération de certaines productions minables chez les petits éditeurs les ont déjà largement massacrés dans le monde papier.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ensuite, monsieur Gallimard assure que la numérisation est une nécessité et que les éditeurs l’ont bien compris. On se marre&amp;nbsp;: il a fallu attendre l’été 2009 pour voir péniblement annoncée la plateforme numérique Eden-Livres (Gallimard-Flammarion-La Martinière), toujours pas opérationnelle à ma connaissance, alors que le grand méchant Google Books a été lancé… en 2004. Une réactivité à cinq ans, cela paraît sans doute normal dans les salons feutrés et germanopratins, on ne peut pas être aux petits fours et au clavier, n’est-ce pas. Quant au concurrent Numilog de Hachette, leur site ressemble un peu à une page perso. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et puis ils se préparent des lendemains qui déchantent, les camarades éditeurs. Je vais sur Numilog et je prends le premier roman venu, &lt;i&gt;1974&lt;/i&gt; de Besson. Certes, il ne viendrait à personne l'idée de l'acheter, mais enfin il est au top dans sa catégorie au moment où je clique. Cela coûte 12,50 euros en format ePub. Et je vois la précision en petit à côté : 14 euros au format papier. L’art et la manière de vous prendre pour un con. Un livre électronique supprime le coût de l’impression et du stockage, l’intermédiaire de la diffusion et de la distribution. Antoine et consorts voudraient donc nous faire croire que l’économie réalisée en éliminant ainsi le papier et la colle, les hangars et les camions, les cartons et les timbres, les imprimeurs, les libraires, les commerciaux, les chauffeurs serait de… 1,50 sur 14 euros, soit à peine 10%&amp;nbsp;? Continuez sur cette lancée, vous garantissez les beaux jours du piratage. Ou des multinationales américaines.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5992054043471518386?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5992054043471518386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/antoine-decouvre-la-toile.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5992054043471518386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5992054043471518386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/antoine-decouvre-la-toile.html' title='Antoine découvre la Toile'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6790516136639344726</id><published>2009-10-30T16:02:00.001+01:00</published><updated>2009-10-30T16:02:40.894+01:00</updated><title type='text'>Des cabinets de curiosités aux greffes des cités</title><content type='html'>Copine Terraillon confirme ma remarquable stabilité&amp;nbsp;: 64,7 kg ce matin. Copine La Poste m’amène une nouvelle fouine, la troisième, copain Joe est ravi de sa ménagerie, mon appartement devient lentement et sûrement l’étrange nécropole d’une faune sauvage.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sur_2GSPSwI/AAAAAAAAA98/73VXFdkdYx0/s1600-h/Herminebd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sur_2GSPSwI/AAAAAAAAA98/73VXFdkdYx0/s400/Herminebd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’aime les cabinets de curiosités qui ont connu leur âge d’or voici quelques siècles. Rien à voir ces collections monomaniaques qui se sont développées plus tard, il s’agissait une sélection choisie des raretés de la nature et de l’art, &lt;i&gt;naturalia et artificalia&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, capables de faire réfléchir et rêver l’esprit.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’horizon de ma journée est nettement moins plaisant que ces beaux musées privés ayant fleuri dans l’Europe savante d’un autre âge&amp;nbsp;: je dois me rendre au lieudit «&amp;nbsp;Immeuble Le Pascal, Centre commercial régional Créteil Soleil&amp;nbsp;», plus précisément au greffe du Tribunal de commerce pour y déposer un nouveau dossier de liquidation. Étape nécessaire pour que la commission de surendettement prenne ensuite en compte mon dossier. Ma seule consolation est que cet endroit est accessible en métro, au terminus de la ligne 8 passant juste à côté de chez moi. Je mets à profit l’heure de transport pour terminer la biographie de Diane Arbus.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Créteil est grise sous le jour sans soleil, elle est de toute façon grise quelle que soit la météo. Des masses dont le vendredi est libéré par les RTT ou le chômage se pressent vers le centre commercial. La misère et le clinquant célèbrent leurs tristes noces. Je me trompe d’immeuble et rentre dans une Caisse d’assurance maladie. Le déguisement que j’avais inutilement choisi pour aller au Pôle Emploi parisien aurait été tout désigné ici, le lieu ressemble à sa caricature&amp;nbsp;: bondé, coloré, sinistre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’atterris enfin à la bonne adresse. Évidemment, il manque un papier dans mon dossier, un obscur formulaire relatif aux privilèges de mes créanciers. La fille du greffe, très aimable, me dit qu’on peut le faire sur place. Pour 46 euros. Je prends immédiatement mon visage 14bis du jeune homme sympathique, affolé et accablé, je lui explique que je suis chômeur, sans nouvelle du RSA et sans un sou en poche, ce qui est d’ailleurs globalement vrai. Pleine de compréhension, elle s’en va débattre avec une personne invisible que je suppose être son supérieur direct et revient un large sourire aux lèvres, me disant que tout est arrangé. Je la remercie et songe qu’elle pourrait en faire de même&amp;nbsp;; car j’ai donné à son âme généreuse l’occasion d’exprimer sa charité et sa commisération, elle dormira mieux ce soir en pensant à tout le bien qu’elle a fait autour d’elle. Bien que j’ai vécu une liquidation en juin dernier, je joue patiemment le néophyte quand elle m’explique les procédures à venir – avoir l’air d’un habitué des prétoires la foutrait mal. Si j’ai un peu de bol, ils ne croisent pas les fichiers avec ceux du département voisin et ne verront pas que je plante là ma deuxième société en l’espace d’un trimestre. Rendez-vous le 18 novembre à 8h45 pour passer devant les magistrats, cette matinée promet d’être longue.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6790516136639344726?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6790516136639344726/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/des-cabinets-de-curiosites-aux-greffes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6790516136639344726'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6790516136639344726'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/des-cabinets-de-curiosites-aux-greffes.html' title='Des cabinets de curiosités aux greffes des cités'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sur_2GSPSwI/AAAAAAAAA98/73VXFdkdYx0/s72-c/Herminebd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1840248491488629838</id><published>2009-10-29T15:14:00.004+01:00</published><updated>2009-10-29T15:16:06.112+01:00</updated><title type='text'>Le corps kafkaïen</title><content type='html'>Kafka et moi avons des problèmes contraires. Le 22 novembre 1911, il note dans son Journal&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Eu égard à sa faiblesse, mon corps est trop long, il n’a pas la moindre graisse qui puisse engendrer une chaleur pleine de bienfaits ou entretenir un feu intérieur, pas de graisse dont l’esprit puisse se nourrir une bonne fois au-delà de ses besoins quotidiens sans porter préjudice à l’ensemble&amp;nbsp;».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;Chacun son CORPS de RÊVE.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Kafka n’a qu’à moitié tort, d’ailleurs, le fait est que notre cerveau adore la graisse dont il enduit ses axones. Mais comme ce même cerveau tend à prélever de manière prioritaire ce dont il a besoin, il n’y a pas tellement de lien entre vivacité d’esprit et tour de taille. Il semble même que l’on observe le contraire. Récemment, des chercheurs chinois ont fait une méta-analyse de 26 études antérieures sur les liens entre QI et obésité chez les enfants (Obes Rev, 23 sept 2009, epub). Eh bien il en ressort que les obèses ont 10 points de moins que les autres dans les scores de performance intellectuelle, et sept de moins dans les scores d’intelligence verbale. Des gros cons, pourrait-on dire méchamment.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Avec les températures qui baissent, j’ai encore plus la flemme d’aller à la piscine. L’entretien de son corps est une activité très enquiquinante quand elle devient spécifique, c’est-à-dire quand elle ne découle pas d’une autre occupation. Ce n’est même pas la difficulté qui me rebute, car je suis ma foi assez léger maintenant, mais l’ennui qui me saisit très vite lorsqu’allongé, par exemple, je regarde mes jambes faire des mouvements en l’air. Je ne parviens toujours pas à concevoir que l’on passe une heure entière dans une salle de gym à gesticuler de la sorte en obéissant aux aboiements d’un maton. D’ailleurs je constate que copines Peggy et Natacha ne mettent plus guère les pieds au gymnase, et j’ignore même si copain Stéphane poursuit son plan musculaire secret. Je n’en conserve pas moins mes petites activités haltérophiles et abdominales réparties au cours de la journée, ainsi qu’un maximum de marche à pied dans Paris. La perspective du club de gym s’éloigne donc, je projette plutôt de profiter du prochain printemps pour une séance plus intensive, avec fortes doses de créatine (et de testostérone si j’en ai trouvé d’ici là), afin de sculpter un CORPS de RÊVE que je pourrai exhiber l’été suivant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1840248491488629838?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1840248491488629838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/le-corps-kafkaien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1840248491488629838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1840248491488629838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/le-corps-kafkaien.html' title='Le corps kafkaïen'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-218597558884813041</id><published>2009-10-29T10:30:00.006+01:00</published><updated>2009-10-29T15:19:21.485+01:00</updated><title type='text'>Une autre histoire de la violence</title><content type='html'>Hier, l’un à pied sort ses poubelles. L’autre à vélo prend la rue en sens interdit. Choc, altercation, cri. Cala se finit par «&amp;nbsp;connard&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;enculé&amp;nbsp;» faisant écho sur les façades. Ce matin, tôt à Bastille, même scène pour un accrochage en voiture. L’autre soir, pratiques identiques à Ledru-Rollin. Et ainsi de suite, je n’arrête pas de voir des mâles humains extérioriser leur hargne par des cris et des menaces. La colère est une émotion que je ressens difficilement, chez moi cela relève plutôt d’un agacement permanent, mais pas de ces bouffées soudaines d’agressivité qui viennent des tripes et des hormones. Dans toutes les sociétés humaines connues, 95&amp;nbsp;% des crimes et délits sont le fait des mâles de l’espèce et parmi ceux-là, c’est au pic de testostérone, c’est-à-dire à 15-25 ans, que la probabilité est la plus forte de s’en prendre à autrui ou à ses biens. Mais les altercations dont j’ai été témoin étaient le fait d’individus plus âgés. Je n’aime pas cette violence, je la trouve stupide. Et comme je suis malgré tout un mâle, elle me rend à mon tour violent, elle me donne envie d’écraser la face des individus qui sont assez cons pour s’y abandonner, donc elle me rend con à mon tour et je l’aime encore moins.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Rien de tout cela dans le documentaire &lt;i&gt;The September Issue&lt;/i&gt; vu avant-hier soir, dont je parle avec retard en raison des France Teleconneries. Le monde de &lt;i&gt;Vogue&lt;/i&gt; est rempli de femmes charmantes, de couturiers affables et de photographes inoffensifs. Le film est intéressant, je ne regrette pas (comme souvent hélas) de l’avoir vu. Le personnage d’Anna Wintour, patronne de la rédaction de &lt;i&gt;Vogue US&lt;/i&gt;, me plaît&amp;nbsp;: très professionnelle, très froide, très discrète, en contrepoint du milieu dont &lt;i&gt;Vogue&lt;/i&gt; est une figure de proue éditoriale. Milieu que je ne connais et ne rêve pas de connaître, mais dont certaines critiques faciles me laissent insensibles. Je crois au fond que je n’aime pas la richesse, mais le luxe, et la haute couture en est évidemment l’incarnation même. Même le plus pauvre peut se permettre un luxe, alors que bien des riches ne s’en accordent jamais.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Après le film nous avons été au Quick, ils ont un nouveau sandwich aux oignons qui me rappelle le Whopper du Burger King, et du même coup les pays germaniques et nordiques où cette chaîne prospère. Je repense à Berlin, j’ai hâte d’être en hiver.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mon roman avance doucement, à mesure que j’ajoute les éléments du nouveau plan, je réfléchis aux futures modifications du récit principal déjà achevé avant l’été. J’ai aussi envie de faire un essai sur le sexe, je m’en suis ouvert à copine Sarah, mais ce sera pour 2010.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;À la radio, on cause du retour de la grippe A, et aussi d’une consultation sur l’identité nationale. Il n’y a qu’en France que l’on change les codes de nationalité et règles de citoyenneté tous les quatre matins, quand j’étais plus jeune cela évoluait d’un gouvernement l’autre. Un jour, j’ai lu une interview de Houellebecq où le journaliste l’interrogeait sur son exil en Irlande, l’asticotant sans doute sur le fait qu’il était mauvais citoyen et contribuable, et le romancier répondait quelque chose du genre&amp;nbsp;: je me suis toujours senti un usager de mon pays, je n’y ai aucune attache sentimentale. Cela m’avait ravi car je suis exactement dans la même disposition d’esprit, celle d’un usager de la France. Ou d’un touriste quand je visite ses régions, il est vrai très belles. Le pathos national me laisse de marbre, le prêche citoyen m’incommode plus encore. Ce dont ont besoin les petits Français issus de l’immigration ou non, ce n’est pas d’entonner en chœur la stupide Marseillaise, ce n’est pas de psittaciser l’antienne des valeurs-de-la-République, mais de trouver du boulot, si possible bien payé. Et éventuellement de se prendre une taloche quand ils font les cons, comme les jeunes ont toujours fait les cons, c’est à cela notamment qu’ils se reconnaissent. Mais toute la litanie sur la France éternelle de Vercingétorix à Valmy et de Napoléon à Sarkozy, avec des trémolos de circonstance dans la voix, cela me semble une curiosité du XIXe siècle, un truc que les post-sexagénaires de l’élite sortent de temps en temps du placard à poussière, peut-être un dossier de couverture du &lt;i&gt;Nouvel Obs&lt;/i&gt; ou du &lt;i&gt;Fig Mag&lt;/i&gt; quand il n’y a vraiment aucun autre marronnier en vue.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-218597558884813041?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/218597558884813041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/une-autre-histoire-de-la-violence.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/218597558884813041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/218597558884813041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/une-autre-histoire-de-la-violence.html' title='Une autre histoire de la violence'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5688686752538503611</id><published>2009-10-28T09:14:00.002+01:00</published><updated>2009-10-28T09:16:58.284+01:00</updated><title type='text'>La (nouvelle) fable des abeilles</title><content type='html'>De tous les maux intellectuels qui accablent l’époque, l’environnementalisme béat n’est pas le moindre. Journaux, radios, télés et sites dégorgent de pleurnicheries climatiques, de lamentations polluées, de complaintes biodiversifiées, de gémissements radioactifs. Tout cela est pieux et généreux, mou et flou, romantique et pathétique. Le Français moyen n’aime généralement pas être qualifié de conservateur, surtout le djeune rebelle, mais quand il s’agit de conserver la planète en l’état, c’est la course en avant réactionnaire.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Remarquez bien&amp;nbsp;: je ne souhaite pas le génocide de l’ours blanc ni le sacrifice du bébé phoque. Mais je ne supporte pas la bêtise grégaire, encore moins la malhonnêtété intellectuelle. Je pense à cela en lisant un papier d’Aizen et Harder dans le &lt;i&gt;New Scientist&lt;/i&gt;. Ces deux chercheurs sont notamment spécialistes des abeilles. Ils tordent le coup à la phrase stupide que l’on prête à Eistein&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«si les abeilles disparaissent, l’humanité suivra dans quatre années».&lt;/i&gt; Et à tout le tralala qui accompagne depuis plusieurs années le déclin de l’abeille dans le discours médiatique.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Et d’un, Einstein n’a jamais dit cela. Et de deux, sur les 115 plantes les plus indispensables à l’humanité, seules 70 sont pollinisées et parmi celles-là, la plupart sont autopollinisées. Et de trois, l’Europe et les Etats-Unis ne sont pas le centre du monde&amp;nbsp;: leurs pertes récentes ont été plus que compensées par les gains africains, asiatiques et sud-américains, de sorte que le stock mondial d’abeilles domestiques a augmenté (et non diminué&amp;nbsp;!) de 45% en 50 ans. Et de quatre, les pesticides et herbicides sont loins d’être les seuls coupables dans les zones où l’abeille domestique a effectivement décliné, il n’est même pas certain qu’ils soient du tout responsables, le syndrome d’effondrement de colonies ayant plus probablement une cause principale de nature virale ou parasitaire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 60.8pt;"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Mais voilà&amp;nbsp;: un discours simpliste et alarmiste qui désigne un ennemi facile aura toujours plus de succès qu’un exposé rigoureux qui fait l’effort de collecter les données et de montrer leur complexité. C’est vrai dans tous les domaines. Quand vous avez le malheur, comme moi, de vous méfier des bavardages confus et des dissertions vagues, quand vous cherchez presque par instinct le roc des faits derrière l’écume des mots, eh bien vous avez souvent le sentiment d’être un extra-terrestre. Et ne croyez pas que vous aurez un jour un instant de repos. Parce qu’un mantra en chasse un autre, quand les abeilles seront oubliées, personne ne battra sa coulpe pour les conneries émises, on se plaindra avec une ardeur redoublée du déclin du moustique, du moucheron ou de je-ne-sais-quel truc volant. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal" style="tab-stops: 60.8pt;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dans une autre étude parue ces jours-ci, deux chercheurs ont montré que sur tout sujet, les extrémistes ont tendance à s’exprimer plus largement que les modérés, notamment parce qu’ils croient que leurs convictions sont partagées par une majorité silencieuse. Ils ne songent même pas à convertir leurs voisins, mais s’imaginent exprimer ce que le voisin pense déjà au fond de lui-même. Effrayant quand on y songe, de vivre ainsi parmi des primates qui s'imaginent être les porte-parole obligés de vos idées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5688686752538503611?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5688686752538503611/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-nouvelle-fable-des-abeilles.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5688686752538503611'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5688686752538503611'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-nouvelle-fable-des-abeilles.html' title='La (nouvelle) fable des abeilles'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8270504969875453881</id><published>2009-10-27T23:08:00.000+01:00</published><updated>2009-10-28T09:13:46.750+01:00</updated><title type='text'>France Telecom m'a suicider</title><content type='html'>Et voilà, couic, coupé du réseau large comme le monde, world wide web. Orange / France Telecom, que j’avais pourtant appelé la veille pour les prévenir que je ne pouvais pas payer mes factures en retard mais que je le ferai sans faute dans la semaine dès qu’un virement sera passé sur mon compte, m’a coupé hier matin mes services Internet. Ils ont tellement de suicides en interne qu’ils ont peut-être envie d’exporter leur nouvelle offre en faisant sombrer leurs abonnés dans le désespoir.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ah cela rapporte de jouer les petits parfaits en tenant scrupuleusement ses créanciers informés de ses déboires&amp;nbsp;! Hier encore, j’ai reçu sur mon mobile une sorte de message pré-enregistré dont l’effrayante voix mécanique me menaçait de mille morts si je ne commençais pas im-mé-dia-te-ment à régler une autre de mes dettes, à une banque cette fois. La Société Générale pour ne pas la nommer, si ces enkerviellés croient que je vais produire le moindre effort, ils se trompent, je ferai absolument tout pour obtenir la part qui me revient dans l’irresponsabilité généralisée et les milliards qui s’envolent d’un claquement de doigts. Le pire est que la banque comme l’huissier mandaté par elle pour me persécuter ainsi avaient reçu la semaine dernière un courrier faisant état de mon surendttement, de mon chômage et de mon absence totale de revenu. Cela ne les empêche pas de vous pourrir l’existence par automates téléphoniques interposés. Le mec au soixante-quinzième étage de sa tour, dont la femme est partie avec ses gosses, dont le Pôle Emploi lui envoie une offre de merde par semaine depuis 654 jours et dont le caniche vient de mourir d’un cancer généralisé, il prend la communication et il saute direct par la fenêtre.&amp;nbsp; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Toujours est-il que je suis comme un con devant ma box aux voyants endormis. Je passe une bonne part de mon temps dans le monde virtuel, et ce sevrage brutal me laisse désemparé. Un coup de fil à copain Jean permet de payer la facture, au prix d’une rallonge supplémentaire sur mon ardoise déjà conséquente chez lui, mais cela se fait dans les 24 heures au mieux. Je me tâte d’aller chez copine Peggy, mais c’est tout petit chez elle, ma fumée devient vite problématique, je n’ai pas de fric pour me payer un billet de transport et j’ai déjà fait l’aller-retour à pied, hier et ce matin. Non, je vais plutôt m’activer hors ligne, écrire pour ce journal, avancer sur mon roman,&amp;nbsp; rendre et reprendre des livres à la bibliothèque, réduire la pile des lectures en retard, soulever des haltères, regarder cinquante fois mon frigo presque vide, maudire Orange, maudire Orange, maudire Orange…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;J’affecte une probabilité de 80% au Nouvel An à Berlin. Copine Peggy a trouvé des apparts à louer à la semaine valant moins chers que trois nuits d’hôtel. Peu importe qu’ils soient loin du centre, j’en serais même ravi, j’aime déambuler dans les villes, et puis quand on n’est pas chez soi, tout est motif de curiosité, même un banal transport en commun. Le voyage se fera en voiture, tant pis pour l’effet de serre et tant mieux pour le porte-feuille. Copine Amélie n’est pas chaude pour venir, on verra le moment venu. Je me réjouis d’avance de fuir Paris et la France.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je regarde des photos de Cindy Sherman, je ne me souvenais plus de ses séries Masks. Cela me fait penser que copine Natacha est complètement déprimée car elle ne trouve pas de temps ni d’espace pour faire de la photo non-alimentaire. C’est dingue comme notre génération (je la vieillis ou je me rajeunis un peu) aura vécu sous le spectre de l’ennui et de la rareté par rapport à la précédente, celle des Trente Glorieuses, quand tout semblait aller de soi. Bien sûr il faut relativiser, avec le prix d’un paquet de cigarettes on peut faire vivre une famille africaine pendant un siècle, et caetera. Mais la pauvreté des autres n’est pas un argument valable pour se laisser enfiler sans moufter le suppositoire de plus en plus large de la paupérisation inéluctable. C’est surtout une question d’ambiance générale, dans les pays à forte croissance comme la Chine, on voit plein de choses se passer malgré la répression, cela construit à tout va dans des projets urbains démentiels, les paysans se barrent enfin des campagnes, les classes moyennes et citadines émergent, elles ont envie de se&amp;nbsp; construire une nouvelle vie et de coloniser la planète, cela fait plaisir à voir, au moins de loin et j’irais d’ailleurs volontiers tout près pour me faire un avis.&amp;nbsp; Les vieux Européens, quant à eux, me font pitié, ils gèrent péniblement la ruine de leurs Etats providence, ils essaient de se convertir au libéralisme mais n’en ont pas du tout la mentalité et croient encore à la communauté ou à l’Etat, au fond,&amp;nbsp; ils prennent un air grave et prétentieux pour avancer des projets emmerdants comme la pluie de gestion de la planète en bons pépères de famille, ils sortent en douceur de l’histoire et requalifient de sagesse ce qui ressemble surtout à un épuisement fondamental de leur énergie de vivre. Vivement que la jeunesse du monde balaie tout cela. Enfin… sauf si cette jeunesse n’a rien à apporter de plus de stimulant que lire un Coran en boucle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ce soir je vais marcher du Marais jusqu’à la Sorbonne pour aller voir &lt;i&gt;The September Issu&lt;/i&gt;e, le docu sur le bouclage de &lt;i&gt;Vogue&lt;/i&gt;, j’espère que ma carte de chômeur me vaudra une réduc. Ce sujet léger me convient parfaitement.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8270504969875453881?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8270504969875453881/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/france-telecom-ma-suicider.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8270504969875453881'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8270504969875453881'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/france-telecom-ma-suicider.html' title='France Telecom m&apos;a suicider'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-7036258012743866850</id><published>2009-10-26T16:45:00.001+01:00</published><updated>2009-10-26T16:45:37.085+01:00</updated><title type='text'>Merci</title><content type='html'>Je tape d’abord mes messages sur Word, et ensuite je les copie dans Blogger, l’interface qui héberge ce journal. C’est une habitude. C’est aussi pratique puisque de la sorte, je peux compter mes signes rédigés. J’en suis ici à 259.041 signes, ce qui fait une bonne moyenne en deux mois. À peu près autant qu’un roman de Nothomb ou un essai de Finkielkraut.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En janvier dernier, j’avais arrêté un blog et je m’étais juré de passer une année entière sans autre écriture sur Internet que des contributions de-ci de-là à des forums ou à des commentaires de blog. J’aurai tenu huit mois. Et c’est reparti, ici et sur un autre site consacré au sexe. Je ne peux pas m’en empêcher. Encore une addiction, dans une collection déjà riche.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Depuis que j’ai commencé à écrire, vers 18 ans, je n’ai jamais arrêté, au pire des pauses dépressives. Je suis incapable de dire combien de feuillets j’ai noircis sur le papier ou l’écran, mais cela doit se chiffrer en dizaines ou centaines de milliers. En incluant l’alimentaire, bien sûr, puisque je n’ai vécu que de mon écriture. À en juger par la rareté des mails du Pôle Emploi, j’ai l’impression que ce métier de rédacteur n’est plus très demandé. J’ignore pourquoi, il faut croire que mes contemporains s’expriment mieux. Ou peut-être que bien s’exprimer n’a plus une grande valeur ajoutée, il suffit de se faire vaguement comprendre par son interlocuteur. Surtout dans le monde des affaires, c’est-à-dire en tendance le monde tout court, où les chiffres importent toujours plus que les mots. Remarquez que je suis bon en calcul mental aussi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;À quoi obéit ma pulsion d’écrire&amp;nbsp;? En auto-analyse sauvage, elle est du même ordre que ma pulsion d’achat, une sorte de principe de dépense généralisé où je me sens bien lorsque j’ai l’impression d’avoir donné ou dilapidé beaucoup. L’écriture gratuite me plaît infiniment mieux que l’écriture commanditée, c’est lorsque cela ne me rapporte rien, ne s’inscrit dans aucun projet précis, ne répond à aucune contrainte ou urgence que j’éprouve le plus de plaisir à écrire. Ce petit lieu très confidentiel, où vous n’êtes que quelques dizaines à me lire, correspond parfaitement aux critères. Une autre raison tient probablement à ma difficulté d’entretenir une vie sociale normale. J’ai naturellement tendance à repousser les invitations «&amp;nbsp;in real life&amp;nbsp;» mais en même temps, et paradoxalement, j’adore échanger des idées, des sentiments, des informations. Écrire me permet de résoudre le paradoxe. Surtout depuis qu’Internet existe, ce qui aura été l’événement majeur de ma génération, et une bénédiction pour les gens comme moi (ou comme copine Peggy, ainsi qu’elle l’explique &lt;a href="http://lamutationestenmarche.blogspot.com/2009/10/facebook-entomologie-dun-point-critique.html"&gt;dans ce texte&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et donc merci à vous, lecteurs inconnus, de partager un temps ce flux de mon existence. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-7036258012743866850?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/7036258012743866850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/merci.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7036258012743866850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7036258012743866850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/merci.html' title='Merci'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-7555158856222110614</id><published>2009-10-25T23:52:00.003+01:00</published><updated>2009-10-25T23:53:52.530+01:00</updated><title type='text'>Sur le quai des moribonds</title><content type='html'>RER D tout juste raté, 29 minutes d’attente, gare fermée, trop peu couvert pour la fraîcheur du soir tombant… fin du week-end banlieusard, et j’immortalise la désespérance des rails orphelins.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SuTWm7khWPI/AAAAAAAAA9s/d0Na6NL1Qmw/s1600-h/QuaidelagareMontgeronbd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SuTWm7khWPI/AAAAAAAAA9s/d0Na6NL1Qmw/s400/QuaidelagareMontgeronbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Tout à l’heure, mon père a confirmé sa bonne forme toute relative, ils ont probablement baissé les médications qui le transformaient en pur légume. Ce n’est certes pas brillant, aucune phrase cohérente, un œil noir et fixe, mais il a l’énergie d’aboyer «&amp;nbsp;c’est dégueulasse&amp;nbsp;» à l’infirmier tout miel qui lui tend avec componction un antibiotique. Car Clostridium difficile a fait son retour, la récidive interdit le transfert dans l’aile long séjour. Il engloutit le yaourt que je lui donne par petites cuillerées, je me dis que des marmots aux vieillards, j’aurais nourri tous les âges de la vie. Au loin, la vieille femme noire hurle un désespoir sans écho. Pas une fois où je n’ai entendu ses longues plaintes qui résonnent dans les couloirs. En sortant je passe par la cafétéria de l’hôpital, elle ressemble étrangement à un décor de films de zombie, avec les malades et leurs familles comme figurants. Au terminus de l’existence, les quais sont toujours sinistres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Encore plus tôt dans la journée, déjeuner familial avec copains François, Caroline, Mathilde, Alexandre, Antonine, Amélie. Le repas dominical passe comme la plupart des repas dominicaux, dans un échange sans grande conviction de mots sans grande portée. Je récupère une soixantaine de livres et quelques outils, je désespère de l’étroitesse de mon appartement parisien. Côté régime, le week-end aura été gala, mais sans excès, je ne fais que grignoter. Le fuel manque dans la chaudière, un lit humide et froid témoigne de ma nuit sans rêve. Pour une raison que j’ignore, sans doute un précédent week-end où elle était seule disponible, j’en suis revenu à occuper dans cette maison ma chambre d’enfant et je me souviens de mes peurs d’alors.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Depuis le radiateur froid, j’entends encore battre un souffle venu des caves. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-7555158856222110614?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/7555158856222110614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/rer-d-tout-juste-rate-29-minutes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7555158856222110614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7555158856222110614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/rer-d-tout-juste-rate-29-minutes.html' title='Sur le quai des moribonds'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SuTWm7khWPI/AAAAAAAAA9s/d0Na6NL1Qmw/s72-c/QuaidelagareMontgeronbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6788813072218547722</id><published>2009-10-24T12:41:00.003+02:00</published><updated>2009-10-24T12:45:36.708+02:00</updated><title type='text'>La sélection du chiare le moins chiant ?</title><content type='html'>En allant poster des paquets ce matin, je croise des pères de corvée qui mènent leur enfant à l’école voisine. Le père de corvée se reconnaît à sa mine mal réveillée, si tôt un samedi, à son allure gauche, penché pour donner la main à son enfant, parfois à sa clope au bec qui lui attire le regard malveillant de quelques mères hygiénistes et sourcilleuses du bon exemple à donner à la jeunesse dès le plus jeune âge, ces mères qui matent en meute devant l’école, tel un digne troupeau de femelles prêtes à dévorer cru celui qui pourrait menacer un seul cheveu de leur précieuse progéniture.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je me dis que les mômes sont effectivement une corvée, et je réfléchis qu’à la limite, ils sont une énigme darwinienne. (Les darwiniens sont ces êtres parfois insupportables qui examinent tout phénomène vivant en se demandant s’il est le fruit d’une adaptation sélective, qui posent en gros la question «&amp;nbsp;mais comment a-t-on pu en arriver là&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»). Voilà un être très dépendant, dénué d’autonomie, qui a absolument besoin de ses parents pour survivre, qui a donc dû développer des stratégies de séduction pour capter cet investissement parental en ressources, soins, temps et énergie. Si le môme fait fondre si spontanément les cœurs, c’est aussi pour vider plus facilement les poches.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et pourtant, cette sélection du chérubin le plus charmant ne fonctionne pas toujours bien, plein d’enfants poussent leurs parents à la séparation pour désaccord sur les corvées ou pertes de libido, et ils les poussent même parfois au crime quand ils hurlent trop dans leur berceau. Mais le problème n’est sans doute pas l’enfant, plutôt la famille nucléaire et séparée apparue avec l’ère bourgeoise. Un dicton africain apocryphe dit qu’il faut un village entier pour élever un enfant. Ce doit être vrai dans toutes les sociétés traditionnelles&amp;nbsp;: les parents n’ont pas en permanence l’enfant dans les pattes, il y a une sorte de collectivisation des charges diverses et variées afférentes à l’élevage du petit animal humain. Ce qui n’existe plus aujourd’hui dans une grande ville moderne, sauf bien sûr les services genre crèche ou école dans la semaine, mais en dehors d’eux, la famille est un huis-clos souvent étouffant, et la stratégie du chérubin n’est pas forcément celle de chacun de ses parents. Surtout quand ça gueule, comme sur cette photo de Diane Arbus (Enfant en pleur, NJ, 1967).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SuLZS5k01rI/AAAAAAAAA9k/pC0ftOTZruM/s1600-h/ArbusEnfantPleurantbd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SuLZS5k01rI/AAAAAAAAA9k/pC0ftOTZruM/s400/ArbusEnfantPleurantbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans les vingt-quatre heures de ce samedi, plusieurs enfants seront battus ou tués&amp;nbsp;; plusieurs couples s’engueuleront, se tromperont ou se quitteront avec une enième querelle sur les tâches familiales comme facteur déclencheur. A long terme, cela signifierait que le régime de monogamie nucléaire séparée pourrait aboutir à une sélection positive des enfants les moins chiants, c'est-à-dire les plus adaptés à ce cadre de développement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Quoique futile et gratuit, voilà qui me semble à tout prendre un motif matinal de réflexion plus intéressant que de savoir si OM-PSG sera reporté, question qui passionne pourtant en boucle France-Info, mais il est vrai que cette radio publique d’information généraliste consacre désormais une bonne moitié de ses plages horaires de week-ends et de soirées à commenter football et rugby.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je pars à Montgeron dans l’après-midi, plutôt déplumé donc cela sent le Lidl à plein nez, pas trop déprimé donc j’envisage l’hospice paternel avec sérénité. Le plus ennuyeux sera les allers-retours nécessaires pour transvaser une partie de mes affaires vers Paris, celles que je n’abandonne pas à la saisie future.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6788813072218547722?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6788813072218547722/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-selection-du-chiare-le-moins-chiant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6788813072218547722'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6788813072218547722'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-selection-du-chiare-le-moins-chiant.html' title='La sélection du chiare le moins chiant ?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SuLZS5k01rI/AAAAAAAAA9k/pC0ftOTZruM/s72-c/ArbusEnfantPleurantbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5236862430639627229</id><published>2009-10-23T21:57:00.002+02:00</published><updated>2009-10-23T21:57:45.069+02:00</updated><title type='text'>Quand passe la Parque</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SuIKsPtFOmI/AAAAAAAAA9c/yal62Ke4u-w/s1600-h/EnfantCiseauxRosebd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SuIKsPtFOmI/AAAAAAAAA9c/yal62Ke4u-w/s400/EnfantCiseauxRosebd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5236862430639627229?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5236862430639627229/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/quand-passe-la-parque.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5236862430639627229'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5236862430639627229'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/quand-passe-la-parque.html' title='Quand passe la Parque'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SuIKsPtFOmI/AAAAAAAAA9c/yal62Ke4u-w/s72-c/EnfantCiseauxRosebd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1398570948857012062</id><published>2009-10-23T20:12:00.004+02:00</published><updated>2009-10-23T21:55:25.162+02:00</updated><title type='text'>Souffle du soir venu</title><content type='html'>D’une phrase d’une seule, saisir cette journée, voilà qui me semble une gageure et comme je commence à écrire, à la lueur tombante du jour, au cri des enfants qui sortent des écoles et des moteurs qui s’élancent vers leur week-end, il m’apparaît que rien de mémorable ne mérite sans doute d’être retenu, que tout dans mes dernières heures de veille fut simple répétition d’actes antérieurs, à quoi se réduit d’ailleurs l’essentiel de notre existence et il faut pour supporter cette absence évidente de nouveauté, pour accepter ce retour obstiné de l’identique, pour laisser s’accomplir sans remords le cours machinal des événements, il faut donc ne surtout pas prendre de recul, ne surtout pas s’interroger, ne surtout pas imaginer ce que nous aurions pu faire en des circonstances plus heureuses, ou simplement autres, il faut en dernier ressort ne pas penser du tout, tant il est vrai que la pensée de cette insignifiance nous plonge dans l’effroi ou la colère ou le spleen, selon son tempérament du moment, et qu’au bout du compte, tous ces gens allant riant vers une fête bruyante, une soirée paisible, un rendez-vous amoureux, un copieux festin, tous ces gens palabrant en terrasses des cafés malgré la bruine, tous ces gens entrant et sortant des commerces, tous ces gens avançant mécaniquement vers un destin déjà tracé, tous ces gens gommant le souci par la solide résolution de ne pas examiner la finalité dernière de leurs actes, tous ces gens-là, dont j’observe la vie cadencée du rebord de ma fenêtre, ont certainement approché le bonheur bien plus souvent que je ne l’ai fait, et si par quelque conversion eudémoniste je décidais à mon tour de chercher ce bonheur comme un but, je ne vois d’autre issue qu’une trépanation, un électrochoc peut-être, une violente catharsis susceptible de défaire tous les liens anciens de mes neurones et d’ouvrir mon esprit à la béatitude du même en sa réplication infinie, mais bien sûr, il me serait impossible alors d’écrire de si longues phrases, d’écrire quoi que ce soit en fait, puisque l’écriture résulte toujours d’une différence entre deux états dont elle tente une description et que sans cette différence, fut-elle minime, l’exercice même d’écrire se trouve absolument vidé de son sens, monotone enregistrement du cours d’un monde dont nous serions les objets inertes, et peut-être que les interjections de plus en plus brèves par quoi tendent à se résumer les échanges sur ce lieu virtuel où tombe mes mots expriment-elles au fond un désir de cette espèce, le devenir-objet d’un animal ayant bien trop pensé et parlé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1398570948857012062?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1398570948857012062/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/souffle-du-soir-venu.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1398570948857012062'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1398570948857012062'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/souffle-du-soir-venu.html' title='Souffle du soir venu'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3519702989409862587</id><published>2009-10-22T21:21:00.001+02:00</published><updated>2009-10-22T21:21:46.860+02:00</updated><title type='text'>Au jeu des masques</title><content type='html'>Malgré l’abandon du régime Dukan dans sa phase d’attaque, avec pour seule rescapée la galette tenant lieu de petit-déjeuner, déjeuner et goûter réunis, je continue de perdre du poids&amp;nbsp;: 64,7 kg ce matin, selon copine Terraillon. Rétrospectivement, je me demande ce que j’absorbais pour être si lourd. Se peut-il que l’alcool à lui seul m’empâte&amp;nbsp;? C’est bien possible. Dans ce cas, cela signifierait une relative insensibilité de mon corps aux plats gras. Il faudrait que je fasse une semaine McDo-Kebab à titre d’expérience. Mais cela ne me tente même pas, le régime du Maître est si efficace que mes nostalgies lipidiques ont été effacées, au moins pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Journée presqu’entière de réunions diverses, l’horreur. Au bout d’un moment, assez rapide, je suis mal, je n’arrive plus à fixer mes pensées, j’ai absolument besoin d’être seul, de ne plus parler, de ne plus écouter, de ne plus me sentir surveillé, je regarde les gens autour de moi comme si un film se déroulait, mais un film où je me verrais comme acteur perdu dans un coin du champ. Ma difficulté à travailler en équipe – au moins dans le monde réel, parce que de manière virtuelle je n’ai aucun problème – m’aura coûté cher. Mais qu’y puis-je, je n’ai jamais aimé cela, les sports collectifs m’ennuyaient déjà à l’école, il me fallait quelques bons amis choisis et surtout rien de plus, le nombre m’encercle, le groupe m’oppresse, la foule m’étouffe.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il y a quand même des choses intéressantes dans ces rencontres, bien sûr. Le matin, un chercheur du CNRS m’explique comment la linguistique permet de faire émerger l’idéologie implicite d’un texte, cela s’appelle sémantique des points de vue, on cherche des topoï. Je l’écoute et j’observe sa grande barbe, aussi sa jolie pipe d’écume. Il m’apprend que l’écume se désagrège vite. Lui ne peut se défaire de ses pipes favorites, et va jusqu’à les replâtrer lors que la combustion et le raclage ont fini par trouer le fragile matériau.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’avantage de réunionner chez soi, c’est que l’on est tranquille pour fumer, pisser, boire du café. Ce n’est pas le cas l’après-midi, où une hystérique du développement durable (j’aimerais dire une pétroleuse, mais je crois que l’énergie fossile est mal vue) me casse les oreilles et les couilles avec un discours militant. Ah le militant… je comprends très bien que l’on milite à un moment de sa vie, par exemple quand on a des poussées d’acné et d’hormones vers 15 ans. Mais je suis toujours épaté par ceux qui poursuivent l’expérience au-delà, se dévouant corps et âme à la Grande Cause de leur vie. Cela dit, avec la dépolitisation et la désyndicalisation, le modèle se fait rare dans les générations émergentes. Mais pas de raison qu’il disparaisse tout à fait, le militantisme est la forme laïque et sécularisée des anciens engagements religieux, toute cause attirera toujours à elle les dévoués sectateurs et leurs communautés soudées. Comme je ne suis pas chez moi, je ne peux ni fumer, ni pisser, ni boire du café, je gratte sans conviction mon carnet de notes. Je regarde le bleu du ciel derrière la haute fenêtre. La table de réunion est immense, on doit pouvoir tenir à 25 autour d’elle. Elle occupe toute la pièce et la massacre en même temps, tout ce bel espace gâché pour la fade parlotte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’ordinateur du Pôle Emploi me propose un poste de traducteur d’allemand à Tulle. Cela tombe bien, je ne parle pas allemand et je souhaite rester à Paris. Évidemment, si l’on est radié des Assedic après avoir refusé trois offres dans ce genre-là, je comprends mieux le problème.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je viens bientôt toucher mes revenus de vente Amazon, et pouvoir m’acheter un petit éclairage continu. Le plus difficile sera de transformer ce cagibi d’appartement en studio photo, mais j’y parviendrai, au moins pour des natures mortes, ou pour des portraits et séries en cadrages serrés. Là aussi j’ai plein de projets, trop, il faut que je discipline cela. Ces photos comme mon roman seront le socle de ma nouvelle mutation à venir – cela m’a d’ailleurs surpris que copine Sarah me renvoie vers Pessoa, car au-delà du &lt;i&gt;Livre de l’intranquillité&lt;/i&gt;, elle ignorait sans doute combien je goûte anonymats, pseudonymats, hétéronymats, le jeu des masques en général. J’ai pu observer combien les gens accordent d’importance au nom, comme si cette identité, cette provenance, cette lignée étaient plus importantes que le contenu présent de notre action. Ils sont beaucoup à rêver de se faire un nom. J’aurai passé ma vie à me défaire des miens.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3519702989409862587?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3519702989409862587/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/au-jeu-des-masques.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3519702989409862587'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3519702989409862587'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/au-jeu-des-masques.html' title='Au jeu des masques'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-2248373969523924153</id><published>2009-10-21T22:09:00.002+02:00</published><updated>2009-10-21T22:10:04.035+02:00</updated><title type='text'>Je vous salue Witkin</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/St9qVyJcfoI/AAAAAAAAA9U/2G9aDKA8mEw/s1600-h/witkin.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/St9qVyJcfoI/AAAAAAAAA9U/2G9aDKA8mEw/s400/witkin.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Hier encore, avec copines Peggy et Natacha, nous avons regardé le documentaire de Jérôme de Missolz sur Joel-Peter Witkin (que l’on peut &lt;a href="http://www.vodeotheque.org/18-129-1798-joel-peter-witkin-l-image-indelebile.html"&gt;louer ou acheter en VOD ici,&lt;/a&gt; Mac malvenu et PC conseillé hélas), vieux déjà d’une quinzaine d’années. Je ne peux que vous le conseiller, le documentaire en lui-même est bien fait (montage simple, décomposition efficace du geste créatif, parole exclusive de l’artiste, pas de bavardage critique et soporifique dont l’art contemporain se fait une spécialité). Et son sujet vaut le détour. Witkin fait partie de mon panthéon. Son œuvre s’inscrit dans la lignée qui, de Bosch à Rustin en passant par Schiele, Grosz, Bacon et bien d’autres, puise son inspiration dans le corps problématique, le corps souillé, le corps torturé – le corps mort, enfin. Influence religieuse certaine (Witkin ne cache pas son catholicisme), quoique sans perspective de rédemption.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-2248373969523924153?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/2248373969523924153/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/je-vous-salue-witkin.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2248373969523924153'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2248373969523924153'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/je-vous-salue-witkin.html' title='Je vous salue Witkin'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/St9qVyJcfoI/AAAAAAAAA9U/2G9aDKA8mEw/s72-c/witkin.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3858621871899213825</id><published>2009-10-21T17:21:00.003+02:00</published><updated>2009-10-21T17:25:58.681+02:00</updated><title type='text'>La société de consolation</title><content type='html'>Rencontrer une célibataire arabe, gagner 300 euros par jour, trouver une femme de ménage… je dois bien peu évoquer mon régime ces temps-ci, à en juger par les publicités que le robot Google place sur la page de garde. On ne peut pas dire que j’aide les braves gens qui tombent sur ce journal en glanant sur les moteurs de recherche quelques conseils pratiques dans leur quête du CORPS de RÊVE. Un régime, c’est un peu comme un mode d’emploi, on en suit scrupuleusement les directives et on obtient le résultat. Si le régime est efficace, bien sûr, mais il semble que Maître Dukan ne trompe pas ses disciples de ce point de vue. Les seuls conseils indispensables devraient finalement concerner la volonté de suivre les directives, c’est elle qui mène la danse. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S’il y a un dieu bon et tout-puissant, pourquoi le mal existe-t-il ? On cause de cela dans le poste ce matin, il paraît que des milliards de gens se sont posé cette question à travers les âges. Je me demande comment il est possible d’avoir une telle pensée, de perdre du temps dans ce genre de cogitation métaphysique. Chercher la solution arbitraire d’un problème dénué de sens, dès son énoncé… voilà donc ce que l’évolution a produit pour des milliards de cerveaux humains. Ce n’est pas une réussite, on sera au moins d’accord pour observer que la nature fait parfois mal les choses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;René est arrivé hier. René, c’est le chat de copine Natacha, elle a été le chercher dans un élevage du Perche. Comme tous les chatons ou presque, René est mignon. Du genre aimable, il ronronne comme une petite locomotive dès que vous le caressez. Les chats sont comme les humains, curieux de tout dans les jeunes années, revenus de tout dans leur âge adulte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant l’église Saint-Paul, un corbillard sous la pluie. Trois croque-morts en uniforme, quelques familles floues sur le parvis humide, un pigeon indifférent picore un mégot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le métro en direction d’Olympiades, je crois reconnaître un homme barbu. Mais impossible de le situer dans ma mémoire. Cela m’arrive fréquemment, il doit exister des limbes de l’esprit, une zone floue où flottent des souvenirs indécis. Je pense à mon père, trois semaines que je ne l’ai pas vu, je pense à cette solitude dans des murs inconnus, je pense à ce silence dans les cris aigus des patients et les voix fortes des infirmières, je pense à la vie qui s’efface elle aussi, comme les souvenirs, comme toute chose, je pense à ceux qui cherchent consolation de ces misères dans un bon dieu et la trouvent sans doute. Heureux les simples d’esprit – mais je préfère encore la souffrance si ma lucidité a ce prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pince-fesses à l’Institut pour fêter le nouveau site et l’année de travail qui l’a précédé, je décampe après dix minutes de brouhaha, quand on ferme les yeux et se concentre sur le flot confus des voix mêlées le tournis vient vite. À la sortie je passe à la médiathèque Melville, une biographie de Diane Arbus, une autre de Francis Bacon, un polar suédois. De quoi passer le temps quand la pluie bat mes fenêtres. J’aime cette grisaille uniforme et paisible des automnes. La réalité porte en elle et sa désolation et sa consolation, mais les hommes ne s'en satisfont pas, et leur société y trouve un puissant ciment.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3858621871899213825?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3858621871899213825/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-societe-de-consolation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3858621871899213825'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3858621871899213825'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-societe-de-consolation.html' title='La société de consolation'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-9055678056607613203</id><published>2009-10-20T17:46:00.004+02:00</published><updated>2009-10-20T17:50:04.518+02:00</updated><title type='text'>Connaissez-vous le préfou ?</title><content type='html'>Le Danemark et ses falaises, la Vendée et ses dunes&amp;nbsp;: copine Natacha et copain Stéphane nous racontent leurs longs week-ends respectifs, cela ravive mon envie de quitter quelques jours Paris où seule la pénurie me retient tous les jours de la semaine. Je n’aime rien tant que fuir la Capitale pour passer deux ou trois jours dans un coin terriblement paumé, par exemple un hôtel au papier peint désuet d’une sous-préfecture aux rues mornes, le genre de lieu houllebecquien qui vous surprend toujours par des détails improbables.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Si vous êtes en pleine phase d’attaque du régime Dukan, je vous déconseille totalement le préfou, cette pitance vendéenne simplement formée d’une baguette remplie de beurre et d’ail, que l’on chauffe au four. On en vend là-bas un peu partout et Stéphane nous fait apprécier la spécialité locale.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;À la radio, j’entends que des grandes entreprises tentent en ce moment d’interdire que l’on pointe des liens hypertextes vers leur site. Touche pas à ma belle vitrine, espèce de malpropre. C’est amusant comme certains capitalistes prétendent sélectionner les bonnes et les mauvaises libertés, les premières étant bien entendu celles qui maximisent leur profit, les secondes celles qui les menacent. On l’avait déjà vu avec l’industrie multinationale du disque, toute ravie que l’Etat-gendarme à son service matraque l’internaute partageux, copains millionnaires et coquins fonctionnaires main dans la main, avec quelques artistes jouant le rôle d’idiots utiles en bons intermittents du spectacle. Peut-être qu’à un certain seuil de taille ou de complexité, toutes les organisations privées comme publiques finissent par se comporter de la même manière, renforcer leur pouvoir, protéger leur territoire, neutraliser leurs adversaires par tous les moyens, et ainsi de suite. Jadis elles employaient la force, poudre et baïonnette, aujourd’hui c’est le droit, avocat et procédure. Quand on me dit que la loi protège de la force, je n’en crois rien, ou plutôt c’est devenu marginal à mesure que les agressions physiques ont reculé&amp;nbsp;: la loi n’a aucune pureté mystérieuse, elle est faite par les hommes, donc par leurs intérêts, et lorsque ces intérêts sont en conflit, le plus fort l’emporte d’une manière ou d’une autre. Le processus est insidieux, invisible, il n’a rien de brutal ni de spectaculaire, mais rien d’aimable non plus, on veut toujours vous contraindre à une certaine attitude.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En rendant mes livres, le front de la bibliothécaire m’attire l’œil&amp;nbsp;: je n’ai jamais vu de telles rides, ce sont de minuscules plis, d’infimes rigoles qui s’ouvrent et se ferment au moindre mouvement, comme les sillons d’un désert balayé par les vents. Mon Pessoa n’a toujours pas réapparu et je suis agacé de voir que, contrairement à ce que m’a dit hier l’ordinateur central du réseau parisien des bibliothèques, ils ont bel et bien le Journal de Kafka. Je l’ai commandé cette nuit en poche, dans une édition qui n’est peut-être pas la meilleure, alors que je l’aurais emprunté ici si j’avais été correctement informé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ne vous inquiétez pas trop si ce blog devient silencieux, Orange menace de couper ma ligne si je ne règle pas deux prélèvements en retard, rejetés l’un après l’autre par une banque navrée de l’ensemble vide formé par mon compte. Je crois que de toute ma vie, pas un seul de ces prélèvements réguliers n’a été émaillé d’incidents, je suis infoutu de conserver le minimum en caisse. Encore ai-je quelques excuses pour la période récente, puisque je vide soigneusement mes comptes afin que les tiers-détenteurs des créanciers courroucés frappent à côté de leur cible. Que de temps perdu dans ces chicanes, je suis lassé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Un redoux s’est installé, avec lui les nuages, le jour glisse déjà sans bruit vers la nuit.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-9055678056607613203?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/9055678056607613203/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/connaissez-vous-le-prefou.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/9055678056607613203'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/9055678056607613203'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/connaissez-vous-le-prefou.html' title='Connaissez-vous le préfou ?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5656846573060561434</id><published>2009-10-19T20:34:00.004+02:00</published><updated>2009-10-19T20:37:12.522+02:00</updated><title type='text'>M4 T3 H4, chimie du jour</title><content type='html'>M4. Après un réveil fort matinal, donc, je marche jusqu’à Rambuteau et j’embarque sur la ligne 4, destination porte de Clignancourt. J’y ai rendez-vous avec copain Jean pour qu’il me file un peu de fraîche, le statut de chômeur en attente de RSA n’étant pas le plus rémunérateur. Le quartier est miséreux, devant le McDo des mendiants exhibent des membres atrophiés et rougis par le froid. On ne s’est pas donné rendez-vous au bon endroit pour nos affaires&amp;nbsp;: impossible de trouver un distributeur automatique à moins de 500 mètres. L’argent va à l’argent, autant dire qu’il déserte ce genre de faubourg. Malgré la crasse ambiante, ou à cause d’elle, une vie certaine se dégage des rues, où je croise parfois de beaux immeubles. Le mètre carré y est deux fois moins cher que dans mon haut-Marais (dit aussi basse-République), cela donne à réfléchir&amp;nbsp;: faut-il privilégier l’espace intérieur ou les abords immédiats&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;T3. De Clignancourt je fends Paris par la 4 à nouveau et j’atteins la porte d’Orléans, d’où j’emprunte pour la première fois le tramway 3 en direction de la porte de Versailles. L’engin est plutôt agréable, un mixte de bus et de métro, j’observe le conducteur qui régule encore la vitesse de la course par une manette. Serais-je Claude Simon que j’en ferais un roman. J’aime bien les tramways, on en croise énormément en Europe centrale, orientale et nordique, j’aime surtout les vieux modèles à la ferraille couinante dont l’alimentation électrique et anarchique zèbre l’air des rues. Je ne serais pas foncièrement hostile à l’interdiction de la voiture dans Paris, dans les grandes villes en général, à condition évidemment d’avoir des transports publics plus performants. Et des porteurs pour mes achats, cela va sans dire. Comme l’énonçait le slogan des années 1970, la voiture ça tue, ça pue et ça pollue. Elle apporte une inestimable liberté pour les grandes balades, elle est une condition de base de la survie en campagne, mais dans les métropoles surpeuplées, sa valeur ajoutée devient discutable.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;H4. Arrivée à destination, le Salon de la photo, hall 4 du Parc des expositions. Où je ne trouve rien de folichon. Je prends de la doc de ci de là, j’achète un ancien numéro de la revue &lt;i&gt;De l’air&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;. Jetant un œil ennuyé à l’expo rapidement montée en hommage à Willy Ronis, j’entends un gars parler du photographe «&amp;nbsp;inspiré par l’amour du prochain&amp;nbsp;». On dit que les bons sentiments ne font pas de la bonne littérature, j’ai un peu le même avis pour la photographie, dont la production dite «&amp;nbsp;humaniste&amp;nbsp;» m’ennuie par la fréquence du noir et blanc, et surtout la répétition des mêmes thèmes&amp;nbsp;: le gentil petit poulbot qui saute dans sa flaque de boue, le gentil petit ouvrier fier et digne dans son usine, les gentils petits amoureux qui s’embrassent dans leur ruelle, le gentil petit artisan qui s’accroche à son échoppe, ad nauseam… Tout cela est sympathique, joli, marrant, tout cela peut avoir un intérêt historique ou ethnographique, mais tout cela reste pour moi de l’illustration, et souvent d’AOC Épinal.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5656846573060561434?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5656846573060561434/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/m4-t3-h4-chimie-du-jour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5656846573060561434'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5656846573060561434'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/m4-t3-h4-chimie-du-jour.html' title='M4 T3 H4, chimie du jour'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6181421659538840729</id><published>2009-10-19T16:00:00.006+02:00</published><updated>2009-10-19T18:50:17.128+02:00</updated><title type='text'>Oui, mais est-ce qu'il la porte à gauche ou à droite?</title><content type='html'>Certes, je suis tombé du lit à 6h55, certes j’avais plein de choses à faire, mais tout de même, je n’ai pas rêvé malgré mes yeux gonflés et mes neurones coincés d’un trop court sommeil&amp;nbsp;: à l’aube, je suis allé sur l’un des blogs de copine Peggy, j’ai lu un message, j’y ai posté un commentaire… et voilà que tout a disparu en ce milieu d’après-midi.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Reprenons depuis le début cette histoire de cornecul qui faisait l’objet dudit message. Avec des pincettes car la diffamation étant ce qu’elle est, et les cons ce qu’ils sont, je n’ai pas envie d’être emmerdé pour mon si paisible journal.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Donc un producteur que je ne nommerai pas d’une émission que je ne nommerai pas d’une radio publique et culturelle que je ne nommerai pas dispose ou disposait comme tout le monde (sauf moi) d’un profil sur un célèbre réseau social que je ne nommerai pas. Et là, si l’on en devait en croire les ragots infâmes issus d’un site que je ne nommerai pas&amp;nbsp;disparu&amp;nbsp;à la suite de la plainte d’un célèbre cabinet d’avocats que je ne nommerai pas, notre homme donc se livre à une activité tout à fait banale pour un mâle branché, la chasse à la chatte, entendez par là drague tous azimuts avec ses contacts du réseau de genre femelle, vous savez ces animaux à seins dotés d’un orifice de plus que le mâle. Selon des potins diffamatoires auxquels nul ne prête évidemment la moindre teneur en vérité, notre homme manipule avec une aisance remarquable les outils de communication moderne. Usant de l’appareil photo intégré au mobile comme de la webcam, et doté d’un sens artistique digne de Matthias Herrmann, il gratifie ainsi ses correspondantes de photographies de son zob en érection, au demeurant d’un flatteur format XL si nous devions accorder le moindre début de crédit à ce monceau de bobards. Mais voilà, une éconduite (peut-être plusieurs) s’est vengée en publiant un site qui exposait tout cela sur la place publique, et même un peu plus, des détails sur la vie privée de notre homme, comme les prénoms de ses deux filles, Carotte et Courge de mémoire.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Comme les innommables protagonistes sont du genre procédurier, ils somment à tout va de fermer les sites évoquant cette affaire pourtant imaginaire. Mais vous remarquerez que je ne cite personne et que je ne prête foi à aucune de ces billevesées.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Quelle morale puis-je déduire de cette fable&amp;nbsp;? En fait, aucune, je colporte simplement la rumeur assurément infondée. Je parlais hier des cours et courtisaneries qui surpeuplent chaque instance de décision de notre pays, en voilà une petite, toute petite illustration de nature bien entendu fictive. Si je n’avais déjà un mépris infini pour les réseaux sociaux, cela pourrait éventuellement en ajouter une dose, mais comme l’infini ne peut par définition être encore augmenté, il n’en est rien. D’ailleurs c’est le bon mot de la fin, rien.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6181421659538840729?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6181421659538840729/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/oui-mais-est-ce-quil-la-porte-gauche-ou.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6181421659538840729'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6181421659538840729'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/oui-mais-est-ce-quil-la-porte-gauche-ou.html' title='Oui, mais est-ce qu&apos;il la porte à gauche ou à droite?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3286210825695772233</id><published>2009-10-18T20:49:00.003+02:00</published><updated>2009-10-19T10:15:11.159+02:00</updated><title type='text'>Cillit Banger le mental hexagonal</title><content type='html'>Contrairement à hier, lever en pleine forme ce matin. Le soleil brille, il est tôt, il fait frais, je décide de remettre à demain ou à l’an prochain ma visite au Salon de la Photo, aidé par ma répugnance atavique à fréquenter des lieux trop peuplés. J’ai envie d’écrire, je rentre chez moi, la traversée du Marais est divine à cette heure encore déserte. Les feuilles mortes me font des clins d’œil, elles aussi détestent se faire piétiner par les hordes de promeneurs du dimanche, je leur transmets toute ma sympathie.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Copine Terraillon m’estime à 65,5 kg, le yo-yo m’aura décidément épargné. Dommage que je ne puisse fêter cela d’un repas de gala. Je n’en soulève les haltères qu’avec plus d’ardeur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Je passe mon dimanche à lire et écrire. J’ai trouvé l’axe d’évolution de mon roman, je rédige vite, on verra à l’arrivée si cela tient la route. Il en va ainsi, du moins quand je tâte de l’écriture littéraire, une première frappe très rapide, suivie d’un très lent travail de détail. Le plus dur mais le plus nécessaire étant alors de faire disparaître les mots et phrases le méritant. Et dieu sait qu’il y en a.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dans &lt;i&gt;Wired&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;, édition américaine, un dossier sur les «&amp;nbsp;idées dangereuses&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: chaque année, la rédaction met en avant divers projets susceptibles selon leurs promoteurs de faire évoluer les pratiques et les mentalités. Cet automne, cela va de la libéralisation du clonage humain à la suppression des prisons en passant par la légalisation du suicide assisté ou la fin du secret médical. En lisant, je repense aux dizaines de fois où j’ai entendu dans des rédactions parisiennes le mantra&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«nous allons faire le Wired français».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; Et bien sûr, jamais la France n’a connu l’équivalent d’un &lt;i&gt;Wired&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;, la mentalité californienne, technophile, libertaire, provocatrice ne tiendrait pas deux numéros chez nous, les annonceurs s’enfuiraient, les ligues de vertu crieraient au scandale, les lecteurs ne seraient sans doute même pas au rendez-vous. Tout ce qui a voulu de près ou de loin ressembler à un &lt;i&gt;Wired&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; souffrait inexorablement de l’absence de liberté de ton et de fraîcheur de pensée qui caractérise notre pays, où l’on doit prendre un air consterné et constipé quand on avance une proposition, où l’on doit se demander si cette proposition ne va pas par malheur blesser une minorité, offenser un culte, augmenter les inégalités, aggraver les handicaps, inférioriser les femmes, pousser les suicidaires à l’acte, ébranler le CAC 40, irriter les fonctionnaires, provoquer une crise de psoriasis à l’Élysée, déplaire finalement à la hiérarchie rédactionnelle qui réplique fidèlement les cours et courtisaneries dont regorge le pays, où l’on finit donc par se castrer le cerveau et par répéter ce que dit le voisin, ou alors par donner dans la prudente provocation à la petite semaine, le plus souvent dégoulinante de bons sentiments humanitaires et n’effrayant évidemment personne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Heureusement que la pensée s’évade naturellement des lieux et des liens, sans ce refuge on se cognerait la tête sur les murs compacts de nos prisons.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Quand je me noie ainsi dans des abîmes de réflexion, j’adore trouver pour bouées des petites activités très prosaïques me ramenant cinq minutes sur Terre. Récurant mes chiottes et lavabo, je peux donc vous garantir que Cillit Bang est incontestablement plus efficace que ses concurrents, en l’occurrence deux autres produits de marque Leader Price que j’avais achetés pour comparer. Le flacon annonce&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«surpuissant contre les taches et moisissures tenaces»&lt;/i&gt;. Voilà, la pensée française aurait besoin elle aussi d’un bon coup Cillit Bang…&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SttjKpLaTgI/AAAAAAAAA9E/DdTNhELcnZs/s1600-h/CillitBangbd.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SttjKpLaTgI/AAAAAAAAA9E/DdTNhELcnZs/s400/CillitBangbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3286210825695772233?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3286210825695772233/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/cillit-banger-le-mental-hexagonal.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3286210825695772233'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3286210825695772233'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/cillit-banger-le-mental-hexagonal.html' title='Cillit Banger le mental hexagonal'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SttjKpLaTgI/AAAAAAAAA9E/DdTNhELcnZs/s72-c/CillitBangbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5603331109824962121</id><published>2009-10-18T12:32:00.006+02:00</published><updated>2009-10-23T22:01:21.853+02:00</updated><title type='text'>Parousie de l'incunable ? Sur le livre électronique</title><content type='html'>Je reçois un courrier d’Amazon m’invitant à devenir partenaire de la promotion en France du Kindle, c’est-à-dire le livre électronique. Serais-je dans une période faste que j’en aurais acheté un, juste pour voir.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je suis un chaud partisan du livre électronique et à vrai dire, celui-ci n’aura pas besoin de mon soutien pour s’imposer à la planète. Certains affirment que le livre a un statut spécial et qu’il échappera par on sait quelle mystérieuse et magique vertu au puissant mouvement de numérisation totale ayant déjà intégré le son et l’image. Ces conservateurs de l’âge Gutenberg se trompent totalement. Soit ce sont des acteurs de la chaîne du livre papier, et ils parlent au nom de leur intérêt, à la rigueur ils sont aveuglés par le manque de recul dû à leur activité. Soit ce sont des personnes souffrant d'un défaut d’imagination ou de bon sens. Aucun lecteur digne de ce nom ne peut être insensible à la promesse de base du livre électronique&amp;nbsp;: rendre accessible partout et à tout moment une part croissante du patrimoine imprimé de l’humanité, jusqu’à ce rêve de bibliothèque universelle où tout ce que l’homme a jamais écrit se trouverait encodé, infinie mémoire externe qui serait chaque jour, chaque seconde, augmentée de nouveaux écrits de sorte que la Babel borgesienne deviendrait réalité immanente, jeu de flux invisibles connectant les terabits aux neurones, la silice à la chair, la pensée à elle-même.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ce qui manque au livre électronique pour le moment, c’est le support idoine, capable de reproduire le confort de lecture de l’impression papier. Mais nous progressons tout doucement vers cela et comme tous les autres marchés technologiques de ce type, il suffit d’attendre la bonne offre au bon moment, celle qui va ouvrir le passage de la tribu avant-gardiste vers le marché de masse, celle qui va booster d’un seul coup la compétition des grands fabricants de machine d’un côté, des grands portails de contenu de l’autre. Quand une telle évolution est engagée, elle devient irréversible et rapide, c’est ce que l’on appelle l’effet Reine rouge en biologie&amp;nbsp;: chacun doit courir un peu plus vite pour se maintenir au même niveau que tous les autres, le rythme global de la course s’accélère car chaque petit pas d’avance à un endroit entraîne une progression partout ailleurs – ou l’élimination du moins performant.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ne croyez pas pour autant que je suis insensible au livre comme objet. Je suis né et j’ai grandi avec lui, j’ai humé toutes ses colles, j’ai caressé toutes ses reliures, j’ai soupesé tous ses papiers, j’ai goûté tous ses plaisirs. Bien loin de tuer le livre-papier, son fils électronique devrait engager par rétroaction une métamorphose du père. Lequel va retourner en enfance&amp;nbsp;: l’incunable redeviendra la règle. Je m’explique. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Du point de l’utilité ou de la fonctionnalité, le livre papier n’a désormais aucun intérêt par rapport au livre électronique, sauf le détail technique du repos de l’œil par le contraste idoine encre-papier, déjà mentionné ci-dessus comme principal obstacle à la consommation numérique de masse. Sinon, le livre-papier est lourd, encombrant, inaccessible, cher, il ne permet pas la fluidité prodigieuse de l’hypertexte, il interdit la citation ou la note par un simple copier-coller rapide de mise en mémoire, il n’est jamais disponible quand on le cherche chez son libraire de quartier. Du point de vue du plaisir et de l’esthétique, en revanche, le livre comme objet n’a aucune raison de craindre la concurrence des morceaux de plastique que seront les tablettes électroniques, quand bien même Apple mettra son habituel point d’honneur à se différencier par des formats et des couleurs originaux. Mais cet avantage du &lt;i&gt;goût&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, le livre ne pourra en profiter que s’il redevient pleinement un objet &lt;/span&gt;&lt;i&gt;artisanal&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; ou &lt;/span&gt;&lt;i&gt;artistique&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, et non plus l’objet &lt;/span&gt;&lt;i&gt;industriel&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; bâclé qu’il est dans 95&amp;nbsp;% des cas devenu, imprimé à la va-vite sur du mauvais papier dont on hésiterait à faire un PQ, avec une mauvaise colle qui abandonne vite ses feuillets au vent, une mauvaise couverture paraissant maquettée par un étudiant en première année de BTS arts graphiques.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Tout cela forme aussi l’arrière-plan de mes grandes hésitations existentielles relatives à une future et éventuelle auto-édition de mes livres. L’auto-édition n’a aucun intérêt s’il s’agit de faire comme l’hétéro-édition traditionnelle en moins bien, ce qui est généralement le cas. En revanche, si l’objectif est de concevoir chacune de ses productions comme une petite œuvre d’art, d’introduire de légères variations sur les tirages, d’individualiser en dernier ressort chaque volume pour chacun de ses lecteurs, alors cela prend sens de s’auto-éditer, parce que l’objet-livre participe pleinement de la création, et de la naissance d'une secrète communauté autour d'un auteur, en quoi consiste &lt;i&gt;aussi&lt;/i&gt; la littérature.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5603331109824962121?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5603331109824962121/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/parousie-de-lincunable-sur-le-livre.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5603331109824962121'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5603331109824962121'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/parousie-de-lincunable-sur-le-livre.html' title='Parousie de l&apos;incunable ? Sur le livre électronique'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3552603973200749108</id><published>2009-10-17T19:34:00.005+02:00</published><updated>2009-10-18T12:30:25.352+02:00</updated><title type='text'>Flemme</title><content type='html'>Pascal Quignard écrit encore&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«Il arrive que la nuit ne se retire pas tout entière des jours que nous vivons. Nos corps ont alors en plein jour des réactions qui ne sont pas synchrones».&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; Coïncidence frappante&amp;nbsp;: c’est très exactement l’état où je me trouve en lisant ce passage. Coucher tardif cette nuit, d’un sommeil trop lourd, lever lui aussi tardif, d’un éveil difficile, indéfinissables souvenirs de rêves qui se tapissent dans l’ombre, mal aux reins inédit. Et avec cela, un temps imprévisible qui alterne joli soleil et brusque pluie, un samedi où les rues du Marais deviennent une invivable autoroute de poussettes. J’accompagne copine Peggy chez un opticien de la Croix de la Bretonnerie, nous allons ensuite à la galerie Wanted chez les Rois de Sicile, puis je retourne chez moi, même pas le courage de pousser jusqu’à Rougié &amp;amp; Plé pour acheter de la terre à modeler.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Une multitude de petites choses à faire, et pourtant peu d’énergie à y consacrer, du coup l’éparpillement des tâches devient un piège, il manque la volonté pour ordonner tout cela et éliminer méthodiquement les obligations qui, prise une à une, ne représentent pourtant pas grand-chose. Alors je m’abandonne à des petites activités futiles, et parfois vengeresses comme celle-ci&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Stn_3NHirhI/AAAAAAAAA88/0E0qol6nJ2I/s1600-h/vengeance+cranemadameimpotbd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Stn_3NHirhI/AAAAAAAAA88/0E0qol6nJ2I/s400/vengeance+cranemadameimpotbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On se souvient que j’avais choisi &lt;i&gt;La barque silencieuse&lt;/i&gt; à la bibliothèque, et je dois le rendre dès mardi prochain car les nouveautés ne s’empruntent qu’une semaine. Je ressens cette contrainte de temps avec agacement, surtout que les ouvrages de cet auteur n’étant pas des récits, ils peuvent se lire à un rythme choisi. Et j’aime par-dessus tout choisir mon rythme. Ce n’est que le cas particulier d’une susceptibilité très générale au temps&amp;nbsp;: il suffit que j’aie un rendez-vous pour être accablé à la seule idée de ne pas disposer d’une plage continue d’heures devant moi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pour soulager mon dos, je vais m’oindre de Baume du Tigre, antidouleur qui est à l’Orient ce que le Synthol est à l’Occident. Demain matin, je dois être en forme pour aller dès le réveil au Salon de la Photo de la porte de Versailles, rendez-vous où je n’ai jamais mis les pieds et dont je suis curieux. D’ici là, m’affaler sur mon canapé et rattraper des lectures toujours en retard me paraît un excellent programme minimum, à soigneuse distance des fièvres du samedi soir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3552603973200749108?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3552603973200749108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/flemme.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3552603973200749108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3552603973200749108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/flemme.html' title='Flemme'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Stn_3NHirhI/AAAAAAAAA88/0E0qol6nJ2I/s72-c/vengeance+cranemadameimpotbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5406926176004030653</id><published>2009-10-17T01:33:00.006+02:00</published><updated>2009-10-17T01:35:03.010+02:00</updated><title type='text'>La décompression de sa race</title><content type='html'>&lt;span lang="FR"&gt;Madame Fisc s’étant emmêlée les pinceaux dans ma déclaration, je retourne au Centre des impôts pour la seconde fois de la journée, afin de récupérer un papelard qui me servira de sésame pour diverses procédures. Et cela après que madame Banque m’a imposé une demi-heure de retard sur le rendez-vous prévu. Autant dire que ces courtelinesques dames m’ont mis les nerfs à vif. Sur un banc de la rue des Archives, une vieille couine&lt;i&gt; «une petite pièce s’il vous plaîîîîît monsieuuuuuur, madaaaaaaaaam’»,&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; sa voix haut perchée perce les tympans et n’incite guère à la charité, on a surtout envie de lui coller un morceau de sparadrap pour éteindre la stridulation. Quel que soit le moment de la journée, je la croise toujours à la même place prononçant toujours les mêmes paroles. Ce doit être redoutablement fastidieux de ne faire que cela de ses heures.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En début d’après-midi, je rate une galette Dukan, cela ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps. Elle se décompose misérablement dans la poêle quand je tente de la retourner. Je finis par comprendre la raison&amp;nbsp;: je n’y ai mis que du son de blé pour terminer le paquet. Or, contrairement au son d’avoine et comme nous l’enseigne Maître Dukan, le son de blé n’est pas hydrosoluble. Il manque logiquement à ma galette son caractère compact. J’en mange les débris épars, satisfait de mourir moins bête en cas d’étouffement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Copine Antonine passe faire une lessive. Tout le monde m’a dit qu’Uniqlo est blindé depuis son ouverture, nous n’en décidons pas moins d’aller visiter le flagship japonais. Et c’est blindé, environ 25 mètres de queue aux caisses, des clients affairés partout. Le rayon homme n’est pas très excitant, je prends quelques fringues à bas prix d’ouverture pour tester la qualité nippone.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dans la soirée, copine Peggy donne une lecture à la Maison des Métallos. J’arrive une heure avant la clôture annoncée, mais trop tard malgré tout, performances, projections et lectures viennent de s’achever. Elle a été très applaudie, je suis content pour elle. J’ai juste le temps de croiser copain Ruwen qui termine un essai sur le sexe et l’argent, et me propose d’en prendre connaissance pour une lecture critique. J’accepte volontiers, la production de Ruwen est toujours un enchantement pour l’esprit. C’est un philosophe analytique, espèce plutôt rare dans nos contrées phénoménologiques, déconstructionnistes et autres herméneutiques pompeuses et pompantes, dont la complexité m’a toujours paru inversement proportionnelle à la fécondité. Avant de quitter les lieux, j’ai encore l’occasion de vanter les mérites de Maître Dukan auprès de copine Maryline. Elle me suggère de publier une photo de nu afin que tous mes lecteurs puissent juger sur pièce. Je lui explique que je n’ai pas encore atteint le stade du CORPS de RÊVE, mais je retiens l’idée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Avec copain Stéphane, nous marchons d’un bon pas vers le repas de gala, qui se tient ce soir au restaurant tibétain juste à côté du Cirque d’hiver. La nourriture est excellente en même temps que l’adresse assez peu fréquentée, ce qui est rare. Copine Peggy a surpris un type bien mis, genre jeune cadre Men in Black de chez Brother, Brother &amp;amp; Brother, en train d’écrire en texto&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;ce week end je vais me mettre ma race, faut que je décompresse&amp;nbsp;». Un propos gravé dans le marbre de la connerie ambiante, qui promet de devenir un running gag.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dans &lt;i&gt;La barque silencieuse&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt;, Quignard&amp;nbsp;écrit&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«J’appelle athée celui qui vit sans dieux, dont l’âme est sans foi, dont la conscience est exempte de peur, dont les mœurs ne s’appuient pas sur des rites, dont la pensée est sauve de toute référence à dieu, diable, démon, hallucination, amour, obsession, dont la mort est accessible à l’idée de suicide, dont l’après-mort est néant».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span lang="FR"&gt; &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Il semble que je suis athée.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5406926176004030653?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5406926176004030653/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-decompression-de-sa-race.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5406926176004030653'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5406926176004030653'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-decompression-de-sa-race.html' title='La décompression de sa race'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8583504317397521614</id><published>2009-10-17T00:15:00.004+02:00</published><updated>2009-10-17T00:21:41.150+02:00</updated><title type='text'>De fleurs splendides où le baiser dort</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StjsFiW4GGI/AAAAAAAAA80/_zcIqfOuHp4/s1600-h/CranesRosebd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StjsFiW4GGI/AAAAAAAAA80/_zcIqfOuHp4/s400/CranesRosebd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8583504317397521614?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8583504317397521614/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/de-fleurs-splendides-ou-le-baiser-dort.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8583504317397521614'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8583504317397521614'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/de-fleurs-splendides-ou-le-baiser-dort.html' title='De fleurs splendides où le baiser dort'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StjsFiW4GGI/AAAAAAAAA80/_zcIqfOuHp4/s72-c/CranesRosebd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-4296207699023473106</id><published>2009-10-16T12:10:00.002+02:00</published><updated>2009-10-16T14:12:14.088+02:00</updated><title type='text'>Ce que vous n'avez jamais voulu savoir sur le sexe et que je vous dis quand même</title><content type='html'>À 9h00 pétantes je me retrouve devant l’Office dépôt du boulevard Sébastopol, pour acheter du papier kraft, du papier bulle et des cartons – cartons ayant la bonne idée d’être dépliés à une dimension parfaitement calculée pour vous faire souffrir au maximum quand vous les portez. Et quand j’arrive en caisse, bingo, j’ai oublié mon portefeuille, je gagne 20 minutes d’aller-retour à pied supplémentaires. Tout cela pour envoyer une volumineuse somme que j’ai vendue sur Amazon. Il est ainsi des débuts de journée dépressifs.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Hier, &lt;a href="http://brossegherta.wordpress.com/2009/03/15/little-babe/"&gt;Nicolaï Lo Russo&lt;/a&gt;, jeune écrivain de la littérature verte chez &lt;a href="http://www.leoscheer.com/blog/"&gt;Léo Scheer&lt;/a&gt;, m’a fait le plaisir d’un commentaire et je m’en avise ce matin. Cela concerne le film d’Ovidie, la pornographie en général. Je réfléchis à cela en suant les bras pleins de cartons dans des rues pleines de voitures.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Nous sommes génétiquement programmés pour considérer le sexe comme une chose spéciale, importante. C’est-à-dire&amp;nbsp;: nos gènes (et leurs programmes épigénétiques) sont la seule chose qui se transmet avec l’hérédité biologique, nous-mêmes existons car ils ont été transmis sans discontinuité depuis trois milliards d’années, aussi ces gènes ont-ils mis en place des programmes cognitifs et comportementaux destinés à optimiser leur propre réplication, en l’occurrence à nous faire chercher des partenaires sexuels, ou alors à protéger ceux que l’on a déjà trouvés. Ces gènes ne sont pas des petits homoncules dotés d’une volonté, bien sûr, c’est plus simple que cela&amp;nbsp;: nous avons tous des gènes un peu différents et certaines versions se retrouvent à la génération suivante, pas les autres. Imaginez par exemple qu’un gène existe en deux variantes, dont l’une est associée (même par une influence indirecte) à la jalousie et l’autre non. Eh bien au bout de 10, 100, 1&amp;nbsp;000 générations les porteurs du gène jaloux seront probablement un peu plus nombreux que les autres, car ils auront un peu mieux évité que les autres l’infidélité de leur partenaire, et donc ils se seront répliqués plus efficacement. C’est ainsi que cela se passe, dans l’évolution, en douceur, par des petits avantages individuels qui se répandent progressivement dans une population. Enfin je simplifie, évidemment.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mais bref, NLR disait en substance dans son commentaire que l’on trouve du X partout et que cela pose question. Je pense que l’on a toujours trouvé partout de la pornographie, depuis les énormes vulves et phallus préhistoriques jusqu’aux productions Marc Dorcel, et que seules des mentalités bizarroïdes comme celles des religions monothéistes font des fixations névrotiques sur cette question. En même temps, et vu ce que j’ai dit avant, il est sans doute inévitable que le sexe soit source de névrose dans une certaine part de la population, les curés, rabbins et imams ne font que prospérer sur cette base psychologique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Selon certaines hypothèses scientifiques qui me plaisent, et sur lesquelles j’aimerais bien écrire un bouquin, notre cerveau est massivement sexué, il est né de la sélection sexuelle elle-même, un grand nombre de choses «&amp;nbsp;inutiles&amp;nbsp;» en apparence, c’est-à-dire coûteuses en temps et en énergie, ont pu émerger parce qu’elles permettaient de séduire, comme par exemple chanter, danser, peut-être même parler. Ce qui est fascinant avec l’espèce humaine, c’est ainsi le grand détour nécessaire pour arriver au même résultat que n’importe quel animal, à savoir baiser. Et aussi les «&amp;nbsp;mauvais&amp;nbsp;» câblages du cerveau, c’est-à-dire tous les fétichismes, toutes les paraphilies, toutes ces bizarreries minoritaires et intimes dont la sexualité regorge et qui démontrent à leur manière la puissance du câblage sexuel de nos réseaux neuronaux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-4296207699023473106?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/4296207699023473106/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/ce-que-vous-navez-jamais-voulu-savoir.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4296207699023473106'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4296207699023473106'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/ce-que-vous-navez-jamais-voulu-savoir.html' title='Ce que vous n&apos;avez jamais voulu savoir sur le sexe et que je vous dis quand même'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-2430462114240009362</id><published>2009-10-15T20:51:00.001+02:00</published><updated>2009-10-15T20:52:12.000+02:00</updated><title type='text'>Tâche rouge sur fond gris</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StdvEXU80kI/AAAAAAAAA8s/6ivYMhFVZIg/s1600-h/FemmedanslaRuebd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StdvEXU80kI/AAAAAAAAA8s/6ivYMhFVZIg/s400/FemmedanslaRuebd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Elle traîne dans ma rue, son territoire, et dix fois par jour je l’entends interpeller le flâneur, le promeneur, le facteur, l’éboueur. Parfois le vide. Quelle femme étrange&amp;nbsp;! Si femme est encore le bon mot. La créature ne doit pas dépasser le mètre quarante, son corps est trapu, toujours emmitouflé dans les mêmes vêtements, petite tâche rouge dans les saisons froides, et grise dans les chaudes. Ses traits cumulent toutes les tares qu’un mauvais génie aurait pu imaginer sur son berceau malchanceux, de grosses lunettes à foyer, le cheveu gras en épi, rare par endroits, noir versant déjà sur le gris, une moustache à poil épars comme en exhibent les adolescents. Et quelques bourgeons se partageant le fief d’une peau épaisse. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;La créature n’a pas d’âge. Et pas de sexe non plus. Je l’appelle femme par convention, la neutralité de la créature lui sied bien mieux.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Vous pensez certainement que j’enlaidis le tableau à dessein&amp;nbsp;: il n’en est rien, telle est la rombière qui arpente la rue sous ma fenêtre. Il arrive que les êtres laids compensent leur disgrâce d’un heureux caractère, mais une telle balance est étrangère à la créature. Sans cesse elle crie, d’une voix au ton haut perché reconnaissable entre toutes, un timbre immédiatement agressif. Elle houspille le passant médusé de phrases exclamatives et vengeresses. Qu’un imprudent traîne trop longtemps et là voilà qui surgit de nulle part, et proteste, et rouspète, et vitupère, menaçant souvent d’appeler la police. Sommation inutile car sa prestation suffit à maintenir l’ordre sur son territoire, à ce que j’en observe du balcon&amp;nbsp;: l’interpellé ne sait pas sur quel pied danser face à la furie obstinée aboyant autour de lui comme un vieux chien de ferme gardant sa cour.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Elle est probablement concierge d’un immeuble voisin, mais je la vois entrer et sortir de plusieurs porches, comme si elle empruntait quelque passage secret. Quand je la rencontre en revenant de mes courses, je ne croise jamais son regard derrière les gros verres, d’une très courte œillade elle m’évalue, reconnaît sans doute un habitué discret, scrute à nouveau droit devant elle à la recherche du prochain motif d’altercation. Tout en elle est rigide. C’est un animal aux aguets, et dans ma compassion, je me la figure parfois en animal solitaire, blessé des ingratitudes de sa naissance.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Un jour, la créature va mourir. Les murs s’étonneront de ne plus entendre ses cris, et les passants continueront de passer, d’un trot paisible dont ils ignoreront l’aubaine.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-2430462114240009362?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/2430462114240009362/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/tache-rouge-sur-fond-gris.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2430462114240009362'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2430462114240009362'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/tache-rouge-sur-fond-gris.html' title='Tâche rouge sur fond gris'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StdvEXU80kI/AAAAAAAAA8s/6ivYMhFVZIg/s72-c/FemmedanslaRuebd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3370629331282876855</id><published>2009-10-15T09:25:00.001+02:00</published><updated>2009-10-15T09:26:11.904+02:00</updated><title type='text'>La mobilisation des corps</title><content type='html'>Après l’avoir laissée trois jours sous son blister, je déguste enfin ma rétrospective Mikhailov. Comme ce détail de la série Susi and Others, parmi mes favorites, on n’y voit pas vraiment des CORPS de RÊVE. Ce que j’aime chez Mikhailov, comme chez Arbus et quelques autres, c’est la non-idéalisation de leur sujet, un sentiment immédiat de distance, pour moi le contraire d’une tradition française à la Cartier-Bresson, Ronis ou Depardon, tradition qui m’ennuie avec ses images d’Epinal ouvrières, paysannes, citadines, ce monde toujours propret, toujours digne, sale juste comme il faut, surtout pas trop.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StbN7cOz7tI/AAAAAAAAA8k/CB5GeR-WPe0/s1600-h/Mikhailov2bd.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StbN7cOz7tI/AAAAAAAAA8k/CB5GeR-WPe0/s400/Mikhailov2bd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Aux dernières nouvelles, le gouvernement entend interdire la vente de tabac sur Internet, augmenter de 10&amp;nbsp;% le prix du paquet, agrémenter ce même paquet de photographies de poumons calcinés, mâchoires édentées, faces livides en phases terminales. Les instances locales de la biopolitique universelle ont parfois recours au CORPS de CAUCHEMAR pour asseoir ainsi leur emprise, les nazis faisaient dans le même registre avec des portraits de «&amp;nbsp;tarés&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;dégénérés&amp;nbsp;» censés souiller le sang aryen. Ce point Godwin est-t-il déplacé&amp;nbsp;? Oui bien sûr, les nervis nazis voulaient le mal, les serviteurs de Sarkozy veulent notre bien. Mais un pouvoir qui veut mon bien, moi, cela me rebute. Je ne demande pas au pouvoir de disparaître car je crois la chose impossible, un pouvoir qui prétendrait avoir disparu aurait sans doute réussi la plus effrayante dissimulation de son omniprésence. Non, je demande à tous les pouvoirs, s’il me condamne à quelque servitude, d’avoir pour seule honnêteté de ne surtout pas le faire au nom de mon bien ni de mon mal, de le faire plutôt au nom d’une quelconque raison qui leur est propre et que je puisse juger comme telle.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il me prend comme une envie de pisser de passer le jour de l’An en Allemagne, et je regarde aussitôt le tarif Paris-Berlin sur le site de la SNCF. Pour trois personnes, l’aller seul coûte 546 euros. En voiture, c’est 130 euros carburant et péages compris. Au lieu de nous gonfler les gonades avec des généralités généreuses sur l’effet de serre, les développeurs durables devraient plutôt donner de bonnes raisons de préférer le rail à la route ou à l’avion. L’Allemagne en hiver, c’est aussi reposant qu’un épisode de Derrick, et assez de loin de la France que je n’aime guère en cette période précise. Tout y est en demi-teinte, sauf le 31 décembre au soir où, là-bas, ce sont les habitants qui font exploser à chaque coin de rue des mini feux d’artifice, dans un joyeux déchaînement général. Avant de reprendre le lendemain leur pose placide et pastel. J’avais passé de bons moments à Cologne à la dernière Saint-Sylvestre, et je n’ai pas mis les pieds à Berlin depuis une bonne dizaine d’années.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dehors un froid de canard, tant mieux. Sauf qu’hier j’ai dû quitter un 96 trop bondé pour mes nerfs à vif et m’engouffrer dans une ligne 4 surchauffée. Absolument atroce ces variations de température, vous ne pouvez pas quitter vos habits, vous sentez au bout d’une station la sueur perler à tous vos pores, cela poisse, cela froisse, les gens se collent dans une glu informe, vous repartez sac humide dans le froid sec. Dire que certains subissent ce supplice deux fois par jour ouvrable. Incroyable plasticité humaine, il faut toujours le retard de quelques générations pour contempler ce que des ancêtres ont été capables de subir sans broncher.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3370629331282876855?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3370629331282876855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-mobilisation-des-corps.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3370629331282876855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3370629331282876855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-mobilisation-des-corps.html' title='La mobilisation des corps'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StbN7cOz7tI/AAAAAAAAA8k/CB5GeR-WPe0/s72-c/Mikhailov2bd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1088108554498475760</id><published>2009-10-14T19:30:00.007+02:00</published><updated>2009-10-14T19:33:59.157+02:00</updated><title type='text'>Marchands du Temple et menaces millénaristes</title><content type='html'>La Bibliothèque Marguerite-Audoux est à deux pas de chez moi, dans la petite rue Portefoin. Manque de chance, bien qu’il soit mentionné comme disponible dans le catalogue informatique, il est impossible de mettre la main sur le livre de Pessoa que copine Sarah m’avait conseillé de lire, mais dont j’avais toujours retardé l’achat compte tenu de son prix. J’emprunte un livre sur Pierre Molinier, et le dernier Pascal Quignard.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En face de la bibliothèque, on trouve un grossiste en pierreries, ou simili telles, de la camelote. Ce qui m’agace, il faut dire qu’un rien m’agace depuis que Maître Dukan, la prohibition d’alcool et la restriction de tabac guident ma vie. Autour de la rue du Temple, tout le secteur est colonisé par des grossistes de bijoux de pacotille, maroquinerie ou vêtement. Hier c’était en majorité des Juifs, aujourd’hui les Chinois se démultiplient à vue d’œil. Je me fous totalement de leur origine, c’est le principe même d’un grossiste ayant vitrine sur rue qui me gêne. Puisqu’ils ne vendent pas aux particuliers, inutile d’occuper le précieux espace où ceux-ci viennent lécher ces vitrines toujours trop rares à mon goût. Ils n’ont qu’à faire leur trafic sur Internet, dans des entrepôts de banlieue ou des caves humides, mais loin de ma vue. En plus, leurs camions de livraison bouchent régulièrement les rues minuscules, les klaxons me déchirent les oreilles et les diesels m’asphyxient les poumons. Une vraie nuisance. Comme les éboueurs qui, pour une raison m’échappant, ont tendance à ramasser les poubelles entre 18 et 20 h, quand Paris grogne déjà de bouchons jusque dans la moindre venelle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;De Pologne je reçois un insecte prisonnier de l’ambre. Mais l’annonce était trompeuse et le format minuscule. En des jours meilleurs, je ferai sertir ce témoignage du passé sur une bague. La contemplation du vivant ainsi figé à l’état fossile me plaît. Elle rappelle la fugacité de l’existence, et la ténacité de ses traces. Nous creusons un sillon sur des terres inconnues, au bout desquelles le gouffre sans fond se rit de nos vertiges.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Copine Peggy me fait observer que l’on ne parle plus de la grippe A. De fait, l’actualité se concentre sur les boutons d’acné de Sarkozy Junior. Peut-être que l’influenza mutante attend l’hiver pour commencer le massacre. Peut-être que cette peur n’aura été que la enième manifestation de l’industrie médiatique de l’angoisse. Il n’y aurait rien de nouveau sous le soleil, on nous a fait trembler sur l’ozone, les pluies acides, la vache folle, les OGM et aujourd’hui le réchauffement climatique, à chaque fois dans un absurde déséquilibre entre les faits établis et les risques brandis. Comme une proportion non négligeable des manipulateurs de symboles vit de cette anxiété diffuse, il y a peu de chance que les choses changent. Nous sommes restés de petits primates grégaires écoutant le sorcier parler des abominables mystères et menaces de monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1088108554498475760?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1088108554498475760/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/marchands-du-temple-et-menaces.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1088108554498475760'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1088108554498475760'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/marchands-du-temple-et-menaces.html' title='Marchands du Temple et menaces millénaristes'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-4549045634030464883</id><published>2009-10-14T10:35:00.007+02:00</published><updated>2009-10-14T19:27:41.869+02:00</updated><title type='text'>Histoires (plutôt ennuyeuses) de sexe(s)</title><content type='html'>Hier soir, avec copine Peggy et copain Stéphane, nous allons voir en avant-première le film co-réalisé par Ovidie, &lt;i&gt;Histoire de sexe(s)&lt;/i&gt;, à l’occasion du lancement de la nouvelle chaîne pour adulte French Lover TV. C’est au mk2 de la Grande Bibliothèque. Ovidie se plaint que la commission de censure des œuvres cinématographique, après avoir proposé un classement moins de 18 ans, suggère maintenant un classement X. Ce qui équivaut à la mort économique immédiate d’un film en salle, en raison des surtaxes touchant depuis trois décennies les films dits pornos. Je trouve ridicule et liberticide cette distinction entre moins de 18 ans et X. Quand on est adulte, on est consentant, donc on consent au besoin à voir des films de cul si tel est son bon plaisir.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;De toute façon, je suis favorable à la diffusion des films porno à 20h30 sur TF1, je ne comprends pas en quoi la représentation directe du sexe et de la violence pose problème à l’animal Homo sapiens. Si la vision d’un pénis, d’un vagin ou d’un anus était traumatique, je suppose que notre espèce et les espèces nous ayant directement précédés seraient traumatisées depuis des millions d’années. Il se trouve que le cinéma a émergé à la pire période bourgeoise, qu’il porte encore la marque de son philistinisme et puritanisme de naissance. Sur Internet, dont la naissance est bien plus récente, il va de soi qu’un site de cul est au même niveau que tout autre site en terme d’accès. Et il semble qu’il est bien au-dessus de la moyenne en terme de fréquentation, au grand dam des défenseurs d’une humanité à la libido gentiment domestiquée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En même temps, et contrairement à ce que dit Ovidie, l’objectivité oblige à reconnaître qu’il n’y a pas 95&amp;nbsp;% des dialogues et 5&amp;nbsp;% de cul dans son film, mais bien 50-50. Le problème que j’ai hier soir ne se situe pas là&amp;nbsp;: je m’emmerde comme un rat mort pendant 90 minutes, ou mettons 60 minutes en ôtant la première demi-heure de découverte des acteurs et du scénario. Ovidie a voulu faire un film pédagogique – un groupe de femmes et un groupe d’hommes, séparés respectivement dans une «&amp;nbsp;soirée de filles&amp;nbsp;» et une «&amp;nbsp;soirée de mecs&amp;nbsp;», évoquent leur vie sexuelle, leurs joies et leurs soucis. Mais en fait de pédagogie, on a parfois des scènes lourdement démonstratives, surtout côté filles où les dialogues peu crédibles sont débités sans grand talent. Seule copine Judy, croisée un peu avant à l’entrée, s’en sort pas mal, je trouve. Et côté garçon, Sébastien Barrio est toujours aussi drôle, il fait partie de ces acteurs qui ont une présence innée, même si son jeu est par nature assez limité. Mais bref, c’est plutôt chiant, cela aurait pu s’appeler «&amp;nbsp;le sexe expliqué à ma belle-sœur&amp;nbsp;». Je regrette intérieurement que des grands réalisateurs – par exemple, un Rohmer pour le style narratif choisi par Ovidie – n’aient pas intégré et donc imposé des scènes pornographiques comme élément normal d’un film de mœurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au buffet qui suit la projection, copain Stéphane et moi devisons sur la qualité des petits fours, pendant que copine Peggy fait le tour des pornopopotins. Comme chez B-Root, les mets sont bons, et aussi le champagne me dit-on. Malgré leur mauvaise réputation, les gens du porno sont fondamentalement gentils, et ils savent vivre. Du moins ceux que je connais, bien sûr.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-4549045634030464883?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/4549045634030464883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/histoires-plutot-ennuyeuses-de-sexes.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4549045634030464883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4549045634030464883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/histoires-plutot-ennuyeuses-de-sexes.html' title='Histoires (plutôt ennuyeuses) de sexe(s)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-7646315296974490288</id><published>2009-10-13T18:19:00.005+02:00</published><updated>2009-10-13T18:22:58.769+02:00</updated><title type='text'>La conjuration des femmes sans nom</title><content type='html'>J’en étais sûr. Voici quelques jours, j’avais écrit &lt;a href="http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/houhou-les-gros-cons-cest-par-ici.html"&gt;un texte pour attirer le gros con&lt;/a&gt;. Et par la grâce de Google, j’ai eu hier ma première visite de gros con avec le mot-clé «&amp;nbsp;bite énorme&amp;nbsp;». Ce doit être épatant, la vie intérieure d’un individu qui googlise «&amp;nbsp;bite énorme&amp;nbsp;». Enfin, je ne porte pas de jugement, cela relève plutôt d’une simple curiosité anthropologique.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il semble que Maître Allen a voulu tester ma volonté. Nous sommes le 13 mais pas un vendredi, et pourtant la gestionnaire du surendettement de la Banque de France m’appelle à 9h15 pour me dire que mon dossier est refusé. Il n’aura pas fallu 24 heures pour briser mon bel optimisme. Elle ne se présente pas, elle a un ton aussi agréable qu’une matraque. Cette femme sans nom répugne à répondre à mes questions, elle est visiblement payée pour notifier les refus sans les expliciter. Je dois être la simple ligne d’une longue liste. La raison avancée après que j’ai insisté&amp;nbsp;: mes dettes professionnelles ne peuvent être traitées avec des dettes personnelles. J’objecte que les créanciers ne font pas de réelle différence quand ils m’en mettent plein la gueule, mais la femme sans nom s’en contrefout. Elle me dit de régler d’abord mon problème professionnel auprès du tribunal de grande instance de Paris. Que j’appelle et qui se déclare incompétent, je dois voir avec le tribunal de grande instance de Créteil. Que j’appelle et qui se déclare incompétent, je dois voir avec le tribunal de commerce de Créteil. Que j’appelle et qui se déclare compétent&amp;nbsp;: je dois remplir un nouveau dossier de 10 pages pour être liquidé. Pas physiquement, remarquez bien, mais à ce rythme cela reviendra au même. Je connais ce dossier et je souhaitais l’éviter, on y demande des choses que je n’ai pas, des comptes annuels, des états de trésorerie courante, des choses que font les gens sérieux et que bien sûr j’ignore. Ma correspondante, encore une femme sans nom, me dit de venir avec ce que j’ai, on verra sur place. Ben tiens, un voyage dans l’ex ville nouvelle mal vieillie de Créteil qui ressemble à une prison dont on aurait juste oublié l’enceinte, je n’ai que cela à foutre de mes journées.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans le même temps, je suis toujours à la recherche de mon avis d’imposition 2008. Madame Fisc de Paris n’a rien reçu de Madame Fisc de Yerres. Et de toute façon, quand elle recevra le dossier, il faudra compter un à deux mois pour recevoir l’avis. Je regarde autour de moi à la recherche d’un objet contondant qui me permettrait de frapper dans la rue toute personne ayant la tête d’un employé d’administration. Madame Fisc de Paris comprend cependant mes problèmes, et me promet d’accélérer si je lui envoie un double de ma déclaration. Je vais même lui déposer sur place, rue Michel le Comte, c’est sur la route de la piscine Saint-Merri. Où je nage 10 longueurs rageuses pour me calmer, sans reprendre mon souffle. Mes jambes sont raides, je me sens mieux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’après-midi compense la matinée. D’abord, je fais ma première vente sur Amazon, nettement plus rentable que Gibert. Ensuite, je reçois la première tête de singe de mon nouveau pote de Bangkok. Elle est parfaite, sauf qu’ils ont dû bouffer l’animal voici peu, elle sent encore la moelle. Enfin, la Poste avait oublié de laisser un avis de passage la semaine dernière, et je récupère dans la foulée deux jolies fouines naturalisées. Toute cette ménagerie macabre devant servir à mes projets photographiques du moment, avec deux ou trois autres accessoires que j’ai déjà ici, dont une pléiade d’insectes congelés — au fait, si vous venez dîner chez moi, mieux vaut à toutes fins utiles vérifier ce qu’il y a dans votre assiette, je suis parfois distrait. Il me manque encore un éclairage en lumière naturelle, et je me colle aux premiers tests.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Toute cette agitation me gave les nerfs. Pour être plus précis, elle me fragmente le cerveau, qui ne peut se concentrer sur les tâches d’importance. Aristote, ou quelque autre sage ancien, disait que l’on ne peut se remplir l’esprit qu’après s’être rempli le ventre. Je goûte la vérité amère de cette évidence, dans une époque ayant rendu la première étape si souvent incompatible avec la seconde. Dans ma grande mansuétude, j’accorde jusqu’à la fin de l’année à tous les paperassiers de France pour me démontrer que j’ai raison de leur faire confiance, c’est-à-dire de gâcher mon temps à me soumettre à leurs requêtes, à jouer le jeu du parfait citoyen, parfait contribuable, parfait assuré social, parfait esclave en un mot. Si ma situation n’est pas clarifiée et simplifiée au prix de cet effort, eh bien je déclencherai de nouveau le plan B&amp;nbsp;: déménagement sans laisser d’adresse, vie parallèle, parfois inconfortable, mais libre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-7646315296974490288?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/7646315296974490288/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-conjuration-des-femmes-sans-nom.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7646315296974490288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7646315296974490288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-conjuration-des-femmes-sans-nom.html' title='La conjuration des femmes sans nom'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1826313542518960520</id><published>2009-10-12T17:43:00.001+02:00</published><updated>2009-10-12T17:43:19.331+02:00</updated><title type='text'>Comment émouvoir un logiciel?</title><content type='html'>Aujourd’hui il fait frais. Aussi je fignole mon costume d’indigent en mettant une polaire plutôt informe, d’une improbable couleur rouille, achetée jadis au Vieux Campeur, discrètement souillée aux manches de taches de peinture. On me donnerait le RSA sans confession et cela tombe bien, c’est exactement ce que je vais demander à la mairie du IIIe. Les locaux d’un monumental haussmanien en sont spacieux, il n’y a pas la queue aux services sociaux, il faut dire que le quartier n’est pas non plus miséreux. Grâce au travail préparatoire de Maître Allen, mon dossier est nickel. La brave employée a les yeux pleins de compréhension, je dois être vraiment convaincant dans le rôle du mec fondamentalement gentil condamné par un destin intrinsèquement tragique. Ne reste plus qu’à attendre le bon-vouloir de la CAF, et surtout de ses ordinateurs aveugles qui vont calculer si j’ai droit à quelques kopeks. Cela vaudrait mieux vu que je ne touche rien et que le mot épargne, on le sait, est inconnu dans ma langue. Mais autant on peut séduire une assistante sociale, autant il est difficile de faire pleurer un logiciel. Qui plus est, mon honnêteté risque de me coûter cher, puisque j’ai déclaré mon dernier trimestre réel de revenus. Étant hier encore travailleur indépendant, j’aurais parfaitement pu oublier quelques factures de l’été.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je décide de faire un doublé et le début d’après-midi me voit franchir le sas de la Banque de France, place de la Bastille. Non, ce n’est pas pour un braquage, quoique cette idée m’ait souvent traversé l’esprit depuis l’adolescence, époque où je suivais les aventures de Mesrine dans Paris-Match et rêvais au casse du siècle perpétré par Spaggiari à Nice, en même temps que je lisais l’intégrale d’Arsène Lupin. Mais un fond d’honnêteté, ou plus probablement de peur, m’a empêché de prospérer dans le crime. Et donc si je suis à la Banque de France, ce n’est pas pour embarquer des lingots qui n’y résident de toute façon plus, mais pour déposer un dossier de surendettement. L’employée admire encore la précision de mon dossier, mais ce sera un gestionnaire qui décidera s’il est ou non complet et surtout recevable. Réponse le 3 novembre. J’essaie de passer la totalité de mon endettement sur ce coup, sachant que ma position de demandeur d’emploi peut me valoir un gel complet de 12 à 24 mois. Déjà de quoi respirer, si cette hypothèse la plus optimiste se réalise, cela me changera des tiers-détenteurs mensuels frappant inutilement des comptes que j’ai toujours soigneusement vidés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;D’avoir fait cela, mon esprit se repose déjà. Plus que cinq ou six lettres aux créanciers les plus pressants pour leur signaler que je suis insolvable pour le moment, et je n’aurais rien d’autre à faire qu’à attendre les décisions des diverses autorités prises à témoin de mon naufrage. C’est tant mieux, si Maître Allen m’a miraculeusement donné le sens de l’organisation, cela me fait royalement chier de gaspiller mes neurones à cette paperasse. Vous observez ici-même combien ces démarches occupent une bonne part de mon temps et de mon esprit, et conviendrez je l’espère d’un gâchis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Absolument rien dans ma boîte aux lettres sur les enchères en ligne de mes biens, la dèche me condamne donc au régime, c’est très bien ainsi&amp;nbsp;: une trésorerie de cauchemar contraint au CORPS de RÊVE. Il me reste quelques légumes pour le cuit-vapeur et un steak, ce sera suffisant, je prends quand même une minificelle de pain complet pour caler au cas où. La faim vous donne souvent de redoutables insomnies d’endormissement, voire de réveil, et je n’en ai vraiment pas besoin vu le retard de sommeil accumulé depuis quatre ou cinq jours.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1826313542518960520?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1826313542518960520/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/comment-emouvoir-un-logiciel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1826313542518960520'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1826313542518960520'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/comment-emouvoir-un-logiciel.html' title='Comment émouvoir un logiciel?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1856846242479876075</id><published>2009-10-11T21:43:00.003+02:00</published><updated>2009-10-11T21:45:40.673+02:00</updated><title type='text'>La loi des jungles arborescentes</title><content type='html'>65,8 kg de poids total, dont 30,5 kg de muscles, cela me fait un très honorable 46,4&amp;nbsp;% en taux de masse musculaire. Encore le Fruits-n’Fibres pris à mon retour de banlieue n’a-t-il pas fait son effet, et je me pèse juste après le dîner. Je décide donc de mouvoir ce corps en voie de régénérescence vers la librairie du Centre Beaubourg. C’est l’avantage de Paris, vous pouvez acheter des livres d’art un dimanche à 20 heures, chose évidemment impensable en banlieue ou en campagne, où seuls s’offrent à votre appétit intellectuel dominical des magasins de bricolage dans les ZAC ou des fleuristes devant les cimetières.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Il tombe une légère bruine, les passants sont rares, la petite rue de Beauce luit joliment dans la douceur vespérale. En marchant des idées me viennent pour mon roman, pas vraiment des scènes bien nettes ou des phrases déjà formulées, non, plutôt des sortes de perspectives nouvelles dans la vision du narrateur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans le grand hall de Beaubourg, des femmes en cercle font un happening, elles murmurent en boucle &lt;i&gt;«ouvrez vos sacs, ouvrez vos sacs, ouvrez vos sacs…»&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; devant des vigiles un peu interloqués qui se sentent probablement visés.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je claque mes derniers deniers dans le catalogue d’une rétrospective Mikhailov, 24 euros au lieu de 49, je fais des économies pour ainsi dire. Un peu plus tôt dans la journée, et par la grâce d’Internet, j’avais fait l’acquisition d’un second crâne de singe à Bangkok – ne me demandez pas pourquoi j’achète ainsi des squelettes de primate en série, je n’en sais foutre rien, cela fait partie de mes micro-intuitions intrusives, je ferai un jour quelque chose de ces crânes, ou bien rien peut-être, mais là je sais que leur grimace si familière attire mes lèvres. Si tant est qu’ils franchissent la douane.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;De quoi la semaine prochaine sera faite, telle est la question. Ma demande de RSA est bloquée parce que je n’ai pas d’avis d’imposition 2008. Et c’est délicat de secouer les puces du fisc pour l’avoir un peu plus rapidement, vu que pendant trois ans je me suis abstenu de parler à ces braves gens. Qu’ils me rendent la petite monnaie de ma grosse pièce en lambinant d’un centre des impôts l’autre, c’est de bonne guerre. J’ai décidé de mettre en vente un paquet de livres et de DVD sur la Marketplace d’Amazon, mais j’ignore tout du rythme auquel ce genre de marchandises s’écoule.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sur mon espace du Pôle Emploi, je reçois des offres de job sans grand rapport avec mes demandes. Tant mieux, je ne suis pas pressé de perdre mon matricule chômeur, qui va m’être utile, et même indispensable dans les semaines qui viennent, pour achever la partie de billard à cinq bandes que je joue avec mes créanciers. Petit Bouc m’avait prévenu que le «&amp;nbsp;logiciel intelligent&amp;nbsp;» produit des arborescences, et que si aucun emploi ne répondant aux critères se présente, il propose tout de même des solutions plus ou moins approchées. Cela doit s’appeler le déclassement assisté par ordinateur, vu que les arborescences en question plongent leurs branches vers des boulots de plus en plus précaires et mal payés. Pendant ce temps-là, la Ferrari bouffe des macarons Ladurée en salaire de ses bons et loyaux services à l’inéluctable abrutissement du monde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1856846242479876075?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1856846242479876075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-loi-des-jungles-arborescentes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1856846242479876075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1856846242479876075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/la-loi-des-jungles-arborescentes.html' title='La loi des jungles arborescentes'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-7979812542874008324</id><published>2009-10-11T15:04:00.003+02:00</published><updated>2009-10-11T16:40:32.656+02:00</updated><title type='text'>Toutes les Ferrari du monde</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StHX0K87BRI/AAAAAAAAA8c/IntByYk41_I/s1600-h/Ferraribd.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StHX0K87BRI/AAAAAAAAA8c/IntByYk41_I/s400/Ferraribd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;(Eh bien non je ne suis pas calmé, alors je m’invente un royaume minuscule où des créatures oniriques viendraient dévorer toutes les Ferrari du monde et mastiquer leur peau grasse, leur cervelle molle, leur sourire commercial.)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-7979812542874008324?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/7979812542874008324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/toutes-les-ferrari-du-monde.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7979812542874008324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7979812542874008324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/toutes-les-ferrari-du-monde.html' title='Toutes les Ferrari du monde'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StHX0K87BRI/AAAAAAAAA8c/IntByYk41_I/s72-c/Ferraribd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-9185675646813204385</id><published>2009-10-11T01:21:00.007+02:00</published><updated>2009-10-11T01:25:59.702+02:00</updated><title type='text'>Dukan pour les buffles</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;Une publicité sur mon site promet de perdre 115 kg, pas moins. Cela commence à faire beaucoup. Peut-être s'agit-il d'une annonce pour buffles? Si je perdais cela, eh bien je pèserais -50 kg. Un poids négatif, cela doit faire bizarre, je suppose que l’on devient une sorte de trou noir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StEXnG_kddI/AAAAAAAAA8U/JP0z3m7kLqk/s1600-h/115kgPub.png" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StEXnG_kddI/AAAAAAAAA8U/JP0z3m7kLqk/s200/115kgPub.png" /&gt;&lt;/a&gt;Pas de risque cependant, après mon grec du midi, une pierrade ce soir a transformé cette journée en gala permanent, tout adepte fanatique de Maître Dukan me condamnerait à avaler un quintal de son. Je ressens désormais la moindre variation dans mes prises alimentaires, je mesure bien que je suis anormalement empâté, alors que jadis j’accumulais les adipocytes en parfaite indifférence à mon corps. Mais la parade est connue&amp;nbsp;: un Fruit’nFribres, un peu plus d’exercice demain, une journée sans excès et hop, copine Terraillon n’y verra que du feu.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: left;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En dessert j’ai mangé des kakis. Le primeur d’à côté propose des fruits de qualité, on peut supposer qu’ils étaient à l’optimum de leur goût et je ne les trouve pas fameux, ils laissent une étrange trace amère sur le palais.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Après &lt;i&gt;Home&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; d’Arthus-Bretrand arrive sur les écrans &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Le syndrome du Titanic&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; de Hulot. Le premier était payé par Gucci, Saint-Laurent, Dior et consorts, le second par les centrales nucléaires d’EDF et l’Oréal. Tout cela enchante la conscience de classe du bobo, qui va pédaler de plus belle sur son Vélib entre Marais et Saint-Germain-des-Prés. Les prolos, mes nouveaux camarades du Pôle Emploi et très accessoirement 5 milliards d’humains, je crois qu’ils préféreraient un peu plus d’industrie lourde et d’équipements primaires. Mais vu d’un hélicoptère, où même la misère devient télégénique, ce genre d’évidence échappe sûrement au vert volant d’éolienne en éolienne.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La maison de Montgeron d’où j’écris cette nuit rappelle les écuries d’Augias, mais il me manque malheureusement le CORPS de RÊVE d’Héraklès. Pas une pièce qui ne recèle son lot de bibelots encrassés, de meubles empoussiérés, d’objets oubliés. De souvenirs aussi, mais je glisse tout près d’eux sans les réveiller, c’est dangereux un souvenir, on dit que certains se perdent dans leur labyrinthe et ne reviennent jamais à la vie. Pas de risque pour moi, dans une époque qui a flatté partout le devoir de mémoire, je me suis donné une règle d’amnésie. Dehors flotte l'éternelle odeur des automnes. Je regarde la nuit, nous partageons une silencieuse indifférence.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-9185675646813204385?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/9185675646813204385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/dukan-pour-les-buffles.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/9185675646813204385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/9185675646813204385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/dukan-pour-les-buffles.html' title='Dukan pour les buffles'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StEXnG_kddI/AAAAAAAAA8U/JP0z3m7kLqk/s72-c/115kgPub.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3674970975643897050</id><published>2009-10-10T15:13:00.002+02:00</published><updated>2009-10-10T15:13:57.878+02:00</updated><title type='text'>Cela devait bien arriver un jour... (épisode 2)</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StCIi2e152I/AAAAAAAAA8E/lKTttinMtbw/s1600-h/Grecbd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StCIi2e152I/AAAAAAAAA8E/lKTttinMtbw/s400/Grecbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3674970975643897050?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3674970975643897050/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/cela-devait-bien-arriver-un-jour.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3674970975643897050'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3674970975643897050'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/cela-devait-bien-arriver-un-jour.html' title='Cela devait bien arriver un jour... (épisode 2)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StCIi2e152I/AAAAAAAAA8E/lKTttinMtbw/s72-c/Grecbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-2364806852741000386</id><published>2009-10-10T11:52:00.003+02:00</published><updated>2009-10-10T11:55:43.011+02:00</updated><title type='text'>Moi, Laurence F. ...</title><content type='html'>Cette nuit, j’ai eu le malheur d’entendre le passage de Frédéric Mitterrand chez Laurence Ferrari. Je dis bien entendre car je me suis retenu de touner la tête pour regarder l’écran d’ordinateur où l’extrait avait été chargé. Aurais-je une télé chez moi qu’il me faudrait moins d’une semaine pour devenir tueur en série.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’impudence des journalistes est sans limite, Ferrari prenait le ton du procureur, sans doute gonflée par l’audimat de sa première chaîne de merde, cela vous titille les hormones d’être la voix d’une immense masse sans cervelle. Elle cherchait la faute, l’énervement, le débordement, elle avait quatre minutes pour produire du scoop et nourrir le buzz du lendemain, elle revenait sans cesse et sans cesse à la charge, elle insistait avec une vulgarité qui me faisait honte, honte d’appartenir à la même espèce que cela, comment les gens peuvent être aussi grossiers. Mitterrand dans la peau de l’animal traqué lui dit à un moment «&amp;nbsp;vous ne m’avez pas écouté Laurence Ferrari&amp;nbsp;» et c’est tellement évident, elle n’écoute rien, la blondasse formatée lucarne, elle n’a même pas lu le livre («juste les passages&amp;nbsp;», quel bel aveu de rigueur journalistique, elle se contente du charcutage de Le Pen comme matériau de sa vindicte), non elle n’a même pas besoin de lire ou d’écouter depuis sa position dominante, ce sont les spectateurs du cirque qui l’écoutent tous les soirs, elle ne voit rien, elle n’entend rien, elle ne comprend rien, elle est l’icône centrale du néant, elle est le corps rêvé de ce beauf qui se branle dans ses chiottes, elle est la vie rêvée de cette conne qui lit Closer dans le métro, et pourtant elle pue de tous ses mots vides, elle pue de toutes ses émotions feintes, elle pue de toute sa pensée plate, elle pue de tous ses sourires commandés, cette infection permanente du furoncle médiatique semble avoir colonisé toutes les conversations et toutes les représentations humaines, on ne croise plus que des appendices de ce grand terminal cognitif et comportemental, et les rescapés se terrent dans des territoires inconnus, et ils sont à jamais isolés dans la foule par cette homogénéisation sans précédent de la parole, et ils prononcent des phrases désormais inaudibles. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sur le fond de tout cela, quoi&amp;nbsp;? Rien bien sûr, se faire trouer le cul par des jolis garçons en Thaïlande ne s’inscrit pas dans le paysage mental de la ménagère de moins de cent ans, qui se trouve être aussi le pilier électoral des partis politiques, donc clouer Mitterrand au pilori ne représente pas un gros risque, chialer sur l’horrible tourisme sexuel non plus, parce que bien sûr, le tourisme non sexuel c’est une spoliation formidable, c’est une exploitation tolérable, tolérée et même encouragée de la misère du monde, un cul c’est sale mais un Hilton c’est joli, même s’il y a des gosses en arrière-cuisine et des clodos devant l’entrée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Allons du calme, du calme perdre ses nerfs au spectacle des serfs n’est pas signe d’une grande santé, dans quelques jours je ne me reconnaîtrai même plus dans cette colère passagère.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Revenons donc au dispositif du CORPS de RÊVE. Je me suis acheté 870 grammes d’un excellent lapin au Bon Marché, et une pluie de BBQ Bar. Ken nage dans le bonheur, cela fait plaisir à voir. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StBZNuhriPI/AAAAAAAAA78/ipS1WxmxKgg/s1600-h/KenBBQBarbd.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StBZNuhriPI/AAAAAAAAA78/ipS1WxmxKgg/s400/KenBBQBarbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je médite à l’évolution de ma diète. Il me faut repenser l’organisation des repas comme des exercices, car je suis bien obligé de constater un indéniable flottement dans le cours des jours passés. Pas une seule piscine cette semaine, et là je dois repartir en banlieue, c’est très mauvais. Certes, je suis scotché au poids plancher, certes, mon ventre continue de s’aplatir tout doucement, certes, des muscles se dessinent progressivement, mais tout cela pourrait et devrait aller plus vite. Il en va de même pour mes exercices spirituels, d’ailleurs. Ma semaine a été pourrie de toutes sortes de contraintes minables dont vous avez eu des échos partiels (inscription pénible au chômage, rédaction lente d’un dossier de surendettement, ouverture compliquée d’un compte en banque, recherche désespérée d’un avis d’imposition, etc.), contraintes théoriquement appelées à ne pas se répéter, mais tout de même, je n’ai pas de plages assez longues d’esprit libre pour travailler autant que je le voudrais mon roman ou mener à bien quelques projets photographiques. En plus, je suis dans une de mes phases maniaques «&amp;nbsp;douces&amp;nbsp;», je dors 5 à 7 h par nuit et les 17 à 19 h restantes, je n’arrête pas une seconde. À moins de trouver des amphétamines ou de la cocaïne, il m’est difficile d’augmenter encore le rendement de la machine. Je dois plutôt réfléchir à l’organisation du temps de veille.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-2364806852741000386?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/2364806852741000386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/moi-laurence-f.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2364806852741000386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2364806852741000386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/moi-laurence-f.html' title='Moi, Laurence F. ...'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/StBZNuhriPI/AAAAAAAAA78/ipS1WxmxKgg/s72-c/KenBBQBarbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8619485803842939215</id><published>2009-10-09T17:53:00.010+02:00</published><updated>2009-10-14T19:38:07.251+02:00</updated><title type='text'>Les fils du calvaire</title><content type='html'>Ayant raté de quelques secondes le 96 à l’arrêt des Filles du Calvaire, après un réveil difficile aux aurores, je me tape à pied toute la rue Oberkampf jusqu’à son cent-vingt-cinquième numéro. Des employés enlèvent des voitures, un conducteur malheureux leur dit qu’ils font n’importe quoi, un commerçant contrarié observe que l’on se gare n’importe où. Je me dis que se faire chier les uns les autres est la loi de l’humanité agrégée.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La Cité Grisset est en réalité une impasse. Pour une ex-ANPE, cela s’impose. À son angle avec Oberkampf, une sandwicherie nommée Merguez Factory. Pas un café ouvert à l’horizon immédiat, je suis en manque. En face du Pôle Emploi où j’ai rendez-vous pour ma séance obligatoire de réinsertion professionnelle, un curieux bâtiment de briques abritant une galerie. Le reste de l’impasse est terne sous un ciel gris. Devant la grille de ferraille baissée, une femme arabe attend. Elle a l’œil noir, le visage maigre, et le sourcil dressé avec des rides très creusées sur le front. Je me demande toujours si ce n’est pas douloureux d’avoir la face ainsi coincée en permanence. Un peu plus loin, un black bien sapé tourne en rond. Sur un parapet deux déclassés se sont assis, ils regardent leur tennis de marque inconnue. Un jeune qui m’a l’air bien jeune pour être chômeur écoute son mp3 et serre un bloc de papier. À 9h pile la grille s’ouvre, et l’on est soudain une quinzaine à se précipiter, j’ai l’impression que certains viennent de sortir des égouts ou du bitume, je ne les avais pas repérés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;À l’accueil, quatre gardiennes de l’emploi dont l’une vocifère d’un ton autoritaire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Les gens avec une convocation présentez-vous&amp;nbsp;!&amp;nbsp;». On se croirait à l’armée. Je me présente donc et patiente dans le coin que l’on m’indique. L’une des gardiennes est une grande blonde avec un sourire permanent, je la vois qui glisse dans le hall d’une personne et d’une pièce à l’autre, je me demande si ce n’est pas un robot de nouvelle génération. Elle a l’air rayonnante. Peut-être parce que sa journée du vendredi s’arrête à midi.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On est enfin appelé pour le stage de formation aux outils d’accès à distance. C’est-à-dire au site internet du Pôle Emploi. Nous sommes cinq, dont le black, qui place devant lui un maroquin de cuir contenant un bloc de papier noirci de phrases bien ordonnées, et aussi de beaux stylos, il a l’air top organisé le gars. En face, un autre black forme son antithèse, il n’a même pas amené un stylo. C’est un cuisinier dont l’ancien patron refuse de lui envoyer je-ne-sais-quel papelard nécessaire aux Assedic. Se faire chier les uns les autres, je vous le dis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’instructeur est un petit gars d’âge indéfinissable, habillé à la cool, mais du genre qui se veut cool et qui donc ne l’est pas tellement, il a des cheveux courts et gris qui le vieillissent, un bouc maigrichon. Dans l’ensemble, un type que vous croisez et oubliez aussitôt. Peut-être un robot lui aussi. Il nous fait son topo en lisant un imprimé. Il faut remplir un questionnaire sur sa connaissance des services informatiques du Pôle Emploi, et je mets &lt;i&gt;«&amp;nbsp;non&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; partout vu que je n’ai évidemment pas visité le site depuis mon inscription au chômage. Le black a côté de moi se rebiffe, lui a mis &lt;i&gt;«&amp;nbsp;oui&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; partout sauf à la question &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Savez-vous créer votre espace emploi&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; dont la réponse est restée vide. Il dit franco à Petit Bouc&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;On m’a fait comprendre que c’était obligatoire, sinon je ne serai pas là.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt; Déstabilisé, Petit Bouc finit par lui dire&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Mais… je vois que vous n’avez pas créé votre espace emploi&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. Le Black dit qu’il s’en fout, qu’il a un diplôme de comptable, qu’il sait très bien ce qu’il veut, qu’il cherche du taf dans des journaux et réseaux plus spécialisés et plus intéressants pour lui, qu’il n’a pas de temps à perdre. Un autre type plus timide essaie de s’engouffrer dans la brèche et remarque que lui aussi a déjà rempli toutes les formalités assistées par ordinateur. Peine perdue. Il faut montrer ta bonne volonté, camarade, sinon t’es radié. Du coup, le black accepte à contre-cœur de créer un espace emploi qu’il n’utilisera jamais. Se faire chier les uns les autres, encore et toujours.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Petit Bouc nous dit que nous en avons jusqu’à midi. Je suis consterné. Mais que l’on va travailler individuellement devant un ordinateur, qu’il y a un distributeur de café à l’étage, que l’on peut sortir fumer sur le trottoir. Me voilà un peu requinqué. Le sommeil me manque, la tête me lance parfois. Je joue le mec réglo qui veut progresser, pas de vague. Après cette séance, je suis peinard jusqu’à début janvier. Pendant une heure et demi, je trifouille donc leur ordinateur. Il me faut dix minutes pour comprendre les six fonctionnalités que l’on venait étudier. Le PC se déconnecte après 30 secondes d’inactivité, c’est-à-dire tout le temps. Impossible d’accéder à la toile. Ce qui est particulièrement con, puisque pour valider la création de son fameux espace emploi, on doit répondre à un mail. Je ne vois aucune offre intéressante dans les codes ROME de mon activité. Petit Bouc est resté planqué dans la salle, il vient vaguement voir les troupes toutes les vingt minutes, je grille des sèches sur le trottoir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;À 11h, après avoir été le chercher pour lui poser une question de pur fayotage sur les stages de formation, je dis à Petit Bouc que je maîtrise parfaitement les outils et que j’ai hâte de rentrer chez moi pour activer mon espace emploi, fabriquer mon CV et lécher le cul des employeurs prêts à rembourser d’un SMIC mes 20 ans d’expérience en rédaction. Il acquiesce, je crois qu’il était en train de naviguer perso sur le Net, il a l’air pressé d’en finir comme moi. Il n’y aurait pas un golio qui a trouvé le moyen de mal noter dès le départ le mot de passe de son espace emploi, il aurait pu se tirer tout de suite. Je passe un entretien de cinq minutes de fin de stage, où l’on note mes progrès dociles dans la voie de l’intégration laborieuse. Pour la forme, je demande à Petit Bouc ce qu’il me conseille de faire. Il se fige d’un air important et me sort&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Il faut s’organiser, s’organiser c’est important, garder l’habitude de se réveiller et de planifier ses journées, ne pas se laisser aller, il faut aussi se prévoir des moments de détente, savoir se vider la tête, c’est important&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;. Il débite tout cela en regardant fixement son écran. Je lui fais confiance, il semble s’y connaître en tête vide.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On se quitte sur une poignée de main pleine de solennité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’ai déjà oublié son visage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8619485803842939215?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8619485803842939215/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/les-fils-du-calvaire.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8619485803842939215'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8619485803842939215'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/les-fils-du-calvaire.html' title='Les fils du calvaire'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-9143620777258574450</id><published>2009-10-09T16:59:00.000+02:00</published><updated>2009-10-09T16:59:11.236+02:00</updated><title type='text'>Sous le plancher</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;Hier, copines Peggy et Natacha arrivent les mains pleines. Je les soupçonne un moment d'être en service commandé, envoyées par copain Stéphane (absent pour une raison fallacieuse) dans le seul but de me gaver et de me faire perdre ainsi la course au CORPS de RÊVE. Au dîner, taboulé, salade niçoise, crevettes, poulet au sirop d’érable et pommes de terre vapeur, j’évite fromages et desserts, mais me sers et ressers généreusement en pain d’épeautre. Malgré cela, je me pèse ce jour à 16h30&amp;nbsp;: 65,2 kg me dit copine Terraillon ! Un plancher jamais atteint. Je ne vais pas me plaindre. Jusqu’où descendrai-je&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;!--EndFragment--&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-9143620777258574450?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/9143620777258574450/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/sous-le-plancher.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/9143620777258574450'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/9143620777258574450'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/sous-le-plancher.html' title='Sous le plancher'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1395401586735568042</id><published>2009-10-08T08:48:00.004+02:00</published><updated>2009-10-08T08:53:41.682+02:00</updated><title type='text'>Méditations insomniaques</title><content type='html'>Incroyable et répugnante polémique à retardement autour de Frédéric Mitterrand. Voilà quatre ans que son autobiographie est parue, il suffit que la vache Le Pen meugle un émoi médiatiquement et politiquement programmé pour que les politicards de tous bords montent à l’assaut de l’horriiiiible touriste sexuel. Les socialistes en font des kilotonnes dans l’indignation coincée du cul, surtout la nouvelle génération, cela promet, il faut dire qu’ils ont grandi à l’ombre de la «&amp;nbsp;quakeresse Royal&amp;nbsp;», comme l’appelle justement Matzneff, celle qui veut criminaliser les clients des putes, castrer les auteurs de récidive et de manière générale étouffer les libertés des Français dans les gros seins bienveillants de Big Mother. La France reste le pays de la délation et du lynchage, le caractère répétitif de ces miniscandales suintant la moraline tiède et l’émotion feinte me file la nausée.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Parmi les avantages de ma nouvelle situation chômeuse, les piscines municipales de Paris sont désormais gratuites. J’ai bien fait de prendre un abonnement trimestriel fin août. Le malheur, c’est que je ne trouve pas de temps en ce moment pour m’y rendre. Les vacances de la Toussaint, en libérant les plages horaires monopolisées par les mômes, vont me permettre de reprendre la nage à un rythme plus soutenu. Non seulement elle peaufine mon CORPS de RÊVE, mais elle me détend les nerfs et me rééduque les poumons. Encore faut-il que les bassins parisiens ne ressemblent pas aux plages de la Côte d’Azur un 15 août.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’activité physique reste un écueil. Avant-hier, sortant du métro Ledru-Rollin vers 22 h, j’ai vu trente gars qui s’entraînaient à un art martial en s’exposant à l’œil public à travers la grande vitre du Club de Gym, celui où vont copines Peggy et Natacha, et aussi copain Stéphane qui soulève de la fonte en loucedé pour essayer de rattraper mon taux de masse musculaire en asymptote victorieuse. Cela m’a refroidi, ces trente pantins qui gesticulaient en silence et dégoulinaient en cadence. Le collectif, ce n’est pas mon truc. Et à en juger par leurs têtes de demeurés, les arts martiaux n’attirent pas des adeptes avec qui j’aurais envie de m’étendre sur le sens de la vie dans les vestiaires.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Réfléchissant aux piscines parisiennes, je décide aussi de m’abonner aux bibliothèques. Encore une révolution culturelle, ma dernière inscription doit dater des bancs de l’école. J’aime bien posséder des livres, en faire ce que je veux, j’ai d’ailleurs des petits rites idiots, je peux mettre une semaine, un mois, un semestre à ouvrir un livre que j’ai acheté, je sais qu’il est là et cela me suffit, j’ai sa présence dans la tête, j’attends l’instant parfait où j’aurai précisément envie de le lire et où il sera là, à portée de ma main. Mais au fond, je ne suis pas accumulateur et des livres, j’en ai vendus (ou j’en ai été saisis) en quantité dépassant largement ce que je possède aujourd’hui. De surcroît, je rate les rentrées littéraires parce que je n’ai aucune envie de claquer 18 ou 20 euros pour tomber sur un Beigbeder ou une autre production jetable et oubliable à l’envi. Bref, mon blocage mental sur les bibliothèques est plus stupide qu’autre chose et quand on repère une de ses stupidités, il faut la soigner.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;À propos de lecture, je termine &lt;i&gt;Testo Junkie&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; de Beatriz Preciado, dont on avait parlé au dernier dîner chez copine Sarah et copain PH. Je suis du genre curieux et méthodique, quand on mentionne un bouquin intéressant, je tâche toujours de me le procurer, même trois ans après. Là, mon impression est mitigée. J’aime bien quand l’auteur décrit son expérience de la testostérone en gel, ou bien encore sa relation avec Virginie Despentes, mais j’aime bien moins quand elle fait de la «&amp;nbsp;théorie&amp;nbsp;» – c’est lourd, répétitif, inutilement verbeux et surtout pas très solidement fondé. Mais bon, la première dimension sauve la seconde et dans l’ensemble, j’apprécie les auteurs gays, lesbiens, transgenres, queer, les auteurs faisant d’une certaine expérience du corps l’axe de leur création. Dustan et Duvert figurent à mon panthéon, le second plus haut que le premier.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je lis aussi des polars en quantité illimitée, ce qui fait d’ailleurs une raison de plus de m’abonner aux bibliothèques parisiennes. Après une phase Ellroy m’ayant vu engloutir quelques milliers de pages en deux mois, je reviens ces temps-ci aux fameux «&amp;nbsp;polars nordiques&amp;nbsp;» avec les Sjöwall et Wahlöö des années 1960. La Scandinavie est à la mode chez les amateurs de polar, on signale dans &lt;i&gt;Books&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; que deux écrivains viennent de faire scandale en Suède en publiant sous pseudo un roman policier, vendu à 100.000 exemplaires en quelques semaines et dont les droits étrangers leur ont rapporté 850.000 euros. On leur a reproché une démarche mercantile trahissant la «&amp;nbsp;vraie&amp;nbsp;» littérature, je trouve ce blâme con, il y a plus de littérature dans &lt;/span&gt;&lt;i&gt;No country for old men&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; ou dans &lt;/span&gt;&lt;i&gt;The big nowhere&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt; que dans Nothomb, Beigbeder, Lévy et Musso réunis. Ce que j’aime dans les polars scandinaves, c’est le dépaysement psychologique, la distance est réelle d’avec les contrées latines, les rapports humains y ont quelque chose d’étrange, rudes, directs, plats aussi, une impression de transparence froide. Et puis j’aime le Nord en général, les masses humaines se sont toujours concentrées autour des Tropiques, les Pôles sont déserts, leur vide est serein, leur fraîcheur salutaire, leur lumière belle.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans &lt;i&gt;La lettre volée&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;, Auguste Dupin finit par retrouver une précieuse missive ayant échappé à toutes les recherches précédentes des policiers. Il m’est arrivé un truc du même genre, il faudrait appeler cela la lettre rêvée. Depuis une semaine, j’étais furieux de ne pas retrouver le chargeur de batterie de mon caméscope Sony, que je souhaite vendre (car le chômage a du bon, sauf pour les revenus). Impossible de mettre la main dessus, je faisais l’hypothèse de l’avoir perdu cet été en Estonie, avec le câble d’alimentation de mon Mac (sans doute un effet pervers du régime vodka-beef jerky). Et hier soir, je regarde pour la quinzième fois les composantes du pack Sony… et je comprends&amp;nbsp;! Il y a une petite station que l’on peut connecter à la fois au courant et à l’ordinateur. Je pensais qu’elle servait seulement à transférer les images, mais elle fait office également de chargeur de batterie. Donc, je cherchais en vain un chargeur que je n’avais jamais possédé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;250 g de crevettes, un steak haché, six œufs m’ont coûté 5,50 euros au Franprix un coin. A ce prix-là, vous n’avez pas du Fauchon. Mais ça cale. Et puis il faut bien dîner à hauteur de son nouveau statut social. Je ne réussis pas à faire protéines pures, je termine quelques tranches de pain complet rassis, et je teste le quinoa bio. Le sachet me dit qu’il était cultivé par les Incas. Je comprends mieux que les Incas aient été rayés de la carte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1395401586735568042?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1395401586735568042/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/meditations-insomniaques.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1395401586735568042'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1395401586735568042'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/meditations-insomniaques.html' title='Méditations insomniaques'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3816715442090138108</id><published>2009-10-07T22:12:00.004+02:00</published><updated>2009-10-08T02:16:08.776+02:00</updated><title type='text'>Les Dukanettes en ont de bien bonnes</title><content type='html'>Jusqu’où iront les Dukanettes&amp;nbsp;? Comme je suis d’excellente humeur et de surcroît sans autre emploi que façonner mon CORPS de RÊVE, j’ai été faire un tour sur leur forum. Je découvre le fil &lt;a href="http://dukan.et.nous.xooit.com/t8587-BLAGUES-DU-JOUR-2.htm"&gt;Blagues du jour 2&lt;/a&gt;. Parce que vous voyez, après le succès planétaire de Blagues du jour 1, l’impérieuse nécessité s’est faite sentir d’une seconde édition. On peut voir des photos désopilantes comme celle-ci.&lt;br /&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Ssz1wL6C6XI/AAAAAAAAA70/_FiQ2k23CNA/s1600-h/insolite-040-65c1df.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Ssz1wL6C6XI/AAAAAAAAA70/_FiQ2k23CNA/s400/insolite-040-65c1df.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Oui, c’est un morceau d’anthologie. A moins que ce ne soit un matériau d’ethnologie. Ou un motif d'internement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Maître Dukan, je vous implore de faire taire les Dukanettes par tous les moyens à votre disposition, y compris la télépathie et l'abduction. Comment voulez-vous que votre Grand OEuvre franchisse l’épreuve des siècles et des millénaires avec, accrochée à votre illustre patronyme, une telle armée de pipelettes ayant à l’évidence fumé leur sac Carrefour&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3816715442090138108?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3816715442090138108/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/les-dukanettes-en-ont-de-bien-bonnes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3816715442090138108'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3816715442090138108'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/les-dukanettes-en-ont-de-bien-bonnes.html' title='Les Dukanettes en ont de bien bonnes'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Ssz1wL6C6XI/AAAAAAAAA70/_FiQ2k23CNA/s72-c/insolite-040-65c1df.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-531398921934200076</id><published>2009-10-07T15:50:00.004+02:00</published><updated>2009-10-07T15:53:36.032+02:00</updated><title type='text'>Chômeur !</title><content type='html'>Je me regarde une dernière fois dans la glace. Pas lavé, pas rasé. Imper court noir et neutre, sweat sombre informe laissant apparaître un tricot de peau blanc, pantalon velours un peu grand, c’est un Jean-Paul Gaultier mais cela ne se voit pas, tennis noir. J’hésite à remplacer le Manhattan Portage rouge vif par un Eastpack plus quelconque, mais j’ai la flemme et après tout, ce n’est pas un Vuitton. Je suis presque parfait dans mon déguisement de prolétaire du verbe déclassé, le mec humble vaincu par le sort, la victime désignée de l’essssssclusion, le naufragé-né en préccccccarité. Je ne prends pas de mouchoir, comme ça si la morve me coule au nez, je la nettoierai d’un revers de poignet indifférent.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’aurais pu louer cinq ou six mômes braillards pour m’attendre dans la salle d’attente en criant &lt;i&gt;«papa papa, on a faim, on veut un grec chez Momo»&lt;/i&gt;, mais il aurait été difficile de justifier leur existence. Idem si je m’étais mis à simuler un handicap. Et puis un rédacteur aveugle, ce n’est pas très crédible.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En route vers le Pôle Emploi. Il est au métro Louis Blanc. Forcément, on n’envoie pas les pauvres à Saint-Germain des Prés, Opéra ou Georges V. J’ai mon gel antibactérien Assanis. On ne sait jamais, je veux bien fréquenter la cour des miracles, mais pas partager ses germes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Vous allez peut-être croire que je n’aime pas les pauvres. Mais non, rassurez-vous, je n’aime pas les gens en général. Et à tout prendre, sur mon échelle d’affinité sélective, la métrique n’est pas pauvre-riche, mais con-pas con. Des cons, il y en a dans toutes les classes, toutes les races, tous les milieux, ça je vous le garantis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans le métro, je peaufine les derniers détails. Par exemple, je casse vers l’intérieur mon col d’imper pour qu’il soit mal mis. Je chope un gratuit, &lt;i&gt;Direct Soir&lt;/i&gt;, qui fait plus erratique que &lt;i&gt;Books&lt;/i&gt;. Pour bien me pénétrer de mon rôle, je lis les pages sports, télé et aussi mon horoscope. &lt;i&gt;«Carrière&amp;nbsp;: vous pouvez espérer beaucoup de cette journée qui sera riche en surprises…»&lt;/i&gt;. Ben tiens.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Bonsergent, Gare du Nord, Gare de l’Est et voilà Stalingrad. Il fait très doux, je remercie le réchauffement climatique. Le Pôle Emploi est juste en face du Conseil des Prud’hommes, un grand, laid et moderne bâtiment, non loin d’un poste de police. Pratique, vous perdez votre cause aux prud’hommes, vous allez direct au chomdu. En entrant, je suis frappé par l’odeur, la même que dans le service gériatrie psychiatrique où végète mon père. Pourtant je ne vois aucun vieux en décomposition dans le hall.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le bâtiment est propre, nickel même, sauf un faux plafond manquant révélant des réseaux de tuyaux argentés. J’ai une terrible envie de pisser, mais les toilettes sont fermées pour cause de plan Vigipirate. On imagine pourtant mal un islamiste se faire exploser dans le PQ des chômeurs. Je demande à la Berbère de l’accueil de m’ouvrir la porte, elle acquiesce mais ne l’ouvre pas, ou alors je n’ai pas tourné la poignée à temps. Tant pis, je reste avec ma vessie pleine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dès mon arrivée, on m’a filé huit pages denses de paperasses à remplir. Rien que ça, j’aurais pris un Lexomil voici encore deux mois. Mais grâce à Maître Allen, la procédure n’a plus de secret pour moi, je suis le champion de la déclaration, l’as de l’imprimé, le virtuose du formulaire. Autour de moi, il y a un téléphone, une borne internet, un photocopieur et tout cela semble gratuit. Pratique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On me reçoit enfin, un grand gars assez efficace dans un bureau dépouillé style Ikéa. Cela va vite&amp;nbsp;: il n’aura pas fallu trente minutes pour que l’imprimante crache ma carte officielle de demandeur d’emploi. Fini les clichés sur les Assedic aux salles d’attente surbondées. Enfin ici, à Paris 10&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt;, dans le 9-3 c’est peut-être toujours le cas. Je me demande de quoi se plaignent les chômeurs, on est aux petits soins avec eux. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Après cette première étape, je suis encore reçu par un conseiller. Cette fois, il s’agit de trouver du boulot. Je patiente de nouveau dans le hall. Des gens désœuvrés attendent sur un banc, sans rien faire d’autre que regarder devant eux. Il faut le faire pour ne rien faire ainsi, moi je n’y arrive pas. Une grosse dame s’agite sur une table en remplissant des paperasses et en murmurant des remarques inaudibles. Sur le mur, une affiche destinée aux emplois handicapés montre une naine qui a l’air heureuse de planter des clous. Enfin, je ne sais pas si ce sont des clous, l’image n’est pas nette.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Avec le conseiller, on parle de mon CV, de mes attentes. Le gars se plaint de son logiciel, où il peine à écrire sans faute. Je ne sais pas me vendre, donc je n’ai pas trop de difficulté à paraître inemployable. Du moins on verra. En revanche, je suis convoqué de façon impérative vendredi matin 9 h pour un stage de formation aux outils d’accès à distance aux demandes d’emploi. Si je ne me pointe pas, je suis radié. Ca ne rigole pas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;87 minutes après mon entrée dans le Pôle Emploi, je ressors avec mon matricule et ma carte officielle de chômeur. Le bonheur, ça n’arrive pas qu’aux autres.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsycqFV6QpI/AAAAAAAAA7s/rs5xMpzp3Ms/s1600-h/Chomagebd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsycqFV6QpI/AAAAAAAAA7s/rs5xMpzp3Ms/s400/Chomagebd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-531398921934200076?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/531398921934200076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/chomeur.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/531398921934200076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/531398921934200076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/chomeur.html' title='Chômeur !'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsycqFV6QpI/AAAAAAAAA7s/rs5xMpzp3Ms/s72-c/Chomagebd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-531858876018488889</id><published>2009-10-06T12:37:00.002+02:00</published><updated>2009-10-06T12:38:56.316+02:00</updated><title type='text'>Consommation, conquête, consanguinité</title><content type='html'>Maître Allen a rejoint maître Dukan dans l’occupation permanente de mon territoire cérébral. Je deviens organisé à un point qui me fait peur. Songez que pour la première fois de toute ma vie, je tiens une trésorerie courante de mes dépenses et revenus, ce que l’on appelle «&amp;nbsp;faire ses comptes&amp;nbsp;» je crois. D’ailleurs ce n’est pas brillant, j’ai claqué plus de 500 euros dans les cinq premiers jours d’octobre, raison pour laquelle je nettoie les DVD ramenés de Montgeron en vue de les vendre tout à l’heure. On pourrait dire que je suis un panier percé, s’il y avait encore un panier. Mais il n’y a plus que des trous, un grand gouffre où s’effondrent tous les euros ayant le malheur d’arriver dans ma poche ou sur mon compte.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ce comportement est certainement addictif, je suis mal à l’aise quand je ne consomme pas, et plus précisément quand je n’achète pas des biens supposés inutiles par rapport au strict nécessaire de survie (des cadeaux, des livres, des CD, des objets pour des projets artistiques-entre-guillemets, des vêtements et chaussures, etc.). Le style frugal-méditatif jouissant de la seule contemplation béate du monde qui l’entoure, ce n’est pas mon truc, je laisse aux fans de Nicolas Hulot ce genre de posture. Je suis un tempérament actif, j’ai besoin de sentir des flux autour de moi, et le flux des objets achetés, vendus, donnés, transformés fait partie de cet univers personnel en mutation permanente. Les partisans de la décroissance devront abattre les gens comme moi s’ils veulent réaliser leurs lubies.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Au fond, ce que je décris est le rythme normal de la vie, nous ne faisons qu’absorber et excréter en cycle, la vie est pure dépense, excès, orgie, croissance, débordement. Georges Bataille l’avait magnifiquement compris et ces pauvres écolos avec leur discours puritain de la restriction sont aux antipodes du phénomène dont ils se prétendent les protecteurs. Non pas que j’applaudisse aveuglément aux pollutions, massacres inutiles d’animaux, laids&amp;nbsp;saccages de territoires&amp;nbsp;; mais je me refuse à condamner sur le principe la pulsion d’expansion, de conquête et de maîtrise animant Homo sapiens.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Un nouveau copain s’est lancé dans l’aventure Dukan, je suis content, partout se lève l’armée des volontés tendues vers l’horizon du CORPS de RÊVE.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Hier, dans la nouvelle livraison on-line des &lt;i&gt;PNAS&lt;/i&gt;, je lis un papier montrant que l’expression des gènes de nos horloges biologiques se rythme selon le taux de sucre dans le sang, par l’intermédiaire des hormones glucocorticoïdes. Fascinants, ces petits mécanismes intimes du vivant, nous sommes le jeu de molécules parlant un langage largement inconnu. Dans le même numéro, et sans rapport aucun, j’apprends de A. H. Bittles et M. L. Blackque les enfants issus de mariages consanguins (≤cousins du second degré) représentent quand même 10,4 % de la population mondiale. C’est fou, non&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-531858876018488889?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/531858876018488889/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/consommation-conquete-consanguinite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/531858876018488889'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/531858876018488889'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/consommation-conquete-consanguinite.html' title='Consommation, conquête, consanguinité'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1332868347790150894</id><published>2009-10-05T19:25:00.002+02:00</published><updated>2009-10-05T19:27:00.218+02:00</updated><title type='text'>Kilos superflus : n'oubliez pas de perdre votre âme</title><content type='html'>Dans &lt;a href="http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/03/le-corps-nouvel-objet-des-historiens-par-georges-vigarello_1248903_3232.html"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, Georges Vigarello écrit un article sur les représentations du corps par les historiens. Cela se termine ainsi&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«Reste à suivre des logiques temporelles dynamiques, traversant époques et durées. Il en est une, centrale : celle révélant dans l'histoire de l'Occident la lente "appropriation" du corps par le sujet. Non pas l'importance accrue de ce corps, mais bien le déplacement de son statut : la liaison toujours plus aiguë entre la manière dont le corps est éprouvé et la manière dont l'identité est affirmée. (…) Il faut y voir l'insensible effacement de l'"âme", la conviction croissante que l'espace du sujet est bien celui de son enracinement organique, sa matérialité : la confirmation que la civilisation occidentale est celle de l'individu et de sa singularité postulée. Le corps est bien devenu l'inépuisable objet d'une histoire toujours plus sensible à la chair des cultures comme à celle du temps.»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Eh bien j’espère que ce garçon, qui est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), a raison, donc que ce journal participe à l’écriture de l’histoire et au progrès de la matérialité à travers la quête du CORPS de RÊVE. D’ailleurs, si j’avais eu une âme, je m’en serais débarrassé pour perdre quelques grammes supplémentaires.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1332868347790150894?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1332868347790150894/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/kilos-superflus-noubliez-pas-de-perdre.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1332868347790150894'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1332868347790150894'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/kilos-superflus-noubliez-pas-de-perdre.html' title='Kilos superflus : n&apos;oubliez pas de perdre votre âme'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1077683561980625231</id><published>2009-10-05T19:04:00.002+02:00</published><updated>2009-10-05T19:06:27.141+02:00</updated><title type='text'>Engagement dans le processus d'accompagnement vers l'insertion</title><content type='html'>Enfin, enfin, je me remets à l’atelier du roman. Copine Sarah sera contente si elle me lit. J’ai quelque talent pour les formes raisonnées de schizophrénie, mais s’immerger dans la peau d’un narrateur n’est jamais facile. Surtout pour mon choix d’écriture, où cette immersion ressemble à une noyade et exige de bonnes réserves d’oxygène.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La balance indique 65,7 kg, je colle donc au plancher dix jours après l’entrée en phase de stabilisation. Il n’empêche que je reste dans la diète légère et prévois pour ce soir un camembert 3% MG de Bridelight, une bonne poignée de crevettes, un ravioli tofu-tomate-basilic bio et quelques filets de poulet. Je me sens léger, je suis bien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Avec copine Peggy qui n’a pas le moral, nous parlons de la nuisance généralisée des bras cassés – entendez par là les gens avec qui il est impossible d’avoir un rapport professionnel clair, rapide, efficace. Il est déjà notoirement chiant de bosser pour gagner son pain, si en plus il faut perdre son temps à discutailler, débatouiller, relancer, interpeller, blablater, cela devient hautement dépressif. Le problème paraît que certains font de ces pertes de temps un mode normal de rapport aux autres, à croire qu’ils adorent nager dans des tergiversations chronovores et des flous inartistiques. Que ces gens-là pullulent dans la grande entreprise traditionnelle, où la productivité est divisée de moitié par la proximité et où chacun tend vers son seuil maximum d’inefficacité dans les 35 h obligatoires de présence, je peux le concevoir. Mais que les indépendants et microstructures subissent le même genre de pesanteur, c’est dur à supporter.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’apprends que les photos de copine Natacha n’ont pas été retenues pour être exposées dans un magazin-salon de thé-galerie-pouet-pouet où elle avait présenté un dossier. La tenancière de ce futur haut-lieu de la desperate housewife friquée aurait eu un haut-le-cœur en voyant la production – car copine Natacha ne fait pas vraiment de concession dans sa création, voyez-vous, ce n’est pas le enième photoreportage larmoyant sur un Africain qui crève la gueule ouverte, le enième dérivé de la photo de mode au troisième degré, la enième série sur la photo soi-disant spontanée de familles obèses faisant un barbecue dans une banlieue, la enième plongée dans on-sait-quel nouveau bas-fonds tellement hype, genre un squat de trans sans-papier et séropositifs en lutte pour la reconnaissance de la dignité morale des animaux de laboratoire, bref, ce n’est pas une photographie que l’on a vu mille fois depuis vingt ans dans les galeries, les expos et les grands prix. Et donc mémère avec son petit magasin conceptuel pour désoeuvrées du XVIe arrondissement, cela dépasse son entendement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;De mon côté, je prépare mon grand rendez-vous de mercredi avec le Pôle Emploi. Voici une semaine, j’ai mis fin à une société créée dix ans plus tôt, en banqueroute comme il se doit. Et après vingt années dont pas un jour ne fut chômé, mon nouvel objectif est d’être justement reconnu comme chômeur... pardon demandeur d’emploi... pardon personne en processus d’accompagnement vers l’insertion socioprofessionnelle... enfin glandeur subventionné, en clair. Je sens que je vais beaucoup m’amuser et je suis déjà ravi de gonfler les mauvais chiffres de la conjoncture économique. Espérons que je gratterai un peu de pognon à Léviathan.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1077683561980625231?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1077683561980625231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/engagement-dans-le-processus.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1077683561980625231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1077683561980625231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/engagement-dans-le-processus.html' title='Engagement dans le processus d&apos;accompagnement vers l&apos;insertion'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6420906377767670779</id><published>2009-10-05T01:37:00.004+02:00</published><updated>2009-10-05T01:39:26.273+02:00</updated><title type='text'>Diabolicum persevare</title><content type='html'>Le repas de famille du dimanche fait partie de ces traditions solides dans notre pays. On mange, on boit et le cas échéant, on va roter son digestif en trimballant son engeance dans une poussette, d’un pas lent et d’une roue molle, un pas du dimanche sur des chemins qui mènent toujours aux mêmes endroits, c’est-à-dire nulle part.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Si j’échappe désormais au programme complet – l’ai-je jamais suivi, je me le demande&amp;nbsp;? –, il n’est pas toujours possible d’éviter son épicentre, le repas. Surtout que je n’avais pas invité mon oncle depuis un certain temps. Me voici donc à cuisiner, avec au menu saucisson, melon, rôti de bœuf haricots verts pomme vapeur, fromage, tarte aux pommes, gâteau au chocolat. Et vin rouge. J’ai sauté les options melon et vin, mais pas saucisson ni fromage, et même une lichette de tarte. Le Maître omniprésent dans ma mauvaise conscience alimentaire m’avait fait acheter un pain complet… mais une bonne baguette de céréales avec un Brie fondant, c’est tout de même meilleur.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;On imagine sans peine combien j’étais abattu en rentrant sur la Capitale ce soir. McDo mercredi dernier, chinois hier, orgie dominicale aujourd’hui… des gouttes de graisse perlaient sur mon front, j’avais peur de tacher les banquettes taggés du RER D, j’attendais l’impitoyable sanction de copine Terraillon avec l’accablement du condamné. Eh bien non&amp;nbsp;: 66,6 kg de nouveau, diabolique persévérance&amp;nbsp;! Je me suis pesé deux fois pour exclure une erreur électronique ou mécanique, mais c’est bien cela. Du coup, je regrette le Fruits’nFibres en gélule avalé d’office à mon retour en guise de purge de mes péchés. Il n’empêche que je dois mieux canaliser mon tractus orogastrofécal, parce que le miracle ne va pas durer. J’étais sûr que la perte des repères stricts de la phase d’attaque Dukan m’abandonnerait à un flottement délétère ouvert aux agressions sournoises de chaque petite tentation refoulée pendant trente jours.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sinon je vous livre une info parfaitement inutile&amp;nbsp;: un dicton affirme que&lt;i&gt; «pluie de mars n’engraisse ni oie ni jars»&lt;/i&gt;. Vu que nous sommes en octobre, qu’il ne pleut pas, que vous n’avez (probablement) ni oie ni jars, j’ai réussi à occuper votre cerveau d’une donnée tout à fait parasite. Et je retourne à mes propres occupations, en l'occurrence finaliser l'achat d'un crâne de singe thaïlandais qui sera du meilleur effet dans mon salon.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6420906377767670779?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6420906377767670779/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/diabolicum-persevare.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6420906377767670779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6420906377767670779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/diabolicum-persevare.html' title='Diabolicum persevare'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-2171521007596005791</id><published>2009-10-04T17:36:00.004+02:00</published><updated>2009-10-04T23:52:08.761+02:00</updated><title type='text'>Houhou les gros cons, c'est par ici...</title><content type='html'>Depuis quelque temps, ma page principale est colonisée par une publicité pour la créatine. On voit un mastard dont la pose suggère qu’il est en train de s’astiquer le braquemart sous son string, pudiquement caché par le pot de pilule.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsjBiTqqI0I/AAAAAAAAA58/k5tg23HnBEw/s1600-h/Image+1.png" imageanchor="1" style="clear: right; float: right; margin-bottom: 1em; margin-left: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsjBiTqqI0I/AAAAAAAAA58/k5tg23HnBEw/s320/Image+1.png" /&gt;&lt;/a&gt;Je n’ai pas observé de hausse de ma libido ni de gonflement de mon volume pénien au repos ou en érection depuis que je prends de la créatine. Mais ce post, parfaitement inutile, ne manquera pas d’attirer les moteurs de recherche. Donc à l’attention de tous les René du monde, je pose ici les questions googlisables qui vont booster mon page rank&amp;nbsp;: La créatine va-t-elle augmenter la taille de mon sexe / mon zob / ma bite / mon poireau / etc.&amp;nbsp;? Faut-il prendre la créatine avant l’amour&amp;nbsp;? La créatine fera-t-elle de moi une bête de sexe&amp;nbsp;? Et pour les demeurés qui ne savent pas formuler une phrase complète (la majorité des créatiniens à mon humble avis)&amp;nbsp;: Créatine sexe bite&amp;nbsp;? Créatine bander mieux&amp;nbsp;? Créatine bite énorme bite énorme bite énorme bite énorme biiiiite …&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans le journal, j’ai lu que Deezer n’est pas loin de mettre la clef sous la porte, et mise le tout pour le tout sur des offres payantes destinées aux mobiles. Pourtant, il y a cinq millions de visiteurs uniques par mois. Où est le problème ? Ces gros cons des majors du disque, qui réclament des tarifs exorbitants. Le piratage a de beaux jours devant lui, et je souhaite qu’ils crèvent la gueule ouverte, ces saltimbanques de luxe et leurs maquereaux huileux. Tiens, tant qu’à râler, je me demande si Polanski aura une camisole chimique. Les môômans doivent être effrayées quand il passe à côté des bacs à sable, faudrait quand même penser aux centaines de millions de victimes potentielles de ce vieux satyre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-2171521007596005791?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/2171521007596005791/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/houhou-les-gros-cons-cest-par-ici.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2171521007596005791'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/2171521007596005791'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/houhou-les-gros-cons-cest-par-ici.html' title='Houhou les gros cons, c&apos;est par ici...'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsjBiTqqI0I/AAAAAAAAA58/k5tg23HnBEw/s72-c/Image+1.png' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5634169330031558689</id><published>2009-10-03T23:07:00.001+02:00</published><updated>2009-10-03T23:08:19.300+02:00</updated><title type='text'>Dans les non-lieux du samedi</title><content type='html'>Banlieue. Samedi soir. Restaurant chinois. Mal parti, non&amp;nbsp;? On fête vaguement l’anniversaire de deux de mes enfants, sans trop y croire parce que si j’avais de l’argent, on ne serait pas là.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;À côté, un gros en chemisette rose, à la nuque rasée et à la voix forte, trois bonnes raisons de lui en vouloir. Il dîne avec une Noire, pas son officielle, apparemment une collègue qu’il a envie de sauter après le saké. Je les imagine au pieu et cela me déprime. Il a un lacet défait. Il parle horriblement fort, impossible d’échapper à son élocution grasse, tout y passe, même la description de sa dernière gastro-entérite, son année de naissance (1966), son signe astrologique (taureau), sa taille et son poids (1,75&amp;nbsp;; 83), ses difficultés à se lever depuis mai à 3h du matin pour le travail. Serions-nous restés plus de 37 minutes que l’on aurait eu droit à tous les détails sur sa collection de timbres, son dépucelage et la gale de son berger allemand. J’ai toujours été gêné par les gens qui parlent fort au restaurant. Les lieux publics en général me déplaisent pour cela, c’est un rapport de force implicite entre des inconnus n’ayant pas les mêmes mœurs, goûts, habitudes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le repas est un buffet à volonté, pas vraiment dukanien, mais pas d’excès non plus. Les vapeurs sont immangeables, le reste à peine correct. J’y suis déjà venu plusieurs fois, c’est pratique quand il y a les enfants, les patrons semblent étonnés que je commande deux carafes d’eau, et que je refuse l’alcool de riz.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Un peu plus tôt dans la journée je visite mon père dans sa chambre de désinfection. Je le trouve presque dévêtu sur un fauteuil. Pas de doute, son régime est aussi efficace que le mien, ses anciennes chairs grasses fondent et s’effondrent. Il ne me reconnaît pas, prononce des phrases le plus souvent incohérentes, parfois non. Je le photographie en silence, entre deux tentatives de conversation mort-née. Derrière la fenêtre, le soleil brille sur le parking de livraison.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sse8vdfj4HI/AAAAAAAAA4o/-Mis_-mffgM/s1600-h/MonPereBrasbd.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sse8vdfj4HI/AAAAAAAAA4o/-Mis_-mffgM/s400/MonPereBrasbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5634169330031558689?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5634169330031558689/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/dans-les-non-lieux-du-samedi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5634169330031558689'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5634169330031558689'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/dans-les-non-lieux-du-samedi.html' title='Dans les non-lieux du samedi'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/Sse8vdfj4HI/AAAAAAAAA4o/-Mis_-mffgM/s72-c/MonPereBrasbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8264201795665966883</id><published>2009-10-02T09:43:00.003+02:00</published><updated>2009-10-04T01:18:17.323+02:00</updated><title type='text'>Foie gras</title><content type='html'>Copine Teraillon est aussi diabolique que formelle&amp;nbsp;: 66,6 kg, dans l’après-midi. Une semaine après la fin de la phase strictement dukanienne, pas trop de yo-yo à l’horizon, je gagne logiquement quelques centaines de grammes. Et j’ai encore 1,4 kg de marge à la hausse. Le taux de masse grasse est de 11,1 %, en dessous de la moyenne comme de la norme conseillée à mon âge. Et le taux de masse musculaire plafonne à 45,65%. Donc tout va bien.&lt;br /&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Le pain d’épeautre était excellent – surtout quand on émerge du pain Dukan artisanal –&amp;nbsp;et je n’ai aucun ballonnement. J’en achète derechef un autre, mais à 5,60 euros l’unité, ce ne sera évidemment pas mon pain quotidien. Quand même, la farine d’épeautre ne doit pas être si chère, je me demande pourquoi le prix est le triple d’une miche de pain complet classique à la boulangerie d’à côté. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Voici queques années, à l’occasion de je ne sais quel souci de santé, un radiologue m’avait examiné le foie. L’échograhie révélait une stéatose, c’est-à-dire des dépôts de graisse. Un foie gras, si vous voulez. La phase qui précède la cirrhose. Je dis cela parce que mon ventre m’intrigue. J’ai perdu pas mal de graisse dans la ceinture abdominale, mais je présente une sorte de rebond haut placé, au niveau du plexus. Serait-ce mon foie gras qui pousse les organes internes&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Encore une affaire de viol et de meurtre dont les médias dégorgent. Peur, colère. &lt;i&gt;«Le doute doit bénéficier aux victimes potentielles et non au criminel avéré»&lt;/i&gt;, dit à la radio un gars de l’Institut de la justice, à propos des libérations anticipées. Quand on se détache un peu des émotions, ce genre de propos est bancal : on met sur le même plan une potentialité (de victime) et une réalité (de taulard), c’est-à-dire qu’appliqué à la lettre, un tel précepte aboutirait à laisser pourrir 100% de prisonniers entre quatre murs, même si tous ne vont pas récidiver. Ce discours de la «&amp;nbsp;victime potentielle&amp;nbsp;» me déplaît, parce que nous sommes tous des victimes potentielles de tout, et que les champions de l’interdit ou de la répression brandissent toujours ce genre de conditionnel. Reste une victime bien réelle, une femme tuée par un homme à ce qu’il semble, grand classique du primate humain. On relance le débat sur la castration chimique, pas très bien nommée puisqu’il s’agit s’implement d’un médicament inhibiteur de la testostérone. Peut-être que le mot «castration» rassure les esprits échauffés, le mâle est souvent sensible à l'idée de couper les couilles de ses compétiteurs.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8264201795665966883?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8264201795665966883/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/foie-gras.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8264201795665966883'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8264201795665966883'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/foie-gras.html' title='Foie gras'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-7889240496258266480</id><published>2009-10-01T14:35:00.004+02:00</published><updated>2009-10-01T14:38:31.131+02:00</updated><title type='text'>En fermant les yeux dans le flot ordinaire des jours</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dans le bus 96, bondé comme à son habitude, une dame d’un certain âge monte. Elle file vers les places dédiées aux vioques juste devant moi, apostrophe une jeune femme en lançant «ces places sont réservées», avec une instance couinante, «ré-ser-véééeee». «Je suis enceinte», répond la plus jeune. En face d’elle, une autre vieille assise marmonne avec l’air de s’excuser «Moi j’ai 63 ans». Elle en fait dix de plus, elle n'a pas à se désoler. La couineuse lève un petit œil furieux et méchant vers le toit gris du bus. Deux arrêts plus tard, elle se précipite vers une place libérée, encore plus près de moi, elle m’a touché au passage. Elle a l’air en pleine forme, cette vioque, elle tapote d’un pied nerveux avec ses petites pompes Schmoll blanches, elle a le cheveu violet et rare des surannées de son espèce, elle jette en permanence des regards inquisiteurs autour d’elle, à la recherche d’un motif d’indignation, je vois ses lèvres fissurées de ride qui remuent et retiennent leur salive de fiel. En fermant les yeux, une vision fugitive de cette vieille pourpre au crâne encastré dans la vitre, les yeux vitreux et un filet de bave ocre au menton.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Dans l’agence bancaire, climatisée comme il se doit, Fabienne traîne sa mince et grande silhouette de directrice adjointe chargée des comptes particuliers. Elle ne s’excuse pas pour son quart d’heure de retard, il faut supposer que c’est la norme de ponctualité chez les business women et non-stop working girls de son espèce. Fabienne porte l’uniforme sombre et sobre de la caste, pantalon gris, chemisier blanc. Quelques pointes de fantaisie cependant, un vernis d’ongle rose vif, un décolleté ouvert sur sa maigre poitrine aux seins pointus. Du bureau de Fabienne se dégage une impression fonctionnelle de bon aloi, à peine perturbée par le cadre discret où s'expose la photo d’une vie de famille normale. À travers les vitres nécessairement transparentes, on voit à quelques mètres un Fabien concentré sur sa conversation téléphonique, lui aussi en uniforme de décontraction surveillée. Quand l’imprimante se bloque, Fabienne a un rire forcé. Elle s’anime pour évoquer le caractère indispensable du service de protection juridique à 4,91 euros par mois. Fabienne aime son travail, son mari, son enfant, peut-être aussi les voyages, les amants, les cours de yoga. En fermant les yeux, j’entrevois le corps de Fabienne au ventre gonflé qui flotte dans la piscine du Club Med, après le passage du tsunami.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-7889240496258266480?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/7889240496258266480/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/en-fermant-les-yeux-dans-le-flot.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7889240496258266480'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7889240496258266480'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/en-fermant-les-yeux-dans-le-flot.html' title='En fermant les yeux dans le flot ordinaire des jours'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-914089501277426588</id><published>2009-10-01T04:42:00.002+02:00</published><updated>2009-10-01T04:42:56.001+02:00</updated><title type='text'>Miam !</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsQXIaLeQTI/AAAAAAAAA4g/QR9fVX7a9f0/s1600-h/Miam.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsQXIaLeQTI/AAAAAAAAA4g/QR9fVX7a9f0/s400/Miam.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-914089501277426588?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/914089501277426588/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/miam.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/914089501277426588'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/914089501277426588'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/miam.html' title='Miam !'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsQXIaLeQTI/AAAAAAAAA4g/QR9fVX7a9f0/s72-c/Miam.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8436279318597674303</id><published>2009-10-01T03:18:00.006+02:00</published><updated>2009-10-01T12:50:16.408+02:00</updated><title type='text'>De scanner cané en ratatouille ratée</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;Oui, bon, voici quelques jours je faisais état de mon absence d’excitation à l’évocation d’un McDo, eh bien il a suffi que copine Peggy évoque ce nom à 14 heures pour que je m’y rue finalement à 20 heures. Et je n’ai pas fait les choses à moitié, puisque le menu à 8,80 € proposait un effet doublé, soit deux Big Mac devant bien taper dans les 1000 kcal le lot, plein de lipides sursaturés, dégoulinant de la sauce sucrailleuse qui assure son succès sur la planète obèse. Rien que d’écrire cela, je me débecte. Mon surmoi dukanisé guide mes pas vers le magasin bio où je compense en achetant de quoi faire une ratatouille, un pain d’épeautre complet, un ensemble riz-épeautre-karmut tout aussi complet. Le pain mesure à peine douze centimètres de circonférence, mais pèse 500g, une densité proche du plomb. La fille me demande si j’ai un bon couteau. Après avoir vaguement songé à une allusion sexuelle, je comprends qu’elle me parle de ce pain et qu’il faut la prendre au mot. Je note d’acheter une scie au BHV si je persiste dans l’épeautre cuit au four.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’avais quand même une vague excuse, avant-hier soir&amp;nbsp;: nous rejoignions le studio où copine Lola enregistre son prochain disque, à côté du McDo justement. On écoute des chansons en roumain et en français, très belles, très mélancoliques. J’apprends qu’il faut patienter cinq mois après la fin du travail sur l’enregistrement pour voir arriver le bébé. C’est horriblement long. Le livre, c’est pire, six à quinze mois entre la remise du manuscrit et la parution (sauf quand on s’appelle Yann Moix et que l’on pond en septembre sa merde commandée en juin). Je ne suis pas patient&amp;nbsp;: si je viens à bout de mon roman, et si par hasard un éditeur s’avise de le publier, cette longue phase d’attente sera un supplice. Mon rêve, ce serait un monde d’auto-édition généralisée&amp;nbsp;: je termine un bouquin, je le fais lire à un cercle d’amis dont le goût m’inspire confiance ou respect, je corrige selon les critiques, je vais voir un ami imprimeur et hop, il ne faut pas une semaine pour que mes lecteurs puissent en profiter. Oui mais… quels lecteurs&amp;nbsp;? C’est bien le problème, l’édition traditionnelle tient le coup parce qu’elle est un complexe médiatico-industriel ayant une force de frappe sur la part de plus en plus restreinte de la population lectrice.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je passe une bonne partie de l’après-midi à m’énerver contre un putain de scanner Epson qui refuse de démarrer, bloquant ainsi ma bonne résolution de numérisation totale et systématique. Malgré des plombes sur le Net, impossible de trouver des drivers fonctionnant bien sur mon OS Tiger. Je parviens à dénicher un logiciel compatible avec plus de 1000 scanners (VueScan), il reconnaît le mien, commence la numérisation… et voilà qu’un message s’affiche me demandant du pognon si je veux pouvoir enregistrer mon fichier sans un filigrane de mauvais goût représentant des dollars. Aucune version déplombée ou numéros de série en vrac sur les sites pirates. Dans les périodes où j’ai du pèze, j’aurais balancé mon scan au bout d’une demi-heure et serais parti dare-dare en acheter un neuf. Là, je ronge mon frein. La série Lide des Canon a des premiers prix à moins de 60 euros, je verrai cela en fin de semaine. En même temps, VueScan ne coûte que 39$, soit sans doute environ 30 euros.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Avec cette histoire de scanner, je prends de retard sur ma longue liste d’actions à mener dans la journée (dont écrire sur ce blog) et je me retrouve plus exaspéré encore. Heureusement que les insomnies permettent un labeur nocturne plus productif.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Copines Natacha et Peggy se moquent longuement, systématiquement, méticuleusement, intégralement de ma ratatouille, laquelle se révèle n’en être pas une. Je découvre qu’il ne faut pas mettre d’eau, et éviter que les légumes se transforment en quasi-bouillie. C’est con, je croyais que c’était au contraire le but de la ratatouille, d’après les très vagues souvenirs de mon enfance. En plus, j’y ai balancé la moitié de mon sachet de maniguette (poivre africain) et copine Natacha passe l’essentiel du repas à en virer un à un les grains, après qu’elle s'est cramé la gueule en en mâchant un d’entrée de jeu. Certains dîners ressemblent à des chemins de croix. Les miens. Heureusement qu’il y a le pain d’épeautre et les crevettes de Madagascar, sinon c’était encore le Titanic gastronomique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Période difficile pour mon CORPS de RÊVE&amp;nbsp;: beaucoup de choses à faire, donc moins d’activité physique, difficulté à rester à un paquet de cigarette. Et ce maudit McDo là-dessus. Se ressaisir ou périr dans la graisse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Maître, Maître, pourquoi m’as-tu abandonné&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8436279318597674303?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8436279318597674303/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/de-scanner-cane-en-ratatouille-ratee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8436279318597674303'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8436279318597674303'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/10/de-scanner-cane-en-ratatouille-ratee.html' title='De scanner cané en ratatouille ratée'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6989702301226296218</id><published>2009-09-30T22:31:00.002+02:00</published><updated>2009-10-01T02:32:44.284+02:00</updated><title type='text'>Cela devait bien arriver un jour...</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsP4nvkjaPI/AAAAAAAAA4Q/LpfuJHvoaM4/s1600-h/BigMacbd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsP4nvkjaPI/AAAAAAAAA4Q/LpfuJHvoaM4/s400/BigMacbd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6989702301226296218?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6989702301226296218/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/cela-devait-bien-arriver-un-jour.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6989702301226296218'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6989702301226296218'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/cela-devait-bien-arriver-un-jour.html' title='Cela devait bien arriver un jour...'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsP4nvkjaPI/AAAAAAAAA4Q/LpfuJHvoaM4/s72-c/BigMacbd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3319382335639147677</id><published>2009-09-29T13:48:00.006+02:00</published><updated>2009-09-29T17:57:28.643+02:00</updated><title type='text'>Impressions d'un homme de pet sur des plantes éternellement mortes</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Comme je nageais une brasse impassible, l’œil rivé sur la sexagénaire dont le dos méthodique se calait sur mon propre rythme d’avancement, je me demandais si mes flatulences pouvaient faire office de propulseur en milieu aqueux, et là-dessus, je m’interrogeais en arrière-plan sur la nécessité de partager de telles pensées dans ce journal. Il me venait que depuis Nietzsche, Wittgenstein, ou même avant Montaigne, nos expériences ordinaires, et le langage les décrivant, peuvent très bien faire l’objet d’une réflexion ouverte. Ceux qui s’en chagrinent à l’antienne de la «montée de l’insignifiance», ce sont les orphelins d’une philosophie et d’une métaphysique déjà mortes, ces fantômes croyant que l’on pouvait spéculer des volumes et des volumes sur des grands mots vides de référence dans la réalité et laissant donc au langage humain tout loisir de disserter dans le vide parfait, ces divagations donc qui ont bâti sur du sable d'immenses systèmes appelés à s’effondrer – et de fait effondrés avec force fracas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Donc, le pet paraît un phénomène aussi discutable que l’esprit, l’âme ou je ne sais quelle généralité dont, au bout du compte, seule la science fabrique encore de grands récits explicatifs, laissant les autres discours à leur vanité ou leur vacuité. La science nous parle certainement aussi des flatulences, mais ces dernières peuvent néanmoins faire l’objet d’un discours non scientifique. Il est loisible à l’Homo sapiens de développer ainsi une chaire de sociologie du pet à la Sorbonne ou un Collège de philosophie du vent à Normale Sup, de même que je peux ici, et bien plus modestement, m’interroger à la manière analytique sur les conditions de vérité de la proposition &lt;i&gt;«X pète souvent depuis qu’il a commencé un régime Dukan».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Au bord du Canal Saint-Martin, je croise sur le chemin du retour une boutique qui m’intrigue, &lt;a href="http://www.hortusverde.com/"&gt;Hortus Verde&lt;/a&gt;. Ma paresse congénitale est plus précisément attirée par un panneau indiquant &lt;i&gt;«vraies plantes et fleurs stabilisées, sans eau, sans lumière, sans entretien»&lt;/i&gt;. Dans un coin de mon appartement j'ai commencé des cultures de plantes grasses, qui demandent déjà peu d’effort au jardinier ingrat, mais cette offre me paraît encore un cran supplémentaire dans l’inertie. Des plantes vertes sans la main de même couleur, voilà qui me plaît bien. J’apprends que les propriétaires du lieu ont développé une technique de stabilisation des végétaux qui, une fois trempés dans un élixir de leur composition, arrêtent net leur photosynthèse et leur croissance, tout en évitant le pourrissement, du moins en milieu sec. J’en achèterai à l’occasion, mais ce n’est pas donné.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;A peine quelques heures de sommeil, une matinée chargée et encore plein de choses à faire. Il est temps de préparer ma galette Dukan, premier met solide depuis 7 h. Oh à propos, j’avais noté quelque part de vous confier mon secret coupe-faim. Vers 2 h cette nuit, toujours insomniaque mais voyant se rapprocher l’heure du réveil imposé par un rendez-vous téléphonique aussi matinal qu’importun, je me suis fait une galette salée histoire que la sarabande des enzymes digestifs affaiblisse un peu ma vigilance. C’est la galette Dukan classique, mais à laquelle j'ai ajouté un mélange d’herbe «grillades mexicaines» de chez Ducros, et sur laquelle j’ai fait fondre deux carrés fromage Bridelight 3&amp;nbsp;%, ceux qui ont un vague goût de Vache-qui-rit. Eh bien c’est dé-li-cieux, croyez-moi.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3319382335639147677?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3319382335639147677/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/impressions-dun-homme-de-pet-sur-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3319382335639147677'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3319382335639147677'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/impressions-dun-homme-de-pet-sur-des.html' title='Impressions d&apos;un homme de pet sur des plantes éternellement mortes'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1672473416743884394</id><published>2009-09-29T02:26:00.001+02:00</published><updated>2009-09-29T02:27:41.330+02:00</updated><title type='text'>Tout va bien</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;A 2:12 du matin, il me revient soudainement qu’un corbeau s’est posé sur le lampadaire, en face de ma fenêtre, et qu’il a regardé fixement dans ma direction. Serais-je superstitieux que j’y verrais un funeste présage. Ne l’étant pas, j’y vois l’effet du repeuplement aviaire du square voisin. D’ailleurs je photographie ma main, et n’observe rien d’anormal.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsFUKwnx5OI/AAAAAAAAA3k/SlO0y9An4aw/s1600-h/TestSerie1bd.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" height="400" src="http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsFUKwnx5OI/AAAAAAAAA3k/SlO0y9An4aw/s400/TestSerie1bd.jpg" width="267" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1672473416743884394?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1672473416743884394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/tout-va-bien.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1672473416743884394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1672473416743884394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/tout-va-bien.html' title='Tout va bien'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsFUKwnx5OI/AAAAAAAAA3k/SlO0y9An4aw/s72-c/TestSerie1bd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-732499922409540380</id><published>2009-09-28T19:08:00.006+02:00</published><updated>2009-09-29T13:53:17.152+02:00</updated><title type='text'>Ecris avec ta merde!</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;La balance m’indique 65,6 kg en matinée&amp;nbsp;: non seulement le yo-yo m’épargne, mais je stabilise au plancher. Il faut dire que je ne fais aucun excès, Maître Dukan m’a possédé&amp;nbsp;: même pas envie de gras, de sucre, de rien. J’ai beau réfléchir à un maxi best of Big Mac ou à un kebab mayo ou à une entrecôte frites, rien. À Monoprix, j’ai acheté des pavés de truite, des champignons et des poivrons que je m’apprête à préparer au cuit-vapeur. C’est vous dire. J’en viens à ne pas savoir comment prendre du poids, et je suis terrorisé à l’idée d’en gagner en zone ventrale. Copain Alexandre, pas vu depuis deux semaines, me dit que mes bras ont maigri. Cela me désespère.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Dans le métro, une publicité de Biotrial dit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Recherchons volontaires de 18 à 75 ans&amp;nbsp;». Les laboratoires font enfin des publicités pour leurs essais cliniques, je veux dire autre chose que des petites annonces dans un coin perdu de journal pour chômeurs. Parce que faut pas se leurrer, pas de progrès sans cobayes dans la médecine expérimentale moderne. N’ayant aucune envie de crever d’un cancer comme ma mère ou de pourrir d’un Alzheimer comme mon père, je place tous mes espoirs de longévité en bonne santé dans la science. J’avais déjà essayé de m’inscrire à de tels essais cliniques, qui sont rétribués parfois grassement, mais mon statut de fumeur bloquait le recrutement. Si je trouvais un essai pour une molécule miracle de sevrage tabagique, ce serait l’idéal.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Radios et sites Internet font leur gros titre sur un nouveau suicide chez France Telecom. Travers habituel de la surmédiatisation compassionnelle&amp;nbsp;: on voudrait pousser les employés dépressifs de cette entreprise par la fenêtre que l’on ne s’y prendrait pas autrement. Vous êtes au fond du trou, vous apprenez qu’un de vos collègues a encore franchi le pas, vous vous décidez. Et vous serez demain la vedette du jour. Saute, camarade, les médias ont besoin de larmes, de fiel et de sang.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Hier, copine Peggy et moi avons posé pour copine Natacha, dans un immense entrepôt du XVIIe, une ancienne usine. Cela fait rêver, autant de place pour circuler, créer. Il fallait que je fasse des acrobaties bizarres à poil. Le pire est venu quand copine Natacha m’a demandé de m’asseoir sur une cuvette de chiotte du décor, évidemment non reliée au réseau d’eau&amp;nbsp;: j’étais en phase finale de constipation, quand le cocktail Forlax-Fruits’nFibres s’apprête à faire son effet. Autant vous dire que je serrais les fesses. Depuis, mon ventre s’est vidé d’un jet. Nietzsche conseillait d’écrire avec son sang, mais vu sa liquidité, je crois que je peux écrire avec ma merde.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-732499922409540380?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/732499922409540380/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/ecris-avec-ta-merde.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/732499922409540380'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/732499922409540380'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/ecris-avec-ta-merde.html' title='Ecris avec ta merde!'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-6827000482458466170</id><published>2009-09-28T09:01:00.002+02:00</published><updated>2009-09-28T19:06:45.429+02:00</updated><title type='text'>Qui veut devenir chasseur-cueilleur ?</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Dans son opus major &lt;i&gt;Mon secret minceur et santé&lt;/i&gt;, Maître Dukan dit que son régime se rapproche du mode de vie de nos ancêtres paléolithiques. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;J’ignore ce qu’il en est pour vous, mais cet argument est assez peu vendeur pour moi&amp;nbsp;: je suis positivement ravi de ne pas avoir le mode de vie des chasseurs-cueilleurs. Sans parler de leur longévité, pas fameuse malgré les vertus légendaires d'une «&amp;nbsp;vie saine et naturelle&amp;nbsp;» consistant à gober cinq racines et termites par jour, puis à faire beaucoup d’exercice physique en courant ou nageant comme des malades pour échapper aux lions, guépards, piranhas, crocodiles et à toutes les bestioles bouffeuses de chasseur-cueilleur dont le simple nom vous file une jaunisse. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;En plus, j’imagine mal monsieur et madame Cro-Magnon s’emmerder à récolter du son d’avoine et à écrémer leur lait. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Même si je suis fraîchement converti à une certaine pureté alimentaire, j’ai quand même beaucoup de mal avec tout le tralala sur la malbouffe et la malvie modernes qui engraissent les pauvres petits humains si maigres de nature. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;D’abord, une partie du surpoids et de l’obésité est dans les gènes, cela se voit sur les bancs de l’école, y’a déjà Bouboule dont tout le monde se moque à la gym et Fildefer qui passe même sous les portes des chiottes. Ensuite, c’est bien beau de pisser à la raie de l’industrie agro-alimentaire, mais elle permet à 85% des bientôt 7 milliards d’humains de ne pas crever de faim comme leurs ancêtres, et les 15% restant, ils en boufferaient bien un peu, de cette industrie. Enfin, si les gens veulent se gaver de chips goût barbecue en regardant en boucle les rediffusions de Mon Incroyable Fiancé, c’est leur problème. L’hygiénisme, cela me gonfle, on aura bientôt des flics qui mesureront notre cholestérol au réveil avant de nous enfiler des suppos oméga-3 dans le fion. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Non, vouloir un CORPS de RÊVE, c’est vraiment une affaire personnelle et en aucun cas une obligation collective, les gens ont le corps qu’ils veulent et c’est très bien ainsi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Et puis cher Maître, je me permets de vous interpeller directement maintenant que je suis membre de plein titre de la Secte et que je communie dans le son d’avoine universel, cher Maître donc, regardez un peu le corps des derniers chasseurs-cueilleurs, a priori le plus proche de celui des ancêtres paléolithiques dont vous nous vantez la diète, regardez donc ces corps et dites-moi si ce sont des CORPS de RÊVE&amp;nbsp;? &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;Bah non, voyez ce que j’ai trouvé sur &lt;a href="http://www.crystalinks.com/piraha.html"&gt;ce site&lt;/a&gt;, c’est un Piraha du Brésil. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsBfHwOxaqI/AAAAAAAAA28/0hxr6vjWN2k/s1600-h/pirahahunter.jpg" imageanchor="1" style="margin-left: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsBfHwOxaqI/AAAAAAAAA28/0hxr6vjWN2k/s400/pirahahunter.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="color: black;"&gt;C’est vraiment pas fameux&amp;nbsp;: il a un petit bidon tout rond, des guiboles on dirait deux gressins à demi-grignotés. Et puis un short carrément absurde, une flèche disproportionnée à son arc, un chien qui ressemble à rien, il ferait d’ailleurs mieux de le manger, son chien, avec du son, au lieu de blesser un habitant du village avec son attirail pourri et sa vue basse. En plus, je suis sûr qu’il a 11 ans alors qu’il en fait déjà 45.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-6827000482458466170?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/6827000482458466170/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/qui-veut-devenir-chasseur-cueilleur.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6827000482458466170'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/6827000482458466170'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/qui-veut-devenir-chasseur-cueilleur.html' title='Qui veut devenir chasseur-cueilleur ?'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SsBfHwOxaqI/AAAAAAAAA28/0hxr6vjWN2k/s72-c/pirahahunter.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-4209270020235176967</id><published>2009-09-27T01:03:00.006+02:00</published><updated>2009-09-27T01:05:38.059+02:00</updated><title type='text'>Quand Maître Allen discipline mon cerveau</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;Depuis trois jours, je me suis donné un nouveau Maître. Rassurez-vous, pas un concurrent de Dukan, ils ne boxent pas dans la même catégorie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Allen, aka Maître Allen, est un gourou de la productivité personnelle. Voilà, vous rigolez, j’en étais sûr. Vous m’imaginez déguisé en crâne d’œuf cravaté de Brother, Brother &amp;amp; Brother se demandant comment gérer son capital temps et en parlant à la pause café avec sa collègue Sandra. Le fait est que ce prototype forme le gros de la clientèle de Maître Allen. Mais je n’ai pas acheté, lu et mis en pratique son opus &lt;i&gt;Getting things don&lt;/i&gt;e, dont j’ai appris l’existence en lisant &lt;i&gt;Wired&lt;/i&gt;, pour les mêmes motifs que mes congénères hantant les grandes tours de verre des multinationales.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Non, mon problème est le suivant&amp;nbsp;: je suis un handicapé de l’organisation. A un point que vous ne vous représentez pas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Inutile de vous dire &lt;i&gt;«moi aussi je suis bordélique»&lt;/i&gt;, parce que la question va au-delà dans mon cas. Par exemple, je suis déjà entré en dépression (un vrai épisode dépressif majeur) pour la seule raison que, ne voulant pas faire un travail alimentaire et étant incapable d’exprimer ce refus, je me suis coupé totalement du monde avec des bouteilles pendant 45 jours&amp;nbsp;; autre exemple, entre 2006 et 2008, j’ai soigneusement enfermé dans une malle absolument TOUS les courriers que je recevais, ne déclarant donc ni revenu, ni sécu, ni retraite ni quoi que ce soit de ces saloperies de diktats bureaucratiques&amp;nbsp;; j’ai environ quinze idées de projets (nouvelles, romans, essais, articles, peintures, photos, sites…) par jour et entre 8 et 18 h, je passe mon temps à y rêver et à en commencer certaines dans le plus grand bordel, au détriment de tâches urgentissimes qui m’attendent. Et caetera.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Tout cela va au-delà de l’organisation, d’ailleurs, cela relève sans doute de troubles cognitifs non diagnostiqués et non traités.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Mais bref, comme je viens de réussir un grand pas vers le CORPS de RÊVE en perdant 9 kg, je me suis dit que ma volonté devait désormais triompher dans tous les domaines de mon existence. Et aussi que je devais profiter de la quarantaine pour produire plus que je n’ai fait jusqu’à présent, notamment en raison de ce désordre constant dans mes affaires. Comme me le rappelait copine Sarah avant-hier, j’ai un roman à finir et je dois me bouger le cul (encore une de mes spécialités&amp;nbsp;: je débute et avance pas mal sur un projet artistique, puis j’arrête, je le balance ou je le brûle, je suis un champion de l’autodafé). Et puis encore&amp;nbsp;: je ne bois pas, ce qui libère le monstrueux surmoi de mon cortex frontal au maximum de ses capacités, lequel petit salaud me casse la tête à longueur de journée avec des visions récurrentes sur tout ce que je devrais faire et ne fais pas. Et puis enfin&amp;nbsp;: mes chers copains du fisc, de l’Urssaf, du RSI, etc. ont fini par me retrouver et ne semblent pas apprécier autant que moi mes trois années de vacances. La vie est ainsi, les gens ne sont jamais d’accord.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Et donc Maître Allen m’a apporté la solution. Le cœur de sa méthode est assez simple, au lieu de penser vous noter, au lieu de noter des généralités (genre «&amp;nbsp;faire ma série photo&amp;nbsp;») vous décomposez chaque projet ou tâche en actions élémentaires les plus simples, nécessaires pour arriver au résultat. Et quand vous avez ainsi une longue liste de micro-actions élémentaires prenant de 20 secondes à 200 minutes, ben vous les hiérarchisez et vous les accomplissez. Ca à l’air tout con, et ça l’est si vous êtes un organisateur-né, mais pour les retardés du planning comme moi, vous vous sentez bien mieux. Je ne sais pas si cela fonctionnera sur le long terme, mais le fait est qu’en 48 h, j’ai tellement mis d’ordre dans mon appartement, mes papiers, mes projets, et j’ai fait tant de petites choses toujours repoussées au lendemain, qu’il me semble ne jamais avoir été aussi organisé… de toute ma vie&amp;nbsp;!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-4209270020235176967?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/4209270020235176967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/quand-maitre-allen-discipline-mon.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4209270020235176967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/4209270020235176967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/quand-maitre-allen-discipline-mon.html' title='Quand Maître Allen discipline mon cerveau'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-7488444950825440526</id><published>2009-09-26T21:24:00.002+02:00</published><updated>2009-09-28T19:13:45.436+02:00</updated><title type='text'>Pharmacopée critique du CORPS de RÊVE : le Tribulus terrestris</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Obsédé par mes abdominaux, ou plutôt par leur absence, je traîne sur des forums de gros bras et je tombe sur un produit censé booster ma testostérone&amp;nbsp;: une plante nommée Tribulus terrestris. La pub me dit&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«La réputation du Tribulus à augmenter efficacement la production de testostérone n'est plus à faire»&lt;/i&gt;. Et moi je réponds&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«OK, mais Pub&lt;/i&gt;&lt;i&gt;Med me dira si vous me prenez pour un con»&lt;/i&gt;. Et c’est le cas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;La recherche «&amp;nbsp;Tribulus + testosterone&amp;nbsp;» ne donne que 11 résultats sur le moteur d’indexation, ce qui n’est déjà pas fameux du tout.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En 2008, Saudan C. et al. (&lt;i&gt;Forensic Sci Int. 2008 Jun 10&amp;nbsp;; 178(1):e7-&lt;/i&gt;10) ont testé le produit car des athlètes féminines avaient été contrôlées positif à la testostérone et avaient mis cela sur le dos d’une prise récente de Tribulus terrestris. Les chercheurs ont donc demandé à deux femmes volontaires d’aborber 500 mg de la plante pendant deux jours&amp;nbsp;: aucun impact n’a été trouvé sur la testostérone endogène.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En 2007, Rogerson S. et al. (&lt;i&gt;J Strength Cond Res. 2007 May&amp;nbsp;; 21(2):348-5&lt;/i&gt;3) ont testé le même produit sur 22 volontaires mâles, joueurs de rugby de niveau international, pour une cure de cinq semaines à raison de 450 mg / jour. Il y avait 11 tests réels et 11 placebos. Résultat&amp;nbsp;: aucune différence entre les deux groupes dans le ratio urinaire testostérone/épitestostérone. Les chercheurs sont clairs&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«T. terrestris n’a pas produit le large gain de puissance ou de masse musculaire dont beaucoup des producteurs affirment qu’il peut être obtenu en 5-28 jours».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En 2005, Neychev et Mitev (&lt;i&gt;J Ethnopharmacol. 2005 Oct 3&amp;nbsp;; 101(1-3):319-23&lt;/i&gt;) ont testé le produit sur 21 jeunes gens en bonne santé, âgés de 20 à 36 ans, à raison de 20, 10 ou 0 (placebo) mg / kg / jour. Après quatre semaines, tous leurs androïdes se situaient dans la fourchette normale.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;En 2000, Brown G.A. et al (&lt;i&gt;Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2000 Sep&amp;nbsp;; 10(3):340-59&lt;/i&gt;) ont fait absorber la plante au milieu d’un cocktail d’autres précurseurs supposés de la testostérone à 10 sujets jeunes mais non athlètes, pendant que 10 autres se collaient du placebo, et après huit semaines de surveillance incluant des phases d’entraînement intensif, aucune augmentation d’hormone dans le sérum, et aucune augmentation de l’adaptation à l’effort.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span lang="FR"&gt;Ne comptez donc pas sur le Tribulus terrestris pour vous requinquer les hormones sexuelles. Le seul résultat probant semble chez Gauthaman et Ganesan (&lt;i&gt;Phytomedicine. 2008 Jan&amp;nbsp;; 15(1-2):44-54&lt;/i&gt;), mais le test était fait chez des rats, des lapins et des primates, en intraveineuse, avec des doses allant jusqu’à 30 mg/kg.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-7488444950825440526?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/7488444950825440526/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/pharmacopee-critique-du-corps-de-reve_26.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7488444950825440526'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/7488444950825440526'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/pharmacopee-critique-du-corps-de-reve_26.html' title='Pharmacopée critique du CORPS de RÊVE : le Tribulus terrestris'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1500341339781365091</id><published>2009-09-26T02:58:00.005+02:00</published><updated>2009-10-01T04:50:34.977+02:00</updated><title type='text'>Tous nos préjugés viennent des tripes (©FN)</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;L’Insee a sorti une &lt;a href="http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&amp;amp;ref_id=CONSO09c"&gt;étude sur la consommation des Français depuis 50 ans&lt;/a&gt;. Voilà qui nous en dit plus a priori qu’un traité de sociologie, un opus de philosophie et une thèse d’anthropologie réunis. La part relative de l’alimentation a baissé (38 à 25% du budget total), mais le budget a néanmoins augmenté en termes absolus (1470 à 2640 euros constants). Donc, on bouffe de plus en plus pour de moins en moins. Michel Duée, chef de la division conditions de vie des ménages, observe&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«Les plus aisés consomment plus de fruits, de légumes et de poissons, alors que les plus modestes plus de graisses et plus de sucres».&lt;/i&gt; Non seulement ils sont pauvres, mais ils se rendent malades, ces cons.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je vois aussi que les dépenses de communication, de loisir et de culture ont connu une augmentation de 10 à 16%. Malheureusement, impossible de trouver un chiffre spécifique «culture». L’Insee explique que les dépenses de téléphonie ont quintuplé, que les appareils électroniques genre magnétoscopes ou écrans plats tirent cycliquement à la hausse, mais rien sur ce que l’on peut appeler la «culture», les journaux, les livres, les disques, les films, les visites de musée, etc. Les «biens pour les loisirs» sont passés de 3,5 à 4,0, et les «services de loisirs hors tourisme» ont stagné à 1,8. Je suis peut-être pessimiste, mais j’ai l’impression que le grand tralala sur la démocratisation de la culture n’a pas produit grand chose et que le peuple a juste changé un peu la composition de son opium.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;En me promenant dans les jolies rues entre le faubourg Saint-Antoine et la Seine, je pensais à la question de l’argent, je crois qu’un mendiant m’y a conduit. La liberté de pensée, c’est essentiel. Mais cela ne me suffit pas, et j’ai l’impression que l’on a gavé ma génération avec cette liberté de pensée pour faire un peu oublier sa sœur, la liberté de l’action. Parce qu’au départ, c’est cela la liberté, faire et pas seulement penser ce que l’on veut. Or de ce point de vue, certaines observations de Marx n’ont pas tellement vieilli.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Nos sociétés modernes, bourgeoises ou libérales, on les appelle comme on veut, ont dès le départ proclamé des libertés formelles de l’individu, sans que les libertés réelles soient toujours au rendez-vous. Pour une raison simple&amp;nbsp;: la liberté réelle suppose les moyens de l’exercer, et ces moyens se résument désormais quasiment à un seul&amp;nbsp;: l’argent. Je suis libre de faire plein de choses sur le papier, mais concrètement, je dois gagner ma vie pour les réaliser. Dans le même temps, tout coûte cher, les besoins de base comme se nourrir, se loger, se transporter absorbent déjà une part énorme des revenus (66% d’après l’Insee, les deux-tiers). Donc on doit se prostituer pour des travaux alimentaires qui nous grignotent un maximum de temps de cerveau disponible et, bien souvent, ne procurent qu’un mimum vital. Pendant que s’accumulent et s’alimentent les désirs de faire des choses hors de portée monétaire. Remarquez, y’a rien de nouveau sous le soleil, il y a toujours eu une majorité ayant nettement moins de possibilités d’expression et d’action qu’une minorité. Mais au moins, on ne faisait pas semblant, le système symbolique et matériel assignait chacun à sa caste.&amp;nbsp; &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Tout cela est bien sérieux, probablement parce que je suis encore constipé – Nietzsche ne disait-il que &lt;i&gt;«tous nos préjugés viennent des tripes»&lt;/i&gt; quelque part dans &lt;i&gt;Ecce homo&lt;/i&gt;. Il est tard. J’espère que le yakutl du soir potientalisera Probio’Vit du matin, que les milliards de bactéries et levures déchaînées vont siphonner mon tube digestif comme un Destop.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1500341339781365091?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1500341339781365091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/tous-nos-prejuges-viennent-des-tripes.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1500341339781365091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1500341339781365091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/tous-nos-prejuges-viennent-des-tripes.html' title='Tous nos préjugés viennent des tripes (©FN)'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-1233312857267044022</id><published>2009-09-25T13:15:00.002+02:00</published><updated>2009-09-28T23:32:59.670+02:00</updated><title type='text'>Gaeng Ped</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;Évidemment, l’Amsterdamer était trop âcre. Donc, j’ai fini par aller vendre des disques et quelques livres, non sans avoir numérisé les premiers. Au fond, je suis pour la numérisation totale, je vais prendre l’habitude de tout numériser, mes factures, mes relevés, mes musiques, mes images, tout absolument tout.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Cela me tape sur les nerfs, en ce moment, le procès des éditeurs français contre Google. Ces incapables promettent depuis 20 ans qu’ils vont emprunter les déjà vieilles autoroutes de l’information, mais ils n’en font rien, ou alors en marche arrière, ils ont peur de la révolution numérique, ils gèrent la rareté du papier, ils cherchent des vieux médias télés et radios, ils prétendent défendre les auteurs mais à l’exception de quelques stars, ils les prolétarisent, et quand Google se pointe avec son utopie concrète – la bibliothèque numérique universelle –, eh bien ils chicanent, ils procédurent, ils couinent et ils chouinent. Minables, Français trop Français, vise-petit du trou du cul du monde. Et puis Google-le-méchant-capitaliste, quand on s’appelle La Martinière, cela me fait marrer, ce sont eux aussi des industriels qui cherchent des profits. Mais bref, je trouve que numériser tout ce qui est numérisable dans sa vie personnelle, c’est un bon réflexe. Je vais dépoussiérer mon scanner et transformer cela en automatisme.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Donc ayant du fric, je me suis payé mon premier repas de gala, et j’ai même réussi à inviter copines Peggy et Natacha. Nous étions chez Bai Thong rue de Charenton, la même famille tient Maï Thaï rue Saint-Gilles et, m’apprend Peggy, vient d’ouvrir Baan Lek rue de Jarente. Autant d’adresses que je vous conseille, c’est un peu cher par rapport à la moyenne des asiatiques mais la cuisine est excellente. Au menu hier, Phak Pad Ram Mit (légumes sautés dans une sauce huître et soja), puis le plat-fétiche Gaeng Ped (canard au curry rouge, ananas, raisins, lychees, lait de coco et piment) avec riz gluant. A table, je décompose les ingrédients pour aller plus tard chez les frères Tang, il faut absolument que je parvienne à faire cette recette.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ce matin, début de la cure créatine, d’ailleurs en écrivant je songe que je dois soulever ma fonte deux fois par heure. J’ai aussi pris du Probio’Vit, un composé de probiotiques pour améliorer ma digestion-excrétion et de vitamines-minéraux calibrés aux AJR. En lendemain de repas de gala, je fais du tout-protéine, cela compense. D’autres fois, je ferai sans doute tout-végétarien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La piscine reste un point noir, je n’y ai été qu’une fois cette semaine, et c’est mal barré pour cette journée, j’attends copain Jean. Il faut dire que leurs horaires hors vacances scolaires sont nuls&amp;nbsp;: les sales mômes monopolisent les milieux de matinée et d’après-midi, là où les gens bossent à leur bureau et où je pourrais éviter le pénible surpeuplement des bassins. Et puis entre 11h30 et 13h30, période où c’est généralement ouvert, je suis en pleine phase de pensée et d’écriture, je n’ai pas réellement envie de m’éloigner de mon ordinateur. Je suis du genre à passer directement du lit à l’ordi, mes neurones sont en pleine forme au réveil, cela décroît ensuite lentement dans la journée. L’idéal serait piscine le soir, mais elles sont rarement ouvertes et probablement blindées par les employés rescapés de leur journée. Du coup, je me demande si je vais échapper longtemps à l’inscription en club de gym, histoire d’avoir quand même une demi-heure / trois-quarts d’heure d’activité physique un peu générale et intense. Mais le club de gym, quand même, j’ai du mal…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-1233312857267044022?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/1233312857267044022/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/gaeng-ped.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1233312857267044022'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/1233312857267044022'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/gaeng-ped.html' title='Gaeng Ped'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5398539368566240698</id><published>2009-09-25T11:49:00.003+02:00</published><updated>2009-09-25T11:50:57.801+02:00</updated><title type='text'>Oui, oui, il y a grosse (bis) – et mon corps est sa fin</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;Merci à ma chère lectrice, &lt;a href="http://nihil-ex-nihilo.blogspot.com/"&gt;PS&lt;/a&gt;, qui a réagi au texte d'hier en signalant &lt;a href="http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19560114"&gt;cette étude de Cora Lewis et al.&lt;/a&gt; Si vous aimez l’obésité abdominale, les triglycérides, la résistance à l’insuline et le risque cardiovasculaire, il existe une solution simple&amp;nbsp;: faites un enfant. Si vous adorez cela, faites-en deux. Si vous êtes fanatique de cela, faites-en trois. Et ainsi de suite.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ce sont les conclusions du suivi de 1451 femmes, dans le cadre du programme CARDIA, dont 706 étaient sans enfants trente-trois ans après le début de l’étude (1985-86), et 751 avaient connu des grossesses. Pour un enfant, le risque de syndrome métabolique (qui rassemble les symptômes énumérés ci-dessus) augmente de 33%. Pour deux, de 62%. Les autres facteurs (nutrition, activité physique) avaient été contrôlés. Bien sûr, les mêmes fonctionnaires qui nous enjoignent de manger léger et bouger beaucoup se garderont bien de signaler cela dans le cadre de la prévention du surpoids national, puisque le natalisme est chez nous religion d’Etat et que l’idée de décourager la parturiente potentielle est un crime de lèse-petit-bout-d’homme-qui-a-droit-à-la-vie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Donc croissez, multipliez, engraissez.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sinon je me disais ce matin dans le bus : bien des gens pensent que le sens de la vie est ailleurs. Ils ont un manque, comblé par dieu ou des concepts vides dans le même genre, des choses extérieures à la réalité, et aussi extérieures à eux-mêmes, telle cette âme sans laquelle le corps serait soi-disant vaine dépouille.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pas moi, je suis comblé par le réel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Raison pour laquelle le CORPS de RÊVE est une fin en soi, comme toutes les autres finalités terrestres. Ainsi j'ai retrouvé ce que rétorque le moribond sadien à son prêtre&amp;nbsp;: &lt;i&gt;«&amp;nbsp;Créé par la nature avec des goûts très vifs, avec des passions très fortes; uniquement placé dans ce monde pour m'y livrer et pour les satisfaire, et ces effets de ma création n'étant que des nécessités relatives aux premières vues de la nature ou, si tu l'aimes mieux, que des dérivaisons essentielles à ses projets sur moi, tous en raison de ses lois, je ne me repens que de n'avoir pas assez reconnu sa toute-puissance, et mes uniques remords ne portent que sur le médiocre usage que j'ai fait des facultés (criminelles selon toi, toutes simples selon moi) qu'elle m'avait données pour la servir; je lui ai quelquefois résisté, je m'en repens. Aveuglé par l'absurdité de tes systèmes, j'ai combattu par eux toute la violence des désirs, que j'avais reçus par une inspiration bien plus divine, et je m'en repens, je n'ai moissonné que des fleurs quand je pouvais faire une ample récolte de fruits... Voilà les justes motifs de mes regrets, estime-moi assez pour ne m'en pas supposer d'autres.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5398539368566240698?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5398539368566240698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/oui-oui-il-y-grosse-bis-et-mon-corps.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5398539368566240698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5398539368566240698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/oui-oui-il-y-grosse-bis-et-mon-corps.html' title='Oui, oui, il y a grosse (bis) – et mon corps est sa fin'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-5297777429503036514</id><published>2009-09-24T15:09:00.000+02:00</published><updated>2009-09-24T15:09:37.969+02:00</updated><title type='text'>Dans grossesse, il y a grosse</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;span class="postbody"&gt;&lt;i&gt;Coucou je m apelle Jessica je vais sur mes 23 ans j ai 3 enfants j ai deja fais dukan en debut d année&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;bonjour a toutes j'ai 33ans j'ai envirn 30 kg a perdre avant mon mariages l'année prochaine j sui maman de trois nfant 7 et 4ans don des jumeaux&amp;nbsp;», «&amp;nbsp;bonjours a tous , je m'appelle angélique et je suis marié , trois enfants . je assistante maternelle j'ai commencer la premiére fois le régimes dukan le 10/10/2008 je peser 99 kilo et le 01/01/2009 je suis arriver a 80 kilo donc dix neuf kilo en moins&amp;nbsp;»…&lt;/i&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;span class="postbody"&gt;Vous aurez reconnu le style inimitable de mes copines les &lt;a href="http://dukan.et.nous.xooit.com/index.php"&gt;Dukanettes&lt;/a&gt;, proustiennes en diable quand il s’agit de narrer leur vie illustre dans la section «&amp;nbsp;présentation des membres&amp;nbsp;» de leur forum (on voit que c’est fait pour les filles, cela ne se fait pas de demander à un garçon de présenter son membre). Vous aurez aussi observé que ces braves dames pondent les mômes comme des lapinettes. Mais la «&amp;nbsp;chair de ma chair&amp;nbsp;», en langage non poétique, cela signifie dix kilos de mieux au compteur, sans compter les autres désagréments de cette maladie communément et significativement appelée la grossesse. &lt;span style="mso-spacerun: yes;"&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;J’ai donc un conseil paradiététique&amp;nbsp;: ligaturez-vous les trompes. Et une option régime dukannibale&amp;nbsp;: mangez vos enfants.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-5297777429503036514?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/5297777429503036514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/dans-grossesse-il-y-grosse.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5297777429503036514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/5297777429503036514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/dans-grossesse-il-y-grosse.html' title='Dans grossesse, il y a grosse'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8167208075909734239</id><published>2009-09-24T12:11:00.000+02:00</published><updated>2009-09-24T12:11:08.727+02:00</updated><title type='text'>Pharmacopée critique du CORPS de RÊVE : la créatine</title><content type='html'>&lt;div class="separator" style="clear: both; text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SrtFqkdeuHI/AAAAAAAAA2o/vF3-8flwTkw/s1600-h/creatinebd.jpg" imageanchor="1" style="clear: left; float: left; margin-bottom: 1em; margin-right: 1em;"&gt;&lt;img border="0" src="http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SrtFqkdeuHI/AAAAAAAAA2o/vF3-8flwTkw/s400/creatinebd.jpg" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je continue donc mon passage en revue avec la créatine. C’est le fétiche des salles de muscu, le totem du quêteur de biscottos. Acide aminé non essentiel, la créatine est censée contribuer à la prise de masse musculaire au détriment de la masse graisseuse. Pour la petite histoire, elle a été découverte en 1832 par un chimiste français, Michel Chevreul, à qui l’on doit aussi la margarine et la saponification.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;La créatine a commencé à se répandre au milieu des années 1990 comme complément de l’effort musculaire. Les deux méta-analyses les plus récentes que je trouve sur PubMd datent de 2003&amp;nbsp;: Nissen SL, Sharp RL. (&lt;i&gt;J Appl Physiol&lt;/i&gt;&lt;span style="font-style: normal;"&gt;. 2003 Feb;94(2):651-9) et Branch JD. (Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2003 Jun;13(2):198-226). La seconde rassemble plus de 100 études menées dans des conditions correctes du point de vue de leur significativité (groupe témoin, placebo, double aveugle, etc.). L’une et l’autre concluent que la créatine a un effet positif sur la masse musculaire. Elle est inutile pour les sports d’endurance (genre course ou natation), mais produit ses effets dans les efforts intenses comme les haltères, efforts d’une durée inférieure ou égale à 30 secondes (on appelle cela des exercices de résistance isométrique, isocinétique et isotonique, si vous voulez crâner dans le vestiaire). La créatine augmente notamment la rétention d’eau dans les muscles, il faut donc boire beaucoup. Cela tombe mal, j’ai un mal de chien à absorber de l’H2O.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Copain Stéphane m’avait dit qu’un ami à lui s’était plaint d’un violent mal aux couilles après la prise de créatine, mais je n’ai rien trouvé là-dessus dans les effets secondaires. Soit c’est une légende urbaine, soit la douleur testiculaire était sans lien, soit il s’agit d’une réaction très singulière et rare dans la population. Je vous donnerai des nouvelles de mes gonades. A part une contre-indication pour des troubles rénaux, les effets secondaires sont rares, du genre diarrhées, nausées ou crampes chez certains sujets. Côté dose, il semble que 3 grammes par jour, en plusieurs prises et avant l’effort, est un optimum. Le régime d’attaque à 20 grammes préconisés par certains n’aurait pas d’effets notables, mais c’est discuté.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Si elle profite aux muscles, la créatine ne baisse pas le poids global (elle tend même à l’augmenter chez l’homme en raison du gonflement des biscottos) et en l’absence d’activité physique un peu intense, elle vous fera gonfler tout court. De même, passé un certain degré de saturation dans les muscles, la créatine n’aurait plus d’effet sur ceux-ci. Mais bon, je n’en suis pas là.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Bilan&amp;nbsp;: j’inclue copine créatine dans mon régime quotidien. Comme les viandes en contiennent naturellement, je n’en prends pas ou j’en prends moins dans les jours PP de mon régime de stabilisation. Et j’évite bien sûr d’en prendre les journées où je ne peux pas faire d’efforts intenses.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8167208075909734239?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8167208075909734239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/pharmacopee-critique-du-corps-de-reve_24.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8167208075909734239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8167208075909734239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/pharmacopee-critique-du-corps-de-reve_24.html' title='Pharmacopée critique du CORPS de RÊVE : la créatine'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_jF6CXMsWYPM/SrtFqkdeuHI/AAAAAAAAA2o/vF3-8flwTkw/s72-c/creatinebd.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-3088920792903523315</id><published>2009-09-24T08:58:00.003+02:00</published><updated>2009-09-24T08:58:54.506+02:00</updated><title type='text'>Les équations de la stabilisation</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;Pas une flèche jusqu’à vendredi, où je verrai copain Jean. Journées survie, je dois terminer les maigres restes comestibles, finir le paquet d’Amsterdamer, un tabac que je n’apprécie guère. Et retarder mon premier «&amp;nbsp;repas de gala&amp;nbsp;», que je compte prendre au restaurant Maï Thaï dont je rêve depuis un mois. Du coup, j’ai mis mes dernières pièces dans un riz complet bio, bien que j’aie l’impression qu’il contribue à ma constipation au lieu de la conjurer. Mais là, je suis réduit à l’aliment de base de la moitié de l’humanité.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Je pourrais encore vendre des livres à Gibert, mais d’abord j’en ai plein le cul de faire disparaître ainsi ma bibliothèque et ensuite j’ai de moins en moins de livres vendables, je me fusille la colonne vertébrale avec des sacs à dos énormes que je ramène quasi-pleins. Pareil pour les disques, j’ai commencé à regret à liquider mes classiques et en plus, j’ai la flemme de les copier avant sur iTune. Bon, je vais fouiller quand même, l’Amsterdamer est vraiment âcre…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Sinon, je réfléchis à mon régime de stabilisation. Dont voici les équations.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;1. &lt;i&gt;Codifier au maximum et organiser par journées cohérentes.&lt;/i&gt; Dans la phase d’attaque du régime Dukan, j’aimais les ordres clairs du Maître, ne manger que des protéines ce n’est pas dur à comprendre et appliquer. Je sais d’avance que je serai incapable de suivre une espèce de régime merdique où l’on doit manger un peu de tout mais en minuscule quantité, sérieux comme un petit vieux qui surveille sa tension et son cholestérol. Non, il faut que je fixe un type précis de nutrition par jour (tout protéine, tout légume, mixte, gala…) et que je t’y tienne. De même pour les phases de la journée, mais cela c’est simple&amp;nbsp;: du réveil au soir, je maintiens la galette Dukan et une quelconque protéine si j’ai faim, je ne fais un vrai repas que le soir.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;2. &lt;i&gt;Fixer les interdits et augmenter les repas de gala.&lt;/i&gt; Deux repas de gala, c’est trop peu, je sais que dès que j’aurai du blé, j’irai au restaurant parce que j’aime cela, et je sais aussi que j’arrêterai d’emmerder mes amis avec des régimes spéciaux en soirée. Donc je fixe à trois le nombre de repas de gala hebdomadaires, tant pis pour la règle fixée par Dukan (ô Maître pardonnez mon offense). En revanche et en compensation, je vais continuer certains interdits&amp;nbsp;: aucun sucre rapide (donc pas de dessert au repas de gala et pas de pain au chocolat le matin), aucun alcool. Et un strict minimum de glucides lents genre pâtes ou frites, donc jamais plus d’un repas de gala genre MacDo ou kebab, si possible aucun (j’aime assez les nourritures asiatiques, elles sont relativement diététiques si l’on choisit bien ses plats, cela m’ira bien comme repas de gala majoritaires).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;3. &lt;i&gt;Surveiller le yo-yo (et particulièrement le ventre maudit où est né le gras immonde).&lt;/i&gt; Il paraît clair qu’à la vitesse où j’ai perdu, et avec la rigueur du régime, mes cellules vont se jeter sur le moindre sucre ou la moindre graisse ou la moindre association fatale lipide-glucide comme la faim sur le pauvre monde. La surveillance quotidienne avec la balance est plus que jamais une obligation, ainsi que l’augmentation de la dépense énergétique. En passant de 66 à 68 kg, je dois récupérer de l’enveloppe (musculaire) sur les bras, les jambes, les fesses, le dos et le torse, mais continuer à en perdre sur le ventre. Là cela va être chaud, les abdos me font un mal de chien et me déplaisent fondamentalement comme exercice physique, c’est une horrible torture à laquelle je répugne.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;4.&lt;i&gt; Devenir le cobaye volontaire de l’industrie du complément alimentaire.&lt;/i&gt; Je n’ai aucun goût pour les pleurnicheries sur la «&amp;nbsp;vie saine pure et naturelle&amp;nbsp;» et aucune prévention contre les pilules – au contraire, j’adore en acheter pour les tester. Donc, je vais multiplier les expérimentations dans certains axes&amp;nbsp;: assurer la dose journalière recommandée de vitamine et minéraux&amp;nbsp;; rétablir par probiotiques et autres mon transit jusqu’à un juste milieu entre constipation et diarrhée&amp;nbsp;; développer mes muscles, particulièrement abdominaux, par tous les moyens possibles&amp;nbsp;; tester les différents antigraisses autour des repas de gala.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-3088920792903523315?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/3088920792903523315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/les-equations-de-la-stabilisation.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3088920792903523315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/3088920792903523315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/les-equations-de-la-stabilisation.html' title='Les équations de la stabilisation'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2816156052150473315.post-8255227842758750980</id><published>2009-09-23T13:19:00.002+02:00</published><updated>2009-09-23T13:19:19.449+02:00</updated><title type='text'>Angot, bulot, dodo</title><content type='html'>&lt;div class="MsoNormal"&gt;Comme j’ai un an de retard sur les rentrées littéraires, je viens seulement d’achever &lt;i&gt;Le marché des amants&lt;/i&gt; de Christine Angot. Un des protagonistes appelle «&amp;nbsp;bassin parisien&amp;nbsp;» le ventre mou de l’habitant moyen de la Capitale, c’est pas mal trouvé. On dit pis que pendre de l’autofiction (facile, plate, nombrilesque, égocentrée, sans imagination, etc.) mais moi j’aime assez comme genre, c’est délassant, et puis cela flatte toujours un peu nos instincts de voyeur, hein, faut pas se le cacher. Ceux qui critiquent l’autofiction imaginent que c’est facile à produire, mais je n’en crois rien, d’abord ce n’est pas si facile de parler de soi, ensuite le style est travaillé, comme pour toute fiction. Je me demande tout de même comment on peut être maqué à Christine Angot&amp;nbsp;: jamais vu une fille aussi dénuée d’humour, elle prend absolument tout au sérieux et elle a l’air chiante comme la pluie. Je crois que je préfère encore Delaume la déjantée. En plus, la sodomie lui pose des problèmes métaphysiques, à Angot. Je me marrais plus en lisant Dustan (oui Dustan, pas Dukan).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;J’ai appris hier que j’étais «&amp;nbsp;code 40&amp;nbsp;» à la banque. En gros, cela veut dire tricard de chez tricard. Il faut dire que depuis vingt ans, j’ai planté pas mal de banques, que ce soit en compte personnel ou professionnel, en chèque sans provision ou en crédit non remboursé. Je ne suis absolument pas adapté à l’argent, je le claque au jour le jour, le plus vite possible, c’est quasi-compulsif. En même temps, comme les pouvoirs en place nous disent que le bon citoyen est aussi le gros consommateur, je devrais être décoré au lieu d’être puni, je suis un pilier de la croissance hexagonale. Dans mon cerveau, il y a un truc qui m’empêche de planifier à long terme, disons quelques mois à quelques années d’avance, parfois quelques jours ou quelques heures.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Hier, j’ai aussi été chez le poissonnier de la rue de Bretagne. Les crevettes roses à 15 euros le kg (rebaptisés 1,50 euros les 100 g, cela trompe le chaland) n’étaient pas plus goûtues que celles à 12 euros du Franprix. Et les bulots étaient mi-frais, terrible parce que cela ne pardonne pas, le bulot avarié, comme à la base c’est déjà gros et caoutchouteux, une parfaite fraîcheur et un petit goût poivré de cuisson récente sont indispensables. Du coup, j’en ai balancé la moitié. La mayonnaise Dukan, qui accompagnait ces mets moyens, est un pilier de mes phases protéiques, elle est simple à faire (un jaune d’œuf, une cuillerée de moutarde, deux cuillerées de faisselle ou fromage blanc, un peu d’herbes si l’on veut), pas si mauvaise, et indispensable pour satisfaire le réflexe préDukan de la sauce.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="MsoNormal"&gt;Ma rue est petite et j’habite au deuxième, aussi j’entends les discussions des gens qui passent, surtout en soirée, ils parlent fort, ils ont bu et ils élèvent la voix, parfois ils crient dans leur mobile. Ils feraient mieux de la fermer, les gens, parce que ce qui sort de leur bouche ne mérite pas d’atteindre mes oreilles, et puis je suppose qu’ils émettraient moins de CO2, faudrait taxer les bavards-braillards qui prennent les rues à témoin. Enfin, ma chambre est côté cour, je dors bien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2816156052150473315-8255227842758750980?l=dukanmatuer.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/feeds/8255227842758750980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/angot-bulot-dodo.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8255227842758750980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2816156052150473315/posts/default/8255227842758750980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://dukanmatuer.blogspot.com/2009/09/angot-bulot-dodo.html' title='Angot, bulot, dodo'/><author><name>C.</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
